Research studies

Moroccan Cinema: The Poetics of Creativity and Artistic Dynamic

Le cinéma marocain :  La poétique de la créativité et la dynamique artistique

 

Prepared by the researche  : Noureddine Mhakkak*1 & Sanae Ghouati2 – 1&2 Ibn Tofaïl University, Kenitra, Morocco

DAC Democratic Arabic Center GmbH

Arabic journal for Translation studies : Fourteenth Issue – January 2026

A Periodical International Journal published by the “Democratic Arab Center” Germany – Berlin

Nationales ISSN-Zentrum für Deutschland
ISSN 2750-6142
Arabic journal for translation studies

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Orcid1 : 0009-0005-3669-3034

Orcid2 : 0009-0009-1344-1220

Published Accepted Received
08/01/2026 01/01/2026 13/08/2025

 : 10.63939/ajts.kcqdr417

Cite this article as: Mhakkak, N., & Ghouati, S. (2026). Moroccan Cinema: The Poetics of Creativity and Artistic Dynamic. Arabic Journal for Translation Studies, 5(14). https://doi.org/10.63939/ajts.kcqdr417

Abstract
In this study, we examine and analyze the trajectory of Moroccan cinema, both in terms of its artistic progress and the aesthetic and intellectual diversity that characterized some of its films. We also offer an interpretation of these remarkable films and the artistic diversity they presented. Thus, we demonstrated the aesthetic creativity of these films by analyzing its most important components. We also addressed the major social themes they present, multiple and varied, such as the defense of women and the social rights of the poorest, and discussed issues that weaken the structure of society, such as rape and prostitution. We also conducted a detailed analysis of the types of characters present in these films, reflecting their diversity and richness. Finally, we demonstrated the creative dynamism this cinema has witnessed and the qualitative leap represented by women’s cinema.
Keywords: Cinema, Society, Creativity, Woman, Aesthetics
© 2026, Mhakkak & Ghouati, licensee Democratic Arab Center. This article is published under the terms of the Creative Commons Attribution-NonCommercial 4.0 International (CC BY-NC 4.0), which permits non-commercial use of the material, appropriate credit, and indication if changes in the material were made. You can copy and redistribute the material in any medium or format as well as remix, transform, and build upon the material, provided the original work is properly cited.

 

Moroccan Cinema:

The Poetics of Creativity and Artistic Dynamic

Le cinéma marocain :  La poétique de la créativité et la dynamique artistique

Noureddine Mhakkak*1 & Sanae Ghouati2

1&2 Université Ibn-Tofaïl, Kenitra, Maroc

Email 2: sanae.ghouati@uit.ac.ma

Orcid1 : 0009-0005-3669-3034

Orcid2 : 0009-0009-1344-1220

Publié le Accepté le Reçu le
08/01/2026 01/01/2026 13/08/2025

 : 10.63939/ajts.kcqdr417

Citez cet article : Mhakkak, N., & Ghouati, S. (2026). Le cinéma marocain : La poétique de la créativité et la dynamique artistique. Arabic Journal for Translation Studies, 5(14). https://doi.org/10.63939/ajts.kcqdr417

Résumé
Dans cette étude, nous examinons et analysons le parcours du cinéma marocain, tant au regard des progrès artistiques qu’il a connus qu’au regard de la diversité esthétique et intellectuelle qui a caractérisé certains de ses films. Nous proposons également une interprétation de ces films remarquables et de la diversité artistique qu’ils ont présentée. Ainsi, nous avons montré   la créativité esthétique de ces films, en analysant ses composantes les plus importantes. Nous avons approché également les grands thèmes sociaux qu’ils présentent, multiples et variés, tels que la défense des femmes et les droits sociaux des plus démunis, et évoquons des problèmes qui fragilisent la structure de la société, tels que le viol et la prostitution. Nous avons procédé également à une analyse détaillée des types de personnages présents dans ces films, reflétant leur diversité et leur richesse. Et nous avons démontré enfin le dynamisme créatif dont ce cinéma a été témoin et le saut qualitatif qu’a représenté le cinéma féminin.
Mots clés: Cinéma, Société, Créativité, Femme, Esthétique
© 2026, Mhakkak & Ghouati, Licencié par: Centre Démocratique Arabe. Cet article est publié sous les termes de la licence Creative Commons Attribution-Non Commercial 4.0 International (CC BY-NC 4.0), qui autorise l’utilisation non commerciale du matériel, à condition de donner le crédit approprié et d’indiquer si des modifications ont été apportées au matériel. Vous pouvez copier et redistribuer le matériel dans n’importe quel support ou format, ainsi que le remixer, le transformer et le développer, à condition que le travail original soit correctement cité.

