Research studies

L’intégration urbaine des quartiers défavorisés à la ville et perception des acteurs, cas de secteur El Koudia à la ville de Marrakech

The urban integration of disadvantaged neighborhoods into the city and perception of actors, case of El Koudia sector in the city of Marrakesh

 

Prepared by the researcher

Mohamed Lahcen Abou Chahoua – Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, Maroc

Adil Mohamed Zabadi – l’Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme-Rabat, Maroc

Democratic Arab Center

Journal index of exploratory studies : Fourth Issue – June 2022

A Periodical International Journal published by the “Democratic Arab Center” Germany – Berlin.

Nationales ISSN-Zentrum für Deutschland
ISSN 2701-9233
Journal index of exploratory studies

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Résumé

De nos jours, La notion d’intégration urbaine est chargée de sens si différents qu’elle est difficile à l’utiliser de manière rigoureuse. L’objectif de l’introduction de ce concept dans un projet de développement et d’aménagement urbain du secteur El Koudia (situer dans la ville de Marrakech), est de réaliser un nouveau modèle de « projet urbain » par les acteurs territoriaux, qui mettra en cohérence à l’échelle d’un bassin de vie : la planification urbaine, la mobilité, les activités économiques et commerciales, les services et les équipements…, et ce, dans un cadre d’intégration, de cohésion sociale et de durabilité.

Abstract

Nowadays, the concept of urban integration is loaded with meaning so different that it is difficult to use rigorously. The purpose of introducing this concept into a project development and urban development of El Koudia sector (located in the city of Marrakech), is to realize a new model of “urban project” by territorial actors, that will coherence to the scale of a catchment area: urban planning, mobility, economic and trade activities, services and equipment…, and this, in a framework of integration, social cohesion and sustainability

1-Introduction

Le royaume du Maroc, depuis un siècle, est engagé dans un processus de croissance urbaine rapide qui semble irréversible. En effet, les citadins qui représentaient 8% de la population au début du siècle dernier ont atteint les 60.3% selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat « RGPH » (Haut-Commissariat au Plan, 2014). En comparaison avec le Recensement de 2004, l’effectif de la population du Royaume a enregistré un accroissement absolu de 3.956.534 personnes, soit un taux d’accroissement global de 13,2% et un taux d’accroissement annuel moyen de 1,25% durant la période intercensitaire 2004-2014 contre 1,38% pour la période intercensitaire 1994-2004,  ce qui confirme que le Maroc est de plus en plus urbain.

En effet, l’une des conséquences importantes entraînées par cette urbanisation excessive est l’aggravation des luttes sociales pour l’accès à la propriété du sol, au logement et aux équipements urbains (Abouhani, 1995, p5). Ce phénomène et aussi dû aux effets conjugués de la poussée démographique et de l’exode rural, s’est accompagné de mutations socio-économiques et culturelles profondes imposant des changements radicaux dans l’organisation sociale et spatiale des agglomérations urbaines, au niveau de leurs caractéristiques morphologiques et socio-économiques, notamment à travers le développement et l’aménagement urbain des territoires.

La question d’intégration est une question centrale qui nécessite des réponses pluridisciplinaires. Elle est devenue ces dernières années un thème social, politique et économique. Mais, si le terme “intégration” est utilisé dans plusieurs domaines, la manière dont est défini ce terme, et les dispositifs mis en œuvre manifestent des options différentes.

Intégration (Millénaire 3, p23) : du latin integrare (renouveler, rendre entier), l’intégration renvoie à l’action de faire entrer une partie dans un tout. En sociologie et sciences politiques, c’est la “capacité d’un ensemble — quel qu’il soit — d’assurer sa cohésion en réunissant les différentes unités qui le composent autour de valeurs et de normes communes” (HERMET et alii, 1996).

Les dimensions de l’intégration sont plurielles (Catherine Rhein, 2002, p193). L’intégration est une notion très utilisée en sociologie, dans des acceptions qui vont d’une conception très construite sur le plan théorique, en particulier chez Durkheim et à partir de lui, à des conceptions plus opératoires, qui concernent à peu près tous les champs du travail social. Le terme d’intégration est utilisé en économie : la question se décline alors à différentes échelles, de celle des États nations pris dans la mondialisation à celle des jeunes, des femmes, des exclus du marché de l’emploi. Enfin, il existe aussi, et peut-être surtout, une dimension politique de l’intégration qui complète les deux autres dimensions. Elle rejoint la dimension économique, dans une acception géopolitique, mais qui peut aussi bien désigner la question de la citoyenneté.

Alors l’intégration est un processus multiple qui repose sur la volonté commune de celui qui planifier, qui accueille et de celui qui arrive. L’intégration aussi donc repose ainsi sur la responsabilité de nombreux acteurs institutionnels, associatifs, économiques et individuels. Ces acteurs doivent accomplir leurs rôles, en commun, chacun selon ses compétences.

