Research studies

L’architecture du Jérid Tunisien, où l’ingéniosité ancestrale

 

Prepared by the researcher  :  Insaf BCHINA – Unité de recherche VAD (Ville-Aménagement-Développement) / Université de Carthage.

Democratic Arabic Center

Journal of Urban and Territorial Planning : Eleventh Issue – March 2022

A Periodical International Journal published by the “Democratic Arab Center” Germany – Berlin.

Nationales ISSN-Zentrum für Deutschland
ISSN (Online) 2698-6159
ISSN   (Print)  2699-2604 
Journal of Urban and Territorial Planning

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Résumé 

Cette recherche s’inscrit dans le cadre des recherches patrimoniales pour voir l’ingéniosité ancestrale de l’architecture traditionnelle du Jérid au Sud Tunisien(Tozeur et Nafta). Ainsi une multitude d’œuvres, depuis l’antiquité, témoignent d’un souci de l’ordre éprouvé par les constructeurs qui se traduit par les principes de symétrie, rythme, règles de rapport et notamment le nombre d’or, devenu à un moment donné un symbole d’équilibre visuel et un critère de beauté à l’occident.

Notre préoccupation dans ce travail de recherche est de connaître la nature du rapport de l’intégration dans le Jérid Tunisien, à savoir la dualité d’une architecture bioclimatique, est-ce qu’elle est en parfaite harmonie avec son milieu : l’utilisation des matériaux locaux et lesmodes de construction d’une part et le sens du beau de la composition architecturaled’autre part ?

Introduction

« Là où naît l’ordre, naît le bien-être. »  Le Corbusier

            Enpuisant dans l’histoire de l’architecture autour du monde, à travers les différentes périodes de l’existence Humaine et les civilisations connues sur terre, le chercheur ne s’attarde guère de constater une sagesse et des savoir-faire universels orientant la conception de l’habitat.

En effet, lanécessité de se mettre à l’abri des intempéries et de la brutalité du climat, a alimenté le génie humain qui s’est inventé des mesures constructives allant de l’implantation et l’orientation de la bâtisse jusqu’au choix des matériaux adéquats à mettre en place et les techniques appropriées. Alors, des créations architecturales partant de la compréhension du site et ses données prennent naissance instaurant ainsi un équilibre entre l’art, la technique et notamment l’expression des valeurs de la société.

De surcroîtune multitude d’œuvres, depuisl’antiquité, témoignent d’un souci de l’ordre éprouvé par les constructeurs qui se traduit par les principes de symétrie, rythme, règles de rapport et notamment le nombre d’or, devenu à un moment donné un symbole d’équilibre visuel et un critère de beauté à l’occident.

Toute somme faite, nous parvenons à conclure que l’architecture est un champ assez pertinent prouvant d’abord le rapport établi entre ‘l’homme et la raison’ et que ‘l’équilibre est encore possible ’.

 Pour ce faire, nous avons choisi de traiter de l’architecture traditionnelle du Jérid Tunisien qui s’intègre parfaitement dans ce contexte, à savoir la dualité d’unearchitecture bioclimatiqueen parfaite harmonie avec son milieu et lesens du beauqui se manifeste à travers l’attention accordée aux façades extérieures et intérieures et à l’ornementation tout en obéissant aux règles de rapport et aux lois de composition.

  • Une création humaine adaptée à son milieu

            Les premiers habitants du Jérid,qui est une région semi-désertique du sud-ouest de la Tunisie, ont pu trouver la juste équation en occupant cette portion territoriale. Certainement, le choix stratégique de s’implanter dans une zone d’oasis située entre deux chotts n’est point gratuit.

Figure 1 : Carted’Interprétation de la Tunisie : Zone des architectures des oasis.

Source : BCHINA Insaf(Photoshop CS6).

D’abord,la présence de l’eau qui est une condition cardinale pour toute vie humaine soit pour l’alimentation, la vie domestique ou encore les activités agricoles aencouragéune telle implantation.

