Research studies

La pandémie de Covid-19 et l’économie mondiale : état des lieux, chronologie des cas & vaccin

 

Prepared by the researcher :  Dr.Khadhraoui Soukaina & Dr.Wissem  Rebhi – Faculté d’économie et de gestion de sfax, Tunisie

Democratic Arab Center

International Journal of Economic Studies : Twenty Issue – February 2022

A Periodical International Journal published by the “Democratic Arab Center” Germany – Berlin.

Nationales ISSN-Zentrum für Deutschland
ISSN  2569-7366
International Journal of Economic Studies

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Résumé

La pandémie de COVID-19 a entraîné une stagnation abrupte de l’activité économique partout dans le monde. Cela a forcé un nombre croissant de pays à prendre diverses mesures afin d’atténuer l’impact de cette pandémie sur leur économie. Dès lors comment ces pays gèrent –ils cette pandémie ? Quelles solutions ces pays ont-ils adoptées pour surmonter la crise de la santé ?

Pour répondre à ces questions nous avons adopté la méthodologie suivante : Premièrement, on va  traiterait  la nature du choc de la COVID 19 d’un point de vue économique, d’identifier les États des lieux de l’évolution de cette pandémie dans le monde. Deuxièmement, d’appréciera la part de la population entièrement vaccinée à travers le monde, c’est-à-dire les personnes ayant reçu l’intégralité des doses prévues dans les protocoles de vaccinations c’est-à-dire «  Vaccin et nombre des doses administrées » et enfin on va clôturait ce papier par une présentation chronologique des pays qui n’ont pas commencé à vacciner le 23 février 2021.

Introduction

 Dans un contexte économique pénible et des perspectives de croissance sombres, le coronavirus ou la covid-19[1]à  frappe le monde. les mesures qui ont été  pris  et de riposte qu’elle implique (distanciation sociale, confinement) ont des conséquences considérables sur l’activité économique, car elles entrainent : la réduction de la production, la baisse des recettes fiscales, l’accroissement des dépenses (dépistage, soins de santé, etc.) et l’accroissement des aides aux ménages (transferts, allocations-chômages, subventions salariales, report de paiements d’impôts, etc.) et aux entreprises (fourniture de liquidités, exonérations fiscales, etc.) les plus touchés pour les protéger contre la perte de revenus, le chômage et les faillites (Weder M., 2020 ; Boone L. et al., 2020 ; McKibbin W. et Fernando R., 2020 ; Arezki R. et Nguyen H., 2020 ; Baldwin R. et Tomiura E., 2020 ; Beck T., 2020 ; Cecchetti G. et Schoenholtz L., 2020 ; Mann C., 2020 ; Meninno R. et Wolff G., 2020 ; Voth J., 2020 ; Cochrane J., 2020 ; Wren-Lewis S., 2020 ; Wyplosz C., 2020 ; Baker S. et al., 2020 ; Tobias A. et Aditya N., 2020 ; Albulescu C., 2020a, 2020b et 2020c ; FMI, 2020b). Cela a entrainé l’aggravation de déficits budgétaires de la plupart de pays dans le monde et accroitrait les ratios d’endettement public de certains (en 2019, la dette publique représentait 83% du PIB mondial), comme le supporte le FMI (2020b) dans son rapport sur les effets de la covid-19 sur les finances publiques dans le monde, paru en avril 2020. Selon la Banque mondiale (2020), la pandémie de la Covid-19 est en train de balancer l’économie mondiale et conduirait celle-ci à une récession du fait de la baisse d’activité observée en Chine[2] et d’autres pays, notamment les USA et la zone euro. On a assisté également à la baisse des prix des matières premières (notamment les cours du pétrole et ceux des métaux industriels) et à une forte volatilité des marchés boursiers mondiaux causés par les incertitudes concernant la durée et les effets de cette pandémie. Pour cette raison  l’objectif principale de cet article est de  traiter les points suivants :

  • Nature du choc de la COVID 19 d’un point de vue économique
  • État des lieux de l’évolution de la Covid-19 dans le monde
  • Vaccin et nombre des doses administrées
  • Chronologie des pays qui n’ont pas commencé à vacciner le 23 février 2021

L’importance de l’étude

L’importance de cette étude est démontrée par le fait qu’elle vise à :

  • étudier la nature du choc de la COVID-19 sous l’angle économique.
  • Discerner graphiquement le totale du nombre des personnes affectés, guéries et décès du fin janvier 2020 au début mars 2021 dans le monde entier
  • Dévoiler les premier  pays  au monde qui ont commencé leur campagne de vaccination Le 23 février
  • Exposer les gouvernements qui n’ont pas acquis des doses du vaccin le 23 février 2021
  • Nature du choc de COVID 19 d’un point de vue économique

La plupart des pays du monde ont été  touchés par le choc du Covid-19 ce qui implique des effets négatifs et des conséquences néfastes sur l’économie en général. Comme implique Shrestha et al. (2020), dans son étude que le choc d’offre exerce une perturbation directe sur l’offre (Période prolongée de jours chômés). Ainsi, sur la chaine d’approvisionnement (Production). Cette conséquence de ce choc de covid-19 engendre par conséquent un impact sur l’exportation.