En guise d’introduction

Le cinéma marocain se caractérise par une dynamique forte, se manifestant particulièrement dans la diversité des sujets abordés. Nous avons constaté qu’il a soulevé des questions telles que celles de l’enfance maltraitée et abandonnée, ainsi que des questions liées aux femmes, à la liberté et aux dimensions sociales qui en découlent. Il a également abordé le sujet de l’immigration clandestine et les raisons sous-jacentes, ainsi que d’autres sujets. À travers cela, il a réussi à être le reflet de la société dans toutes ses problématiques. Ainsi, le public le suit et soutient tous les films qui appartiennent à sa filmographie, qui connaît une croissance significative année après année. En plus de ces questions soulevées par le cinéma marocain, il a également connu sur le plan technique et dans le domaine de la réalisation une phase avancée, ce qui en fait l’un des cinémas arabes les plus actifs dans ce domaine créatif difficile. Cela se manifeste par les importantes récompenses remportées dans tous les festivals locaux, arabes et internationaux auxquels il participe.

Ainsi, pour penser le cinéma en général et le cinéma marocain en particulier dans toutes aspects, artistique, social et même politique, surtout au niveau de son influence psychique sur les gens et pour « saisir son fonctionnement, il faut excaver   la circulation spécifique qui règle les conditions d’échange entre les trois appareils, cinématographique, psychique et social. Échanges qui qui sont rendus possibles par la congruence des forces produites par chacun des trois appareils mais aussi des unités de conversion qui traitent ces forces » (Eizykman, 1976, p. 9).

Cela nous amène à réfléchir avec un esprit scientifique et une méthode descriptive et analytique sur le parcours du cinéma marocain et sur ses films distingués.

  1. Le cinéma marocain et la poétique de la créativité

Au-delà de cela, le cinéma marocain a réussi à réaliser une créativité poétique distincte, reflétée dans les films marocains qui ont tenté de combiner diverses formes artistiques, comme c’est le cas avec le film “La Symphonie marocaine”, qui a entièrement adopté la musique comme structure narrative et en a fait la force motrice des événements de ce remarquable film cinématographique qui a remporté le grand prix au quatrième Festival du film francophone de Safi, face à un ensemble de quatre films francophones ou coproduits par des pays francophones. De même, le film “L’Enfant endormi  ” de la réalisatrice Yasmine Kassari  , qui a déjà remporté le grand prix au Festival national du film de Tanger lors de sa huitième édition, s’est appuyé sur la spatialité du lieu et l’a transformé en protagoniste du film, faisant ainsi de la nature un précurseur des événements et les suggérant avant même qu’ils ne se produisent, en plus de sa force diagnostique présente, ce qui a également été le cas avec le film “Le Grand Voyage” du réalisateur Ismaël Ferroukhi . De même, les films de Hakim Belabbes, Daoud Oulad Sayed, Abdelilah El Jaouhari, Mohamed Mouftakir, Hicham Lasri, Mohamed Chrif Tribak  et Saïd Khallaf   pour n’en citer que quelques-uns, ont montré une maîtrise remarquable des outils cinématographiques et une expression artistique claire et précise.

Ce qui est beau dans tout cela, c’est que le cinéma marocain, tout en parcourant cette trajectoire artistique avec force et stabilité, a été accompagné d’une critique cinématographique développée et puissante, exprimant toutes ses préoccupations et y participant également dans la réalisation de cette évolution, et l’a louée. Cette critique cinématographique a tenté de définir les fondements de cette évolution artistique du cinéma marocain et d’en montrer les perspectives, à travers le suivi médiatique de tous les films marocains projetés dans les salles de cinéma ou dans les festivals d’une part, et d’autre part en décernant des prix critiques aux films marocains exceptionnels dans le cadre des festivals de cinéma où ils sont présentés.

Le cinéma marocain a également connu un autre aspect de son évolution, en particulier dans le développement remarquable et frappant des courts-métrages marocains, qui ont réussi à réaliser une poétique artistique distinctive, dépassant souvent certains longs-métrages marocains, surtout parce qu’ils ont tendance à se concentrer davantage sur l’aspect esthétique que sur les sujets abordés. Cela les a transformés en films se penchant souvent vers un cinéma d’auteur. On peut citer à cet égard le film ” Les Poissons du désert ” du réalisateur Alaa Eddine Aljem, qui a déjà remporté le grand prix du Festival national du film de Tanger lors de sa seizième édition. C’est un film puissant qui possède une poétique distincte à la fois dans son sujet, qui traite de la relation entre le père et le fils d’une part, et de la relation entre le fils et la mère d’autre part, et dans son traitement artistique et sa présentation cinématographique experte.