D’autre part, les occupants de cette zone spatiale entaient sans doute conscients du rôle déterminant de l’oasis. En effet, ce dernier est un véritable filtre d’air, servant à réduire la vitesse des vents et à retenir les particules de sable formant ainsi un véritable écranvégétal. De surcroit, il atténue les rayons solaires intenses en créant des zones ombragées qui, en présence de l’eau, contribuent à rafraîchir l’air ambiantdu village créant ainsi un microclimat propice, convenable à la vie humaine

Figure 2 : Agglomération à l’intérieur de l’oasis 

Source : KIOUA Regaya et REKIK Ridha (2004)

Figure 3 : Vue panoramique de la ville de Nafta

Source : www.cariassoiation.org

Nonobstant l’importance d’une telle implantation, elle reste insuffisante à l’égard des conditions climatiques assez difficiles du milieu, en revanche d’autres mesures ont été prises afin de garantir un bien être satisfaisant.

  • Un Savoir-faire à l’échelle urbaine

            Ce qui caractérise la forme urbaine des villages du Jérid est essentiellement letissucompact et dense. Une telle configuration spatiale est indéniablement réfléchie et a permis ainsi de créer de l’ombre et de réduire les surfaces extérieures exposées au rayonnement solaire. En outre, c’est une mesure faite afin de palier aux tempêtes hivernales

Figure 4 : Tissu Urbain de la ville de Tozeur               Figure 5 : Tissu Urbain d’El Menzel à Gabès

Source : KIOUA Regaya et REKIK Ridha (2004).

 

Pour ce qui est de la trame viaire, elle est constituée dans sa majorité de voies de direction Est-Ouest permettant de profiter des airs frais auxquelles s’ajoutent des voies de direction Nord-Sud d’envergure moins importante.

Les différentes composantes urbaines de la ville « Jéridienne » s’adaptent parfaitement aux conditions climatiques. D’ailleurs, les rues sont étroites et sinueuses atténuant ainsi l’exposition de la construction aux vents violents. En outre, la hauteur importante des façades des maisons donnant sur ces rues peu larges permet de les mettre à l’abri du rayonnement solaire intense notamment en été.

Figure 6 : Zone d’ombre dans la rue.

Source : KIOUA Regaya et REKIK Ridha (2004).

Figure 7 : Vue montre la forme et l’articulation de la rue.

Source : BCHINA Insaf (2019)

Au croisement des rues, se dressent des « Sabats » permettant à une construction donnée de franchir au niveau del’étage. Cet espace extérieur couvert sert d’élément d’appel marquant la transition vers une placette, une grande demeure ou encore un changement de direction.

Figure 9 : Vue Sabat à Tozeur.

Source : BCHINA Insaf (2019)

Figure 8 : Vue Sabat à Nafta.

Source : BCHINA Insaf (2019)

 

Figure 10 : Les différents types d’articulation de Sbat, rue, impasse et placette.

Source : BCHINAInsaf(Autocad 2016)

Cette composante urbaine est un véritable élément de protection solaire qui sert à atténuer l’intensité du rayonnement solaire et de créer en contre partie des zones ombragées par-dessous munis souvent de banquettes, il en résulte un lieu de détente à l’abri du soleil d’été. La dépression ainsi crée entre les zones ensoleillées et les autres ombragées favorisent une ventilation naturelle requise dans ce contexte géographique.

La même contribution bioclimatique est assurée par les galeries ou encore les « Bortals » donnant sur des placettes, ouverteset garnies d’arcades en rez de chausséeet surmontées d’un étage.

Une autre composante architecturale vient s’ajouter à cet arsenal d’éléments bioclimatique, qui n’est autre que les placettes. Il s’agit d’espace extérieur à ciel ouvert de forme carrée ou rectangulaire et dont la largeur est supérieure à la hauteur des murs qui l’entourent, une mesure faite pour assurer la coexistence de zones ensoleillées et d’autres ombragées et par conséquent, ce qui facilite la ventilation naturelle du lieu en question.

Figure 13 : La largeur (L) de la Placette est toujours supérieure à sa hauteur (H).

Source : BCHINA Insaf (Autocad 2016)

Figure 14 : Vue montre la Placette et le Sabat à Tozeur

Source : BCHINA Insaf (2019)

Figure 14: Placette
  • Une réponse bioclimatique à travers les spécificités architecturales

L’architecture au Jérid est distinguée par son caractère introverti avec un minimum d’ouvertures sur rue avec laquelle l’habitation communique via uneskifa en chicane servant de filtre entre l’extérieur et l’intérieur formant ainsi un coupe-vent un brise-soleil à la fois.