Au niveau de la demande l’impact de covid-19 se manifeste dans la perturbation ou la baisse de la consommation des ménages ; restaurants ; tourismes ; achats de biens de consommation durable ; opération immobilière. Ainsi la diminution des investissements des entreprises : à court terme : une baisse (recule de la demande ; incertitude accrue…). Alors qu’à  long terme : une réorganisation des chaines de valeur.

Janus, J. (2021)  souligne l’effet de  covid-19 sur le taux d’intérêt dans les pays émergents et constate que les déterminants les plus prononcés de la vulnérabilité d’un pays au choc covid-19 étaient: une faible dynamique du PIB et une forte sensibilité des rendements des obligations souveraines au VIX au cours de la période précédant la pandémie. Ce choc de covid-19 au niveau financière engendre aussi une demande accrue de la liquidité, les perturbations de l’offre augmentent le BFR. Les investisseurs ont une préférence pour la sécurité et la liquidité. Un resserrement des conditions financières qui se manifeste par la chute des cours des actifs à risque , une perturbation des marchés de capitaux (investisseurs et émetteurs réticents à s’engager) et les chutes de la valeur de la garanties pour les prêts.

À cause de ce qui est visible en matière d’impact. L’effet de la pandémie de covid-19 dans le monde a engendré un choc de confiance qui s’annonce par l’ignorance de la gravité des conséquences (durée ; Zone géographique ; ampleur…), ainsi que la difficulté à dissocier l’impact de covid-19 sur les indicateurs économiques de la dynamique cyclique sous-jacente.

En effet, comme souligne (Kibala, K.J (2020) et Shrestha et al. (2020), la pandémie de COVID 19 qui a été touché la plupart des pays du monde d’une manière inégale en terme de décès et de cas infectés. Plusieurs pays des économies avancées telles que la Chine, l’USA, le l’Inde, le Brésil et la Corée sont faisant partie des pays qui déclarent le plus de cas d’infectées en date du 2 mars 2020. En Europe les pays les plus impactés par ce choc de coronavirus covid-19 c’étaient la Russie, l’Allemagne et l’Italie. Et en Asie il s’agissait de l’Inde, de l’Iran, du Pakistan, de l’Arabie saoudite et de la Turquie. En terme de décès, 5 pays à savoir l’USA, le Brésil, l’Inde, le Mexique et le Royaume-Uni regroupent le nombre cumule de cas le plus élevé de plus de 800000 décès (OMS, 2021).

 En effet, l’effet de ce choc imprévisible de covid-19 a entrainé des modifications au niveau des comportements des agents économiques et des perturbations des équilibres macroéconomiques, aussi bien de pressionné le marché de change (baisse des cours des actions) ; l’élargissement des spreads des obligations corporate ; la chute des cours des matières première et la hausse de l’or qui sert de la valeur refuge en période de stress. (Kibala, K.J (2020)). La perturbation ou la diminution de devise suite à ce choc d’incertitude va entrainer une diminution des réserves de change et une baisse des exportations et des flux des capitaux pour ces pays avancées qui représentent une puissante économique mondiale (Baldwin R. et Tomiura., 2020).

Comme toutes les Pays du monde, plusieurs pays africains ont été touchés par la crise de covid-19 mais les pays les plus vulnérables comprenaient l’Afrique du Sud et l’Égypte Shrestha et al. (2020). Alors qu’en Tunisie, comme affirme-le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD 2020), la propagation de covid-19 commence en octobre 2020 et conduit à une crise économique, sociale et sanitaire grave et plus difficile. En effet, le choc de covid-19 va entrainer une perturbation de l’offre des entreprises ; une baisse de la demande des ménages ; une baisse des investissements (baisse 40% des investissements publics). Ainsi, le confinement prise par l’autorité tunisienne et la baisse de la production va engendrait une hausse de taux de chômage de 21% contre 15% actuellement et une baisse des revenus de grands nombres de ménages. Du fait, la baisse des revenus des ménages et la hausse des prix des aliments de base va augmenterait le taux de la pauvreté de 15.5 % à 19.7% pour les femmes et de 14.8% à 18.7% pour les hommes (PNUD, 2020).