L’intégration urbaine peut être abordée depuis deux points de vue distincts mais liés (Union internationale des transports publics « UITP », p2) :

  • le déploiement de la stratégie qui s’intéresse à la question de savoir comment rendre une stratégie possible d’un point de vue légal, administratif, politique et fonctionnel.
  • et la conception du projet qui cherche à produire de l’espace et de la forme, mais il aspire également à donner une représentation consciente de l’espace et à corriger les imperfections de la planification urbaine et ce suite aux mutations et aux dysfonctionnements socioéconomiques et spatiaux générés par la complexité et la rapidité du développement urbain.

L’intégration urbaine des quartiers défavorisés suppose la mise en place d’un processus complexe dont, l’équipement n’est que le dernier maillon de la chaîne. Il faudrait en effet, passer d’abord par une phase de régularisation des parcelles et des habitations. Toutefois cette régularisation foncière ne constitue qu’une étape et non une finalité : elle ne permet pas à elle seule de faire sortir les quartiers concernés de leur sous intégration. Cette régularisation conduirait tout de même à d’autres étapes au cours desquelles, il serait question de restructurer et en fin de compte de doter ces quartiers d’infrastructures urbaines qui leur font défaut.

Au Maroc, ces démarches sont marquées par une absence officielle de références juridiques. Donc on peut dire que les Projets urbains sont liés à l’histoire urbaine française.

1.1- Présentation de l’aire d’étude

Le secteur EL Koudia illustre une situation singulière en termes de localisation à la ville de Marrakech, d’intégration dans leur environnement urbain, de prix des marchés fonciers locaux…, il est situé dans l’arrondissement (AR) de Gueliz l’un des cinq arrondissements de la ville de Marrakech (AR-MENARA, AR-MEDINA, AR-Sidi Youssef Ben Ali, AR-GUELIZ et AR-ENNAKHIL). Il présente une dynamique bien spécifique et il est relativement équilibrés en termes de densité de population en comparaison de l’arrondissement de Médina où 20% de la population vit dans 3% de surface.

Ce secteur s’étale sur une superficie de 38 Hectares, avec une population de 30000 habitants (Estimation selon les entretiens réalisés auprès des acteurs du secteur de projet, 2020), et il est situé près du centre de la ville de Marrakech, il occupe une position centrale dans le tissu urbain de la ville.

Cette position confère au secteur une réelle importance au regard des interventions urbaines sur Marrakech. Chaque action sur le secteur aura automatiquement un impact sur la ville, en termes d’image, de fonction et de mobilité urbaine.

Carte N° 1. Situation de l’aire d’étude par rapport à la Commune de Marrakech

Table N°1. Fiche de l’aire d’étude

 

Eléments spécifique du secteur El Koudia
Situation administrative  AR-Gueliz è District l’Hivernage è Annexe Quartier militaire è El Koudia
Date de création du premier quartier dans le secteur  Avant le protectorat
Superficie totale  38 Ha
Nombre d’habitants  30000 habitants
Forme générale  Polygone

 

Source : Enquête terrain, 2020.

1.2- Problématique, sous-questions et hypothèses du travail

Depuis les années 90, la ville de Marrakech connaît un développement économique et urbanistique importants. Cette dynamique s’accompagne de mutations qui rendent la ville, sans cesse, soumise à des choix guidés par l’émergence de nouvelles vocations qui contribuent à redessiner sa morphologie. L’ordre urbain traditionnel, qui s’est bâti sur les activités anciennes (artisanat et commerce), et des groupes sociaux bien définis, est en passe de céder la place à un ordre reposant sur les activités tournées vers l’extérieur (le tourisme) et vers une clientèle plus aisée.

Il est communément admis que tout projet urbain vise l’amélioration de la situation et des conditions de vie d’une population définies. A partir de là, il s’avère judicieux d’évaluer la cohérence et la pertinence de ces projets. Ainsi, la problématique principale de notre travail s’énonce comme suit : « à travers l’évaluation des projets d’intégration urbaine (PIU) à Marrakech, dans quelle mesure ces projets constituent des outils de développement et d’aménagement urbain efficaces et efficients de cette ville ? ».

L’hypothèse principale de ce travail est la suivante : « les projets d’intégration urbaine pourraient constituer un véritable outil efficient et efficace de développement et d’aménagement urbain de la ville, à condition qu’ils se réalisent dans le cadre d’une approche participative et de synergie intra-territoriale ».

De cette hypothèse principale, dérivent les hypothèses suivantes :

  • H1: Les actions contenues dans les projets d’intégration urbaine sont suffisantes ;
  • H2: Les moyens mis en œuvre par les projets d’intégration urbaine sont suffisants ;
  • H3: L’objectif escompté des projets d’intégration urbaine n’est pas encore atteint ;
  • H4: Les effets attendus des projets d’intégration urbaine diffèrent de ceux attendus par la population et ceux du concepteur ;
  • H5: Tous les acteurs territoriaux occupent une place importante dans le processus d’élaboration des projets d’aménagement et de développement urbain de la ville ;
  • H6: La population, la société civile, la commune, les administrations prennent acte de l’utilité d’élaboration des projets d’intégration urbaine mais il y a un énorme décalage au niveau de la vision du porteur du projet, ses partenaires et celles de la population ;
  • H7: On ne peut apprécier l’impact final des projets d’intégration urbaine qu’après l’achèvement des travaux ;
  • H8: Les projets d’intégration urbaine contribueront au développement de la ville.