Figure 15 : Vue en plan de Skifa à Tozeur                     Figure 16: Vue en Elévation de Skifa

Source : KIOUA Regaya et REKIK Ridha (2004).

L’habitation oasienne appelée « Houch » est une construction à patio autour duquel s’articulent les chambres « Dar », les dépendances et éventuellement un étage partiel dans la plupart des cas de figures.Le patio, ce vide occupant souvent le ¼ de la masse bâtie est un véritable régulateur thermique qui -doté d’une largeur toujours supérieure à la hauteur- module l’ensoleillement, assure l’aération des pièces adjacentes et permet de créer un microclimat favorable aux activités domestiques.

Figure 17 : Vue en plan de Houch à Nafta (RDC)                 Figure 18: Vue en plan de l’étage

Source : Architecture de la maison à Nafta, matériaux et techniques, page 159.

L’organisation spatiale de la maison « Jéridienne » s’adapte au mieux aux données climatiques du milieu, ainsi le secteur orienté Est, Sud et Nord est consacré aux espaces nobles qui sont essentiellement les chambres, tandis que l’orientation ouest abrite les espaces de service comme la salle d’eau, la cuisine, les étables le cas échéant.

Revenons dans cette perspective sur les types de chambres et leur morphologie. En effet, cette unité d’habitation est appelée Dar quant elle est logée au Rez de chaussée et sert d’espace de nuit surtout hivernal, elle est munie souvent d’anti chambre (Maqsoura) ou encore d’une mezzanine (sedda).

            Un nomadisme saisonnier est remarqué au sein de la maison traditionnelle : la chambre orientée Nord est occupée surtout pendant l’été, tandis que la chambre orientée Sud est occupée pendant l’hiver. Quand la chambre est logée à l’étage, il s’agit alors de « ghorfa » occupée essentiellement en été. Cespièces de forme rectangulaire dont la largeur est de l’ordre de 2.5 m et de longueur pouvant atteindre les 10 m, se voient souvent dotéesde grandes fenêtresbasses pour l’éclairage et de petites fenêtres hautes au-dessus de la porte pourdégager l’air chaud et permettre en même temps la ventilation naturelle de la pièce.

Figure 20 : Patio avec galerie en arcades                                                                                 Source : BCHINA Insaf (2019)
Figure 22: Plafond  en solive d’une galerie à Tozeur                            

Source : BCHINA Insaf (2019)

Figure 21: Plafond  en solive d’une entrée d’un  Houch à Nafta                              

Source : BCHINA Insaf (2019)

Figure 23 : Vue d’une chambre (Ghorfa) à Tozeur                            

Source : BCHINA Insaf (2019)

  • Des techniques et matériaux de construction adéquats

Dans le Jérid, les murs sont souvent construits en brique pleine crue à base d’argile et de sable argileux, à laquelle on rajoute souvent de la paille comme stabilisateur afin d’en augmenter la compacité forme un bon isolant thermique, toutefois elle résiste peu aux variations hygrométriques. De ce fait, il faut la protéger par des briques pleines cuites comme parement extérieur et à l’intérieur par un enduit de plâtre ou de chaux traditionnel ce qui dote le mur d’une façade en double peau appelée localement « S’houk » .

Figure 24 : Mur périmétral à double parement simple (technique S’houk ).

Source : BCHINA Insaf (Autocad 2016).

Dans d’autres cas de figure, les murs sont construits en moellons de pierre liés à la chaux grasse naturelle avec renforcement des angles en pierres de taille ayant ainsi une épaisseur de l’ordre de 60 à 80 cm ce qui lui confère une inertie thermique suffisante pour mettre les constructions à l’abri de la chaleur estivale. Par conséquent, ces murs sont dotés à la fois d’une bonne résistance mécanique, une grande inertie thermique et une excellente isolation grâce aussi au mortier de chaux grasse naturelle passée en 2 à 3 couches et les peintures à la chaux alunée.