Plusieurs secteurs d’activité dans le monde sont touchés par la pandémie de la covid-19 c’est pour cela, Shrestha et al. (2020) dans son article montre que la pandémie a fait peser un fardeau sans précédent sur l’économie mondiale, les soins de santé et la mondialisation en raison des voyages, de l’annulation d’événements, de l’emploi de la main-d’œuvre, de la chaîne alimentaire, du milieu universitaire et de la capacité des soins de santé.

  • État des lieux de l’évolution de la Covid-19 dans le monde

Depuis janvier 2020, le monde est frappé par une maladie à coronavirus covid-19 qui se propage dans différents pays  développés et en développement  ou continents (la Chine, le Japon, le Viêt-Nam, l’États-Unis, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Australie, la Corée du Sud, l’Iran, le Nigeria, l’Afrique du sud, la république démocratique du congo, etc.), tuent de milliers de personnes et devient de fait une urgence sanitaire mondiale tel que décrétée par l’OMS le 30 Janvier 2020, soit trois semaines après l’identification du virus. Selon Ibanda K.P. (2020), une urgence de santé publique de portée internationale, en sigle USPPI, est un problème de santé publique inhabituelle et grave dont  les dommages dépassent les frontières du pays concerné, nécessitant de fait une action ou riposte internationale urgente. Pour le cas d’espèce, la riposte est indispensable pour limiter la propagation du virus dans des pays dont le système de santé n’est pas assez développé pour gérer la crise sanitaire.

Parmi les raisons de la propagation rapide de la maladie à coronavirus dans le monde, on évoque souvent le retard (soit 1 mois) du gouvernement chinois dans l’alerte à la communauté internationale sur l’apparition de la maladie à Wuhan et dans la mise en place des mesures de riposte (la ville du Wuhan fut placée en quarantaine le 23 janvier 2020). Ce retard aurait favorisé les déplacements dans le monde de plusieurs individus en provenance du Wuhan et donc, la propagation de la pandémie. En date du 25 février 2020, on comptait déjà plus de 25 pays atteints par la covid-19. Le nombre de cas d’infection à la covid-19 en chine a dépassé celui du coronavirus SARS (en 2003) et les impacts pourraient l’être aussi (Bouoiyour Refk Selmi J., 2020).

En date du 2 mars 2020, six grands pays faisaient partie de ceux qui affichaient le plus de cas d’infectés, à savoir : Chine, Corée, Italie, Japon, USA et Allemagne. Ces pays représentent : 55% de la production et demande mondiales, 60% de la production manufacturière mondiale, et 50% d’exportations mondiales des produits manufacturiers (Baldwin R. et Tomiura E., 2020). Toutefois, selon les déclarations de Dr Matshidiso Moeti (Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique), « l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) craint la mort de 83.000 à 190.000 personnes en Afrique du covid-19. Entre 29 à 44 millions pourraient être infectées en 2020 si les mesures de confinement échouent selon une nouvelle étude du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, basée sur 47 pays de la Région africaine de l’OMS, soit une population totale d’un milliard d’habitant[3]». L’Afrique subsaharienne a enregistré son premier cas de Coronavirus (covid-19) au Nigeria le 28 février 2020. Le premier décès enregistré en Afrique le 18 mars 2020 concernait le Burkina Faso. Le 20 mars 2020 déjà, plusieurs pays africains ont annoncé la fermeture de leurs frontières terrestres, maritimes et aériennes [4] ; et, en mars, la pandémie avait atteint plus de 30 pays du continent, occasionnant un impact économique important selon la Commission Économique Africaine (CEA). Cette institution signale aussi que les conséquences de la covid-19 sur l’économie africaine appellent à des réponses fortes.

 L’OMS[5]  a considéré que la majorité de pays de l’Afrique du nord (la région MENA) ont des systèmes de santé de bonne qualité parmi les 191 systèmes de santé dans le monde, excepté quelques pays comme en Syrie et au Yémen (Arezki R. et Nguyen H., 2020)

Dans les lignes qui suivent, nous essayons de présenter la situation actuelle (en date du 22  janvier 2020) de la pandémie de covid-19 dans le monde[6], à titre indicatif, sachant qu’elle reste évolutive suivant le renforcement ou le relâchement des mesures de riposte de la part des autorités, soit la négligence dans le respect des mesures barrières dans le chef des populations. La pandémie de la covid-19 a connu une augmentation  considérable dans le monde (Kibala K.J., 2020), selon le nombre de cas infectés qui est passé, en l’espace d’environ deux mois pour illustrer, de 987 infectés au 22 janvier  2020 à 120.406.933 infectés en date du14 mars 2021. On consigne pareillement des décès qui progressent, soit 44 décès de la covid-19 contre un effectif de 2.665.021  décès au 14 mars 2021. Toutefois, il y a lieu de signaler que, comparativement au nombre d’infectés et de décès, l’évolution du nombre de guéris porte espoir : on est passé de 504 individus guéris de la covid-19 au 2 février 2020 à 96.627.987 guéris en date du 27 févier 2021, ce qui porte le nombre de patients actifs ou actuellement infectés de covid-19 dans le monde à 20.782.161 en date du 14 mars 2021contre 970 patients actifs au 22 janvier 2020. Les graphiques ci-dessous illustrent nos propos.