2- Méthode et outils

En générale, la méthodologie que nous proposons pour la vérification des hypothèses et traitement des données, suivra le processus suivant :

Préparation de l’enquête : par la collecte des données primaires auprès des différents acteurs territoriaux, la création d’une base de données cartographique, l’investigation statistique et les investigations bibliographiques

 La collecte de données secondaires par la combinaison de trois démarches

  • Le questionnaire, il s’agit d’une série de questions formalisées destinées à obtenir des informations auprès des répondants (échantillon de la population concernée par les projets d’intégration urbaine).
  • L’entretien d’évaluation, il s’agit d’entretien individuel avec des responsables (responsable de la Wilaya, la Commune et l’Agence Urbaine de Marrakech) afin de découvrir ses motivations, ses opinions et ses sentiments sous-jacents à propos du des projets d’intégration urbaine.
  • L’observation, est une méthode d’enquête par laquelle nous allons observer directement, par notre présence sur le « terrain », les phénomènes sociaux qu’on cherche à étudier.

En particulier, notre démarche va être à la fois exploratoire, descriptive et analytique :

  • Exploratoire, car nous allons faire des recherches pour expliquer le phénomène d’intégration urbaine « Cas de la ville de Marrakech ». Cela permettra de poser des hypothèses et de tirer des conclusions.
  • D’où nous allons se baser essentiellement dans cette partie sur :
  • Une revue de la littérature académique et managériale, afin d’identifier les orientations de développement de la ville de Marrakech « Problème, vision, stratégie et programme » ;
  • Trois entretiens avec la Wilaya de Marrakech, la commune urbaine de Marrakech et l’agence urbaine de Marrakech, pour déterminer les tendances du développement et d’aménagement urbaine de Marrakech à travers le programme de Marrakech cité de renouveau permanent 2014-2017 ;
  • Une analyse comparative entre les projets d’intégration urbaine à la ville de Marrakech, pour dégager l’efficacité et l’efficience de ces projets ;
  • Descriptive, car on cherche à tester des hypothèses et trouver des relations et formuler des conclusions pour déterminer les orientations d’aménagement et du développement urbain du secteur El Koudia.

Les outils mobilisés sont :

  • Une base de données cartographique et une image satellitaire de la ville de Marrakech, qui vont nous aider à présenter notre territoire d’étude (secteur El koudia), Aussi, elles nous permettront de présenter notre diagnostic et nos analyses sectorielles par des cartes thématiques.
  • Notant que le logiciel de cartographie sur lequel nous allons travailler est ArcGis ;
  • Un questionnaire auprès de la population et l’observation du territoire d’étude qui vont nous permettre de faire un diagnostic et des analyses sectorielles ;
  • Le plan d’aménagement ancien de la municipalité Ménara-Gueliz – Ville de Marrakech, pour déterminer les projets réaliser, les projets projetés et les projets réaliser et qui ne respectent pas ce plan ;
  • Les conclusions et les recommandations auprès des différents acteurs territoriaux, la société civile et la population.

Choix de l’échantillon

Dans ce présent travail nous avons opté pour les deux méthodes d’échantillonnage. Dans un premier temps nous allons interroger un échantillon représentatif de la population du secteur concerné par le projet d’intégration urbaine en faisant appel à la « méthode probabiliste ». Dans un second temps, nous allons constituer un échantillon de convenance « méthode empirique » ou le choix des acteurs est basé sur des critères pratiques. Il s’agit des acteurs territoriaux qui travaillent sur les projets d’intégration urbaine tels que La Wilaya, La Commune Urbaine, l’Agence Urbaine de Marrakech, Al Omrane et l’inspection régionale du ministère de l’Habitat et de la politique de la ville.

Pour la taille de notre échantillon on la choisi selon deux facteurs antagonistes, la précision des résultats et le coût (et durée) de collecte. Notre objectif est de choisir une taille minimale pour une précision fixée a priori :

  • La taille de la population concerné par le PIU que nous allons interroger est n=100.
  • Deux associations qui travaillent sur le secteur El Koudia ; Le (s) bureau (s) d’études qui travail (s) sur le secteur El Koudia ; Un responsable de la Wilaya de Marrakech ; Un responsable de la Commune urbaine de Marrakech ; Un responsable de l’agence urbaine de Marrakech ; Un responsable du groupe Al Omrane ; Et Un responsable de l’inspection régionale du ministère de l’Habitat et de la politique de la ville.

3- Conclusions et discussions

3.1- Diagnostic de l’aire d’étude

Les études stratégiques et urbaines vont s’appuie sur des sources diverses : documents du plan communal de développement « PCD » de la ville de Marrakech 2011-2016, mobilisation des données statistiques de RGPH 2014, questionnaire auprès des habitants du secteur El Koudia, les entretiens avec des acteurs du secteur, visites de terrain, mobilisation de données cartographiques.

Ces études se composent d’une présentation, une contextualisation, un diagnostic et des analyses sectoriels du secteur El Koudia. De plus, une analyse morphologique de ce secteur et une évaluation de l’ancien PA MENARA-GUELIZ.