            Quant aux toitures, elles sont généralement plates, parfois en voûtes berceau mais seuls les lieux de culte sont couverts par des coupoles. Ces toitures sont constituées de dalles de pierres plates en calcaire blanc et des solives de bois de palmier en ½ tronc de palmier recouvert de planches colmatées au mortier de chaux, par-dessus est coulée une couche de terre battue d’environ 40cm pour faire la forme de pente qu’on recouvre d’un mortier de chaux battu pour l’étanchéité ; des gargouilles en pierre ou en bois de palmier récupèrent les eaux pour les rejeter loin de la façade.

Figure 25 : Plafond du Jérid en Sannoûr (Solives en stipes de palmier).

Source :BCHINA Insaf (2019)

Pour réaliser les voûtes, les arcs et les coupoles, le « Jéridien » utilise la pierre calcaire blanche et plate montée au mortier de chaux ou de gypse. Laperformance thermique de ce type de couverture tient tout autant à l’utilisation du mortier de chaux grasse naturelle qui est unexcellent enduit permettant aux murs de respirer et donc de ne pas retenir l’humidité, aussi bien qu’à la volumétrie courbe, cassant les rayons solaires.

            Ceci dit, nous parvenons à constater ainsi que les matériaux de construction usuels dans la zone de Jérid sont des matériaux locaux par excellence. Leur fabrication et mise en œuvre rejoint les principes de l’architecture nommée de nos jours d’« écologique » d’ailleurs, la fabrication des briques en est témoin. En fait, pour fabriquer ces briques, les« artisans » utilisaient l’eau de l’oasis, l’argile ou la terre emmenée des proximités, ensuite la cuisson est faite dans un four alimenté par les palmes taillées.

Ainsi, la briqueterie favorise l’élimination des déchets végétaux provenant de l’industrie des dattes. Par ailleurs,même l’exploitation du bois de palmier est une exploitation durable, étant donné qu’on ne prélève pas des bois de palmier productifs.

Figure 26 : Fabrication des briques en terre cuite.

Source :BCHINA Insaf(2019)

II-Dimension esthétique dans l’art de bâtir au Jérid

Le savoir-faire ancestral des artisans et des maçons appuyés par un goût artistique raffiné, ont doté l’architecture du Jérid Tunisien d’une posture singulière, inédite et suffisamment codifiée.C’est une architecture originale par ses éléments architectoniques, ses façades élancées pouvant atteindre les 10mètres de hauteur aussi bien que par le revêtement à l’aide des briquespleines cuites qui constituent le module de base pour l’ornementation des façades. Minutieusement assemblées, ces briques créent une grammaire ornementale unique avec une variété de combinaisons inspirées de l’environnement local en général, et de l’oasis en particulier. On retrouve ainsi des représentations du palmier, chameau, serpent, chaîne, bordure horizontale, colonne, etc.

Figure 27 : l=2e+j
Figure 28 : L=2l+j

Source :BCHINA Insaf (Autocad, 2016)

Figure 29 : Exemples des éléments décoratifs primaires employés dans les imbrications.

Source: KIOUA Regaya et REKIK Ridha (2004).

 

La maison traditionnelle se revêt alors de la couleur ocre des briques dont l’appareillage est régulier au niveau de la partie inférieure de la façade et qui devient paradoxalement plus complexe au niveau de la partie supérieure où les briques sont tantôt en saillie tantôt en retrait, créant ainsi des tableaux uniques animés par un jeu de lumière et d’ombre.

Figure 30 : Vue générale d’une façade d’une maison traditionnelle à Tozeur.

Source :BCHINA Insaf (2019).

La règle de symétrie axiale règne dans la composition des façades surtout lorsqu’il s’agit des galeries dans l’espace domestique ou encore en présence de « bortal » donnant sur les placettes.

Figure 31: La symétrie est la règle générale de la composition des façades intérieures et extérieures.

Source : BCHINA Insaf (Autocad 2016).

Pour ce qui est des éléments architectoniques, ils sont témoins d’une attention particulière accordée à l’ornementation. D’abord, les portes façonnées en bois du palmier présentent une diversité de motifs réalisés à base de clous.

Figure 32 : Porte à Tozeur                                                Figure 33 : Porte à Nafta

Source :BCHINA Insaf (2019).