Cependant, ce cinéma doit encore créer ses propres stars, car la création de stars, comme l’a souligné Edgar Morin dans son célèbre livre “Les Stars”, est une question fondamentale, car ce sont ces stars qui font prospérer le cinéma et lui donnent un public large. Et grâce à ces stars, le cinéma, avec sa présence distinctive, acquiert une force et une portée considérables.

Edgar Morin dit à propos de ces stars et leur influence sur la réception des films ceci : « mm Les films gravitent autour d’un type solaire de vedettes justement nommé étoile ou star » (Morin, 2015).

De plus, ce cinéma doit diversifier les sujets qu’il aborde et se contenter de traiter un seul sujet dans chaque film au lieu d’en rassembler plusieurs, ce qui peut parfois obscurcir la clarté de la vision.

  1. Le cinéma marocain et la dynamique artistique

À côté des réalisateurs marocains bien connus, le nombre de réalisatrices au Maroc ne cesse d’augmenter année après année, surtout que les réalisatrices marocaines en général ont réussi à se faire une place notable dans ce domaine artistique difficile, à travers les films qu’elles ont présentés ou du moins ceux auxquels elles ont contribué, que ce soit en écrivant le scénario, en produisant ou en jouant dedans.

Dans ce domaine, un groupe de réalisatrices marocaines a émergé, chacune avec sa propre vision cinématographique et ses caractéristiques propres dans les films qu’elle a présentés, que ce soit en termes de représentation intellectuelle de l’image de la femme ou en termes de périodes temporelles que chacune d’elles cherche à présenter dans ses films, en fonction de sa référence générale.

Parmi les réalisatrices marocaines qui ont connu une grande notoriété dans le paysage cinématographique marocain, on trouve la grande réalisatrice Farida Benlyazid, qui a réalisé plusieurs films qui ont connu un succès remarquable et qui ont été au centre de débats et de discussions, que ce soit dans les journaux ou lors de rencontres et festivals de cinéma marocains et internationaux. Parmi ces films, son premier film célèbre, « Une porte sur le ciel » a été considéré comme un jalon dans sa carrière cinématographique et a été présenté comme un film puissant non seulement pour le cinéma marocain mais aussi pour le cinéma arabe, en particulier en ce qui concerne les questions liées aux femmes et à leur défense. Ce film raconte l’histoire de Nadia, une jeune marocaine émigrée qui revient de Paris pour rendre visite à son père mourant à Fès, où elle rencontre une autre femme d’une grande profondeur spirituelle, qui l’influence beaucoup, la poussant finalement à transformer la grande maison de son père, qu’il avait l’intention de vendre, en un refuge pour les femmes démunies. Son deuxième film, réalisé en 1999 et intitulé « Ruses de femmes » est inspiré d’un conte populaire qui met en scène la fille d’un commerçant, connue pour son intelligence et ses ruses, qui est fiancée au fils d’un sultan voisin, et a été interprété brillamment par l’actrice Samia Akariou et l’acteur marocain Rachid El Ouali. Bien que le film ait un caractère narratif populaire, il soutient la cause des femmes et offre une image positive des femmes marocaines depuis des temps immémoriaux. Après ce film, Farida Benlyazid a réalisé un autre film, “Casablanca, Casablanca” en 2002, qui s’inscrit dans la catégorie des films marocains qui se multiplient largement dans le cadre de l’encadrement de la ville de Casablanca, cette grande ville. Cependant, ce qui a dominé l’espace de ce film, c’est le conflit entre les personnages, et il ne s’est pas nécessairement concentré sur les questions des femmes, comme c’est le cas par exemple avec le film qui suivra, dans lequel la réalisatrice reviendra à la question des femmes, « Juanita de Tanger » qui a été adapté du roman « La Chienne de Vie de Juanita Narboni » de l’écrivain espagnol Ángel Vázquez . Le film défend également les droits des femmes et présente une image d’elles, mais cette fois-ci dans leur dimension mondiale, pas seulement marocaine ou arabe. Si Farida Benlyazid a contribué depuis ses débuts au cinéma à présenter une image de la femme dans ses diverses manifestations sociales, sa compagne de route dans le cinéma marocain, la réalisatrice marocaine Farida Bourquia , qui a réalisé auparavant le film “La Braise” en 1981 et qui était une pionnière dans la réalisation cinématographique féminine au Maroc, ainsi que dans la présentation de la question de la souffrance sociale des femmes vivant dans les villages de montagne, surtout après l’incarcération ou la mort de leur soutien de famille, et leur désir de subvenir aux besoins de leurs enfants et de les protéger, a réalisé un nouveau film intitulé « Deux femmes sur la route »  , qui annonce dès son titre son parti pris en faveur des femmes et de leur défense dans le chemin qu’elles ont choisi ou qui leur a été imposé. Le film met en vedette les talentueuses actrices Mona Fettou et Aicha Mahmah. Il raconte l’histoire d’Amina, qui se rend dans le nord du Maroc où son mari est en prison pour trafic et vente de drogue, et en chemin, elle rencontre une vieille femme appelée Lalla Rahma, qui cherche également son fils désireux de faire une migration clandestine vers l’Europe. Le film présente deux images différentes de la femme, que ce soit au niveau social ou dans la vision du monde, en présentant à la fois la jeune femme et la vieille femme, mais qui marchent ensemble sur le même chemin, le chemin de la vie, chacune aidant l’autre. Il s’agit d’un regard positif sur la coopération féminine sur le plan symbolique, où les générations se rencontrent et se complètent mutuellement.