  • Analyses démographique et socio-économique

Tandis qu’il est difficile de faire des analyses démographiques et socio-économiques du secteur El koudia seul vu que les données que nous avons collecté auprès de l’HCP concernent l’arrondissement Gueliz, nous allons procéder à une analyse du secteur El koudia par rapport à l’arrondissement. Pour cela nous allons dégager les tendances générales de la situation économiques et la problématique de l’emploi au niveau de l’Arrondissement Gueliz, nous allons essayer de présenter les grands traits de la situation démographique et socioéconomique de cette arrondissement.

Notre référence principale dans ces analyses est les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat « RGPH » de 2014 et les entretiens que nous avons menés auprès des acteurs du secteur El Koudia.

Analyse sociodémographique : La population

Figure N° 1. Répartition de la population de l’AR-Gueliz selon le sexe et Pyramide des âges

Source : Recensement Général de la Population et de l’Habitat « RGPH », 2014.

La pyramide des âges de l’AR-Gueliz, montre que la tranche d’âge la plus représentative est la tranche entre 15 et 59 ans.

Analyse sociodémographique : L’état matrimonial

Selon les résultats du recensement, 41.3% des chefs de ménages sont mariés, 52% sont célibataires.

Figure N° 2. Situation matrimoniale du chef de ménage

Source : RGPH, 2014.

Analyse socio-économique : Un taux de chômage élevé

Selon les résultats du RGPH 2014, 17 % de la population est en chômage. Le taux de la population active au niveau de l’arrondissement est de 51.1 %, ce qui est supérieur à la moyenne nationale (47.6 %) et de la ville de Marrakech (50 %).

Figure N° 3. Situation dans la profession des actifs occupés et des chômeurs ayant déjà travaillé

Source : RGPH 2014.

Analyse socio-économique

Un revenu très bas : Le secteur El Koudia est un pôle d’attraction pour les familles pauvres et moyennes riches.

Dans les quartiers précaires de ce secteur, les activités exercées par les habitants sont à caractère instable, ce qui explique le faible revenu, ces habitants travaillent dans le commerce ambulant, l’artisanat et le travail saisonnier.

Accès aux services de base : En matière d’accès aux services de base, l’arrondissement est surtout caractérisé par la disparité entre quartiers. En effet, des problèmes importants continuent de se poser dans le secteur El Koudia. En matière d’accès aux services d’éducation et de santé.

Education et alphabétisation : Selon le recensement de 2014, Gueliz est l’arrondissement où le taux d’analphabétisme est le plus bas à Marrakech avec seulement 14,2% (8,1% pour les hommes et 19,8% pour les femmes). En matière de scolarisation, exception faite de la disparité entre quartiers, il n’y aurait pas de singularités qui pourraient retenir l’attention. Le taux de scolarisation des enfants de 7 à 12 ans serait de 98,4. Gueliz est bien pourvu comparé aux autres arrondissements puisqu’il dispose de 3 hôpitaux et de 6 centres de santé. Cela ne vaut pas que tous les secteurs sont bien desservis dans cet arrondissement (exemple quartier El Koudia et Quartier Mabrouka et Quartier Bin Lakchali au secteur El koudia).

  • Analyse AFOM

L’analyse AFOM appliquée à l’aire d’étude intervient comme une synthèse du son diagnostic territorial, déclinée sous la forme d’un inventaire des atouts, des faiblesses, des opportunités et des menaces concernant cette partie de la ville de Marrakech.

 Table N°2. AFOM Secteur El Koudia

ATOUTS FAIBLAISSES OPPORTUNITES MENACES
– Position stratégique

– Bonne connectivité

– Grand potentiel de transformabilité

– Disponibilité foncière relative

– Velléités de mixité fonctionnelle et sociale

– Processus de transformation urbaine engagé

– Creuset d’une nouvelle centralité

– Enclavement relatif

– Espace fragmenté

– Hétérogénéité de l’occupation du sol

– Foncier difficilement mobilisable

– Espaces à mettre à niveau

– Déficit structurel en espaces publics

– Paysage urbaine hybride à transformation lente

 

– Enclavement conceptuel divers

– Proximité de zones en mutation urbaine

– Intérêt croissant pour la requalification urbaine

– Vision globale menacée par la pratique de la dérogation

– Absence de véritable commande en matière de requalification urbaine

– Stratégies divergentes

– Espace de transit

– Espaces très concurrencé

 

  • Analyse spatiale

Découpage en sous-secteurs : L’aire d’étude est composée de 5 sous-secteurs, ce découpage correspond généralement au découpage en quartier de l’aire d’étude.

Carte N° 2. Découpage en sous-secteurs

Système de voirie, un réseau mixte : La trame viaire dans le secteur El Koudia est mixte : elle alterne, en raison de son extension spontanée, entre un réseau viaire structuré et un réseau viaire anarchique. Le réseau structuré est le plus répandu. Le réseau anarchique s’applique souvent à des terrains ayant une certaine taille et une configuration particulière.