Ces portes sont d’autant plus munies d’un encadrement en brique et garnies de corbeaux, venant ornementer la façade aveugle des habitations du Jérid.

Figure 34 : Porte avec linteaux en bois de palmier              Figure 35 : Porte à corbeaux

Source :BCHINA Insaf (2019)

Un autre élément spécifique de la façade oasienne est les meurtrières qui sont des fentes rectangulaires situées à une hauteur approximative de 6 mètres du sol et disposées en double rangée en alternance. Bien que leur raison d’être est essentiellement fonctionnelle, à savoir le support des solives portant la toiture et d’autres servant à sécher les dattes, ces meurtrières ou encore « Tiags » s’intègrent parfaitement dans le panneau décoratif qui les encadre et contribuent à l‘animation de la façade en créant des zones ombragées ponctuelles.

            Il ne nous manquera guère de mentionner dans cette perspective, le souci des proportions et des règles du beau qui apparait nettement au niveau des arcades « acaouas ». D’ailleurs, cet élément de base formant les galeries s’inscrit dans un rectangle de proportion H=2L. La partie basse, quant à elle, est inscrite dans un carré coiffé d’un arc outrepassé inscrit à son tour dans un rectangle d’Or de proportion : largeur(l) égale à la racine carrée de la hauteur (h).

Figure 36 : Arcade en brique

Source :BCHINA Insaf ( Autocad 2016)

Pour ce qui est des piliers, ce sont un élément fondamentaldu vocabulaire architectural du Jérid.Ils épousent des formes carrées, rectangulaires, circulaires ou polygonales et enrichissent ainsi la palette des éléments architectoniques de l’ensemble urbain.

Conclusion

Cette lecture faite dans l’architecture traditionnelle de la zone du Jérid Tunisien nous laisse voir de près le bon sens ancestral qui a su établir l’équilibre requis entre les contraintes du milieu et les besoins des usagers. Cette ingéniosité tire son originalité dans l’intégration de cette architecture dans son milieu et son contexte socio-économique.

Par ailleurs, la morphologie urbaine ainsi que les formes architecturales ne sont point le fruit du hasard, ils sont en revanche le condensé d’une pratique constructive réfléchie.

En guise de conclusion, il nous alors convient d’admettre que l’architecture n’est pas exclusivement les monuments et les grands édifices. Elle est également le reflet des traditions et culture. L’environnement bâti a été d’abord rédigé par les artisans avant d’être conçu par les concepteurs : architectes, ingénieurs, architectes d’intérieurs etc.…

Bibliographie

  • KIOUA Regaya et REKIK Ridha, Les spécificités Architecturales du Sud Tunisien, Nouha Editions, Direction de l’Urbanisme, Nouha Editions, 2004, 249pages.
  • Hababou Allagui, “Nefta, entre ombre et lumière“, Archibat n°2, L’habitat: la maison, Tunis, Juin 2001.
  • Histoire de l’architecture en Tunisie De l’antiquité à nos jours“, Centre de Publication Universitaire, 2ème édition,2010, 264 pages, 93 planches illustrées, 64 plans.
  • MRABET Abdellatif,” L’ art de bâtir au Jérid: étude d’une architecture vernaculaire du Sud tunisien”,Edition Faculté des lettres et des sciences humaines, 2004, page 167.

Sites d’internet

  • Ben Nasr Taycir, “Sauver l’Oasis de Nefta“, [en ligne], disponible sur : https://nawaat.org, (consulté en Janvier 2016).
  • Battesti Vincent, “Les oasis du Jérid : des révolutions permanentes ?”, Projet « Recherche pour le développement de l’agriculture d’oasis », [en ligne], disponible sur : https://halshs.archives-ouvertes.fr, (consulté en Juillet 2016).
  • La genèse des jardins en islam et les Jardins historiques de marrakech, [en ligne], disponible sur : http:// www.unesco-paysage.umontreal.ca, Workshop de la CUPEUM Marrakech 2004, La Palmeraie de Marrakech – un paysage périurbain, par Csilla Pordany-Horvath, Université de Montréal, 15 pages, (consulté en Décembre 2012)
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