Quant à la nouvelle génération de réalisatrices marocaines, on trouve Narjiss Nejjar, qui a connu un grand succès avec son premier film « Les yeux secs”, aussi bien en termes de force de l’idée qu’il traite, à savoir la défense des femmes qui souffrent de la pauvreté et subissent diverses pratiques inhumaines, que du point de vue de la réalisation ouverte, qui a permis aux acteurs, en particulier aux femmes, de s’exprimer pleinement dans cet espace clos où elles se trouvaient. Dans ce film, la réalisatrice a cherché à présenter une image triste de la femme afin d’attirer l’attention sur elle et de la libérer de ce qu’elle était, et la conclusion du film a été un indice du changement positif que cet espace a connu. Dans son deuxième film, long -métrage, « Wake Up Morocco », elle a tenté de présenter une image non conventionnelle de la femme en défendant ses choix et les choix qu’elle se retrouve à faire, même si l’histoire du film ne concerne pas directement la femme comme sujet principal.

La réalisatrice marocaine Yasmine Kassari a également été remarquée pour son remarquable film “L’Enfant endormi » dans lequel elle aborde la souffrance des femmes dans les villages, en particulier celles dont les maris émigrent en Europe, les laissant désespérées et souffrantes, privées de leurs droits naturels. Ce film a remporté de nombreux prix.

En plus de Narjiss Nejjar et Yasmine Kassari, d’autres noms de femmes se sont distingués dans le domaine de la réalisation cinématographique marocaine, notamment Laïla Marrakchi réalisatrice du film « Marock », Leïla Triki, réalisatrice du court-métrage « Sang d’encre » et la réalisatrice Zakia Tahiri, réalisatrice du film « Number One », et bien d’autres encore.

Ainsi, il semble que les réalisatrices marocaines ont commencé à investir le domaine artistique avec audace et responsabilité, réussissant à y faire une forte impression et à présenter une image de la femme marocaine dans toutes ses facettes dans la réalité marocaine.

De ce fait, le cinéma marocain a présenté des personnages variés, appartenant à différentes classes sociales et porteurs de visions du monde tantôt positives, tantôt négatives. Ces personnages appartiennent également, selon l’expression de Philippe Hamon, à la catégorie des personnages -référentiels, des personnages-embrayeurs et des personnages -anaphores (Hamon, 1997, p. 122-123), ce qui est essentiel, car le cinéma marocain a ainsi choisi d’être un miroir artistique de la société qui l’a produit. Malgré leurs différences, ces personnages portent en eux l’empreinte de la réalité sociale qu’ils expriment.

En guise de conclusion

Le cinéma marocain vit actuellement une belle évolution artistique avec des films réalisés par des cinéastes tels que Faouzi Bensaïdi, Hakim Belabbes, Mohamed Mouftakir, Daoud Oulad Sayed, Hicham Lasri, Saïd Khallaf, Leïla Marrakchi, Asmae El Moudir, et bien d’autres encore. Nous saluons cette évolution et encourageons sa continuation et son développement.

C’est un cinéma qui reflète la réalité sociale sur le plan artistique, d’une part, et cherche à l’influencer sur le plan intellectuel, d’autre part. Le cinéma subit l’influence de la réalité qui l’a produit et tente de la capturer et de la présenter sous une forme cinématographique caractérisée à la fois par sa profondeur intellectuelle et sa diversité esthétique.

Déclaration de conflit d’intérêts

Aucun conflit d’intérêts potentiel n’a été déclaré par les auteurs.

Références

  • Bremond, C. (1973). Logique du récit. Éditions du Seuil.
  • Barthes, R. (1997). Introduction à l’analyse structurale des récits. Dans Poétique du récit. Éditions du Seuil.
  • Duvignaud, J. (1967). Sociologie de l’art. Presses universitaires de France.
  • Eizykman, C. (1976). La jouissance-cinéma. Union générale d’éditions.
  • Hamon, P. (1997). Pour un statut sémiologique du personnage. Dans Poétique du récit. Éditions du Seuil.
  • Morin, E. (2015). Les stars. Éditions Points.
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