Une particularité du réseau routier dans l’aire d’études « quartier Mabrouka » est l’existence des palmiers au milieu de la chaussée (voir figure ci-dessous), ce qui réduit sensiblement la capacité de ces axes et qui perturbe la sécurité de la circulation.

Figure N° 4. Exemple de palmiers sur la chaussée (quartier Mabrouka)

Source : photos prises lors des sorties de terrain.

Situation par rapport au document d’urbanisme (Ancien PA de Marrakech) : L’aire d’étude est couverte par les dispositions de l’ancien plan d’aménagement de la municipalité Mènera-Gueliz (Marrakech).

Ce plan établi en 1996, n’a jamais été homologué. Il constitue néanmoins une référence en matière de gestion urbaine pour toutes les parties concernées.

Carte N° 3. Zonage du secteur El Koudia (ancien PA)

Degré de respect de l’ancien PA : La mesure du degré de respect, et pur une commodité d’analyse, va s’effectuer selon les principales composantes de ce document d’urbanisme ; c’est dire le zonage, la voirie, les équipements et les espaces publics et espaces verts.

Il s’agit de connaître si tout ce qui a été réalisé, depuis que l’ancien PA a été considéré comme référentiel en matière de réglementation de l’occupation du sol à travers l’aire d’études, la été conformément aux dispositions de ce document.

L’évaluation du degré de respect de l’ancien PA rendrait donc logique l’analyse des dérogations survenues à travers l’aire d’étude, dans la mesure où les demandes y afférentes sont en réalité des demandes pour ne pas se conformer au PA en question.

La voirie projetée, les équipements, des espaces publics et espaces verts et le zonage sont faiblement réalisées. Cependant aucun cas de non-respect de ce document n’a été relevé dans ce sens, sauf pour quelques équipements qui se trouve au nord de l’aire d’étude.

L’ancien PA de Marrakech a décliné une certaine vision concernant l’aire d’étude, dont il a traité les temporalités tantôt avec réalisme, tantôt avec un volontarisme certain.

3.2- Perception des acteurs

Selon les entretiens que nous avons menés auprès des différents acteurs qui agissent sur le territoire de la ville de Marrakech, notre soucis était de collecter des information sur le secteur El koudia, mais après nous avons constaté que le secteur El Koudia n’est pas le seul, car il est au cœur de la ville de Marrakech, et donc il faut comprendre les perspective du développement, les défis et enjeux de développement et les contraintes de développement de cette ville dans l’objectif d’avoir une vision sur le rôle que doit jouer le secteur El Koudia dans l’avenir par rapport à l’ensemble du territoire de la ville de Marrakech.

  • Perception des habitants du secteur El koudia

Les résultats de l’enquête que nous avons mené auprès de la population du ce secteur concernant la question « comment jugez-vous la réalisation de ces projets dans votre quartier ? » étaient comme suite :

Figure N° 5. De jugement par la population de la réalisation de projet urbain

Source : Enquête population secteur El Koudia.

       Selon les mêmes résultats nous avons relevé que le secteur est caractérisé par de nombreux dysfonctionnements en termes de la voirie, des équipements et de l’habitat. C’est ainsi que les résultats avec lesquels nous avons sortie sont :

  • Une voie d’accès insuffisante (Avenu Akyoud)

Figure N° 6. Photos avenue Akyoud

Source : photos prises lors des sorties de terrain.

Des quartiers menaçant ruinent (Douar Boulghraib, Douar Boulkyoud, quartier Bin lakchali)

Figure N° 7. Photos quartier menaçant ruine au secteur El Koudia

Source : photos prises lors des sorties de terrain.

 

  • Un quartier enclavé et sous-équipé (quartier Mabrouka et quartier bin Lakchali)

Figure N° 8. Photos indiquant l’enclavement et le sous ’équipement des quartiers

Source : photos prises lors des sorties de terrain.

  • Perception des associations

Selon les entretiens que nous avons menés auprès des responsables des associations qui travaillent sur le secteur El koudia nous avons sortie avec les résultats suivants :

  • les difficultés que les associations rencontrent pour le développement de secteur :

La population ne fait pas confiance aux associations ; – Les parents ne laisse pas leurs enfants participent aux actions des associations ; – Manque de conscience des habitants di travail associatif ; – harcèlement politique ; – Manque des moyennes financières ; – Existence d’une seule maison des associations.

  • les principaux problèmes que ce quartier connaît :
    • Douar Boulkyoud (500 maison) è difficulté du transfert de la population
    • L’organisation du marché du quartier (les vendeurs) (les colporteurs)
    • Occupation des domaines publics

  • Les caractéristiques sociodémographiques du secteur
Le secteur Au Quartier El Koudia et Akyoud
·         Les pauvres : 30%

·         La classe moyenne : 60%

·         Les riches : 10 %

·         La majorité est pauvre soit 70 %

·         Le reste la classe moyenne 30%

  • L’économie du secteur se base sur : Un Souk Hebdomadaire (Dimanche) / – Une Souika / – Location des chambres aux étudiants / – Commerce libre / – Les artisans.
  • La proposition pour organisation le Souk d’El Koudia est une proposition pour les associations qui n’est pas prise en considération.

Les projets que les associations jugent importants à mettre en œuvre sont : – Centre socio-culturel / – Terrain de proximité / – Foyer féminin / – Aménagent de la voie principale : Avenue Aoud / – Réalisation des espaces verts / – Hammam / – Maison de jeune.

  • Perception des administrations (Commune et Agence Urbaine)

La perspective du développement de la ville implique la mise en place d’une stratégie intégrée qui préserve les grands équilibres économiques, sociaux et environnementaux, et cela à travers :

  • L’engagement dans la voie de diversification avec la promotion et le développement de nouveaux secteurs émergents ;
  • Le développement d’une offre immobilière adaptée aux services partagés ;
  • L’aménagement des espaces industriels spécialisés dédiés aux nouvelles activités ;
  • La dotation d’une zone logistique pour faciliter le transit et la desserte des espaces de production en apportant le soutien nécessaire à l’industrie et au commerce.

Défi social : mieux vivre dans une métropole mieux équipée

La question sociale se pose principalement en termes d’emplois et d’habitat, mais elle couvre l’éducation, la formation, l’accès aux soins, aux services de base (eau, électricité, assainissement, transport) et le cadre de vie.

Table N°3. Synthèse : perception des administrations

Problèmes Solutions Contraintes de développement
·         Offre insuffisante en logements pour les ménages à bas revenu, et présence de logements de moindre qualité ;

·         Problème de l’habitat non réglementaire, des logements vétustes et menaçants ruine ;

·         Un accès inégal aux services urbains de base : décalage entre la croissance démographique et le rythme de réalisation des réseaux surtout en périphérie ;

·         Sous-équipement de certains secteurs géographiques : éducation, santé, sport, culture et espace vert ;

·         Manque d’espaces d’animation, de divertissement et d’ouverture, de parcs… ;

·         Problèmes d’éclairage public et manque de mobilier urbain.

·         Corriger les disparités pour un développement durable : politique sociale (redistribution et solidarité) et politique spatiale (empêchement de la constitution des poches de pauvreté) :

·         Créer une dynamique de confiance et d’échanges entre les habitants et leur ville et intégrer les quartiers périphériques au tissu socio-urbain.

 

·         La maîtrise insuffisante de l’urbanisation (urbanisme opportuniste) ;

·         Le manque de visibilité de développement spatial ;

·         Les problèmes de gouvernance ;

·         La mauvaise organisation de la circulation ;

·         L’économie peu diversifiée, dépendante du tourisme ;

·         L’insalubrité et mauvaise gestion des déchets ménagers ;

·         L’insécurité ;

·         Le mauvais entretien et manque du mobilier urbain ;

·         L’exploitation du domaine public.

 

Source : Entretien avec les responsables de la commune et de l’Agence Urbaine de Marrakech.

3.2- Projet de développement et d’aménagement urbain de secteur El Koudia

Le projet de développement et d’aménagement urbain « PDAU » ou projet urbain « PU » du secteur El Koudia dans la ville de Marrakech, qui est un projet basant sur le principe d’intégration urbaine est inscrit dans un contexte national (contexte de réforme) ou des nouvelles politiques d’aménagement du territoire apparaitre tels que la mise à niveau des villes et la consolidation de la dimension méditerranéenne. De plus un renforcement de la décentralisation qui se vaut un renforcement du pouvoir des collectivités territoriales et une réorganisation des grandes villes (unité de la ville).

Le projet d‘intégration urbaine qui concerne une zone environs 38 hectares, constitue un enjeu fort pour les acteurs locaux de la ville de Marrakech. L’intégration  urbaine  s’est  dégagée  lors  du  diagnostic  comme  une  attente  du secteur.

Le tableau ci-dessous indique les activités à mener pour atteindre chacun des sous-objectifs décrits dans le paragraphe précédent :

Table N°4. Synthèse : Actions à mener pour atteindre chacun des sous-objectifs du PIU

Sous-Objectif Actions à mener
Sous-Objectif n°1 :

La valorisation des espaces vacants 

1.      Réaménagement du Souk

2.      Prévoir une zone touristique au site naturel (Jbel Gueliz)

Sous-Objectif n°2 :

L’amélioration de la qualité et du fonctionnement du réseau viaire

3.      Renforcer la voie longeant le quartier (Avenue Akyoud)

4.      réaménager le réseau de voirie interne (quartier Mabrouka)

5.      Prévoir une voie de contournement du quartier

6.      Dédoubler la voie de desserte

7.      Création d’un pont

Sous-Objectif n°3 :

La valorisation des espaces publics 

8.      Création d’une place de festivité

9.      Réaménagement des espaces publics

Sous-Objectif n°4 :

L’amélioration des conditions d’habitat

10.  Reloger les maisons menaçant ruine du quartier El Koudia

11.  Reloger les habitants du douar Bin Lakchali

Sous-Objectif n°5 :

Désenclaver le quartier Mabrouka

12.  L’injection  d’équipements  publics 

13.  Prévoir des équipements de proximité

Sous-Objectif n°6 :

Mettre en valeur le quartier Koudia

14.  Aménagement des structures commerciales de proximité

15.  Prévoir des espaces verts et des terrains de sport

16.  Prévoir un écran végétal afin de préserver et de mettre en valeur la Koudia

17.  Construction d’un centre de Santé à El Koudia

4- Conclusion

4.1- Synthèse du travail

Les hypothèses émises pour expliquer et comprendre dans quelle mesure les projets constituent des outils de développement et d’aménagement urbain efficaces et efficients de cette ville » sont vérifiées.

En fait, les résultats obtenus dans ce travail nous ont permis de mettre en exergue un projet de développement et d’aménagement urbain du secteur EL Koudia situé dans le centre de Marrakech, connaissant une urbanisation rapide résultant de la croissance démographique soutenue, qui a commencé depuis les années 90 jusqu’à nos jours.

L’analyse des données et des documents collectés nous a permet de formuler un certain nombre de conclusions concernant les caractéristiques des quartiers du secteur El koudia, qui sont comme suit :

  • Des quartiers sous équipés ;
  • Des quartiers sous intégrés ;
  • Leur sous intégration est due à la présence simultanée de facteurs physiques (nature et topographie du terrain, bâti précaire, statut foncier totalement ou partiellement irrégulier) et socio-économiques (population très pauvre) ;
  • Le secteur informel a conquis de vastes espaces sous des formes multiples, de la lisière à l’intérieur de la ville ;
  • Faiblesse dans la desserte par les transports collectifs.

4.2- Vérification des hypothèses

Après l’évaluation des projets d’intégration urbaine à la ville de Marrakech, nous pouvons confirmer l’hypothèse principale de ce travail, à savoir que les projets d’intégration urbaine pourraient constituer un véritable outil efficient et efficace de développement et d’aménagement urbain de la ville, à condition qu’ils se réalisent dans le cadre d’une approche participative et de synergie intra-territoriale.

En fait, les conditions nécessaires à la mise en œuvre d’un projet d’intégration urbaine au niveau du secteur El Koudia sont réunies grâce aux outils qui nous a aidés à la vérification des hypothèses et traitement des données, et aussi, selon les analyses stratégiques et urbaines en plus des études de la préfaisabilité technique et la faisabilité financière, sociale et politique que nous avons menées.

La pratique de la méthodologie et de la démarche dans ce présent travail nous ont permet de vérifier les hypothèses formulées ci-dessus :

H 1 / Les actions contenues dans les projets d’intégration urbaine sont suffisantes : Cette hypothèse a été vérifiée. En effet, les actions contenues dans les projets d’intégration urbaine sont généralement suffisantes. Mais le problème qui se pose dans ces projets est celui de l’exécution.

H 2 / Les moyens mis en œuvre par les projets d’intégration urbaine sont suffisants : Cette hypothèse est à son tour vérifiée. En effet, les PIU à Marrakech sont financé par des différents partenaires ce qui est confirmé à partir du montage financière du programme de MCRP que nous avons consulté auprès du conseil communal de Marrakech.

H 3 / L’objectif escompté des projets d’intégration urbaine n’est pas encore atteint : Cette hypothèse a été confirmée. Car la plus part des projets urbains ne sont pas encore achevés, donc on ne peut pas atteindre l’objectif escompté actuellement.

H 4 / Les effets attendus des projets d’intégration urbaine diffèrent de ceux attendus par la population et ceux du concepteur : Cette hypothèse a pu être confirmée, c’est ainsi que chaque acteur ou habitant dispose une vision selon ces besoins sur le secteur dont l’objet est l’intégration urbaine.

En fait, à partir soit des entretiens que nous avons mené auprès des acteurs locaux ou bien le questionnaire de satisfaction des habitants concerné par le projet urbain les intérêts se diffères pour la plus par des actions.

H 5 / Tous les acteurs territoriaux occupent une place importante dans le processus d’élaboration des projets d’aménagement et de développement urbain de la ville : Cette hypothèse a été confirmée. En effet, le développement de l’approche participative en tant que méthodologie d’intervention pour les projets urbains est indiscutable à ce moment. Donc on note ici que chaque acteur territorial peut contribuer au développement de la ville, cette contribution peut être par des idées, par le financement ou par la coordination.

H 6 / La population, la société civile, la commune, les administrations prennent acte de l’utilité d’élaboration des projets d’intégration urbaine mais il y a un énorme décalage au niveau de la vision du porteur du projet, ses partenaires et celles de la population : Cette hypothèse est à son tour confirmée, c’est ainsi qu’on peut ressortir ici par les mêmes résultats de l’hypothèse quatre.

En effet, le décalage au niveau de la vision du porteur du projet, ses partenaires et celles de la population est tout à fait normal car on n’est encore à un niveau de participation fort pour certains projets, en plus il reste à travailler sur la question de la coordination et le suivi et évaluation des projets.

H 7 / On ne peut apprécier l’impact final des projets d’intégration urbaine qu’après l’achèvement des travaux : Cette hypothèse est à son tour confirmée. En effet, une évaluation finale qui va nous permettre d’apprécier l’impact final des PIU, qu’on ne peut pas la faire qu’à la fin des délais consacrés pour la réalisation de la totalité des PIU.

H 8 / Les projets d’intégration urbaine contribueront au développement de la ville : Cette dernière hypothèse a été confirmée, c’est ainsi que nous avons constaté à partir des entretiens et des enquêtes que nous avons menés en plus des observations de terrain que les projets qui visent l’intégration urbaine des quartiers défavorisés contribueront de façons directe au développement de la ville.

4.3- Difficultés relatives à la réalisation du travail

Nous avons rencontré lors de réalisation de ce présent travail un ensemble de difficultés à plusieurs étapes et dont les plus importantes sont liées (au choix du thème et à la collecte des données) :

  • Choix du thème : le travail de terrain est une réflexion sur un sujet précis et actuel. Il doit répondre à une difficulté que rencontrent les acteurs dans leur territoire.

C’est au regard de toutes ces complexités et aux réalités du terrain que le choix d’un thème ayant trait à la formation reçue nous a été semé de difficultés.

  • La collecte des données : C’est au niveau de la collecte des données que la difficulté majeure a été rencontrée. Cette collecte nous a pris beaucoup de temps et beaucoup d’efforts, cela dû au processus que nous avons suivis au long de réalisation notre travail.

4.4- Recommandations

Compte tenu des résultats obtenus dans ce travail, les responsables qui veulent se lancer dans la réalisation du projet urbain au secteur El Koudia doivent s’assurer des compétences du personnel impliqué dans le système de gestion en général et du suivi et évaluation en particulier. Une fois ce préalable établit et pour répondre aux besoins du projet, ces compétences doivent être renforcées par des formations adaptées, impliquant aussi bien le gestionnaire du projet que l’équipe chargée du suivi évaluation. Ces formations devront être orientées surtout vers la compréhension de l’utilité du suivi-évaluation, les mécanismes de mise en œuvre et l’utilisation des résultats dans la prise de décision.

Au niveau des évaluations à mi-parcours, finale et ex-post, il faudra de plus en plus associer des consultants externes qui peuvent apporter un point de vue neutre susceptible d’améliorer les résultats obtenus à l’issue de l’opération de mise en œuvre du suivi évaluation.

Liste  Bibliographique

  • Abouhani, A. (1995), Urbanisation, habitat spontané et mouvements sociaux au Maroc » In : l’état et les quartiers populaires au Maroc : de la marginalisation à l’émeute, habitat spontané et mouvement sociaux, 1995 Codersia.
  • Agence Urbaine de Marrakech : http://www.aumarrakech.ma/
  • ANEFLOUSS, M. (2012), Développement territorial politique de la ville, Quels enjeux ? concertation nationale, politique de la ville, MHUPV.
  • Catherine Rhein, Intégration sociale, intégration spatiale, Belin | « L’Espace géographique », 2002, pp. 193-207, Récupéré de https://www.cairn.info/revue-espace-geographique-2002-3-page-193.htm
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  • Claude de Miras, (2003), Intégration à la ville et services urbains au Maroc, INAU & IRD.
  • Conseil communal de Marrakech : http://www.ville-marrakech.ma/
  • Dirrection générale des collectivités locales « DGCL », (juin 2008), Guide pour l’élaboration du plan communal de développement (PCD), version français.
  • Guide pour le suivi et évaluation axés sur les résultats des SNDS, Observatoire Economique et Statistique d’Afrique Subsaharienne AFRISTAT, p. 5.
  • HCP, Recensement général de la population et de l’habitat, 2004,2014 http://www.hcp.ma/
  • l’union sociale pour l’habitat, (2013), La politique de rénovation urbaine,, Les Hlm, habiter mieux, bien vivre ensemble.
  • La France de l’intégration. (1990), La Communauté des citoyens, sur l’idée moderne de nation (1994), puis La Relation à l’autre (1998).
  • Millénaire 3, les différents approche de l’intégration, EROCITIES [PDF document]. Récupéré de https://www.millenaire3.com/content/download/37558/fichier_associe/Millcahier28_Lexique.pdf
  • Ministère d’urbanisme et d’aménagement du territoire : http://www.muat.gov.ma/
  • Ministère de l’habitat et de la politique de la ville : http://www.mhpv.gov.ma/
  • Natacha Kossiakin pour Progress Consulting, Atelier Gestion de projets européens Pour les ADL ; Comment suivre et évaluer le bon déroulement d’un projet européen ?
  • Rapport de diagnostic du Plan communal de développement de la ville de Marrakech 2011-2016.
  • Rapport de préparation du PCD 2011-2016 de Marrakech, Etat des lieux, thème : foncier et urbanisation.
  • Sedjari, A. (2006), Les politiques de la ville : intégration urbaine et cohésion sociale, Harmattan-GRET.
  • Union internationale des transports publics (UITP), Intégration des transports publics et de l’urbanisme : un cercle vertueux.
  • WITAM, A. (2004), La place de la population à travers l’évaluation d’une opération de lutte contre l’habitat insalubre « Cas de la restructuration de Douar DAOU à Marrakech », Mémoire pour l’obtention du Diplôme des Etudes Supérieures en Aménagement et Urbanisme, INAU.
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