Figure 1 : Nombre de guéri et actif  liés à la covid-19 dans le monde(4)

L’évolution exponentielle du nombre de cas infectés à la covid-19 dans le monde entier, tel que l’affirme le graphique 1 ci-dessus, explique clairement l’absence d’un vaccin efficace contre ce virus à ces jours. Des voix s’élèvent contre toute tentative d’un vaccin anti-covid 19, surtout en Afrique, pendant que la Chloroquine (en France) et l’artemisia (à Madagascar) se montrent relativement efficaces. Dans tous les cas, du chemin reste à parcourir pour un remède absolument efficace qui puisse bénéficier d’un large consensus.

Figure 2 : Nombre cumulé de décès par nombre de jours depuis 100 décès

La figure 2 ci-dessus présente, pour les pays affichant le plus de cas de décès liés à la covid-19, le nombre cumulatif des décès en ordonnée en fonction du nombre de jours depuis les 100 décès en abscisse. On note que, en date du 22 janvier 2020, l’USA est le pays qui enregistre le plus de cas de décès dû à la Covid-19, suivi par le Brésil, l’Inde, le Royaume-Uni, la Russie, l’Espagne  et l’Iran. Doit-on conclure à un relâchement des mesures de riposte de la part des autorités ou au manque de respect des gestes barrières dans le chef de la population, soit encore à une efficacité réduite de la chloroquine ou même à une efficacité réduite du système de santé mondiale ? Autant de questions dont les réponses devraient aider à mieux affiner les mesures de riposte dans le monde, surtout qu’on assiste de plus en plus à une vague de « de confinement » dans le monde depuis le 11 mai. Nous attirons l’attention des autorités dans le monde sur la nécessité de faire respecter (par application stricte) les gestes barrières (restrictions) dans le chef de la population, pour éviter au monde de revivre les scénarios de la « grippe espagnole » de 1918 dans sa deuxième vague de contamination. De façon globale, on note que le rythme de décès liés à la covid-19 dans le monde a fortement baissé ; nous sommes passés d’un taux de croissance de décès de 47% le 23 janvier 2020 à un taux de 1% en date du 30 juin 2020, bien qu’en terme absolue l’on enregistre plutôt une progression avec au total 25 décès le 23 janvier 2020 contre 513.186 décès le 30 juin 2020.

Figure 3 : Nombre des cas de décès par jour et par pays

Au regard de la figure 3 ci-dessus, en date du 22 janvier  2020, l’USA demeure le pays qui enregistre le plus de cas d’infection à la covid-19 dans le monde, suivi par le Brésil, l’Inde, le Royaume Uni, Russie, la France. Cette situation permet de noter que l’Afrique, n’apparaissant pas dans le top de cas, est faiblement affectée par la covid-19 (la figure 4 ci-dessous confirme également nos propos). Il y a lieu de souligner que, comme nous l’avons signalé un peu plus haut, la situation de la covid-19 dans le monde est évolutive. En effet, en date du 22janvier  2020, l’USA était toujours le pays qui enregistrait le plus de cas.

Figure 4 : Chronologie de cas dans le monde

Selon la chronologie de cas dans le monde présenté dans la figure 4, nous constatons  qu’au début de juillet 2020, 57 pays africains sont affectés par la covid-19, soit un cumulé de 409.282 cas d’infectés dont 10.214 décès, 196.294 guéris, ce qui porte l’effectif de patients actifs à 202.774. L’Afrique du Sud reste en tête en matière de cumuler du nombre de cas (soit 151.209 cas contre 2.657 décès), suivis par l’Egypte (68.311 cas contre 2.953 décès), le Nigeria (25.694 cas contre 590 décès), le Ghana (17.741 cas contre 112 décès) et l’Algérie (14.272 cas contre 920 décès), pour se limiter au top 5, comme l’atteste le graphique ci-dessous. L’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Angola rappellent de trois plus grandes économies en Afrique subsaharienne, sont frappés par la covi-19 dans un contexte économique marqué par de baisse des prix des matières premières, d’une faiblesse soutenue de la croissance et des investissements (3). Dès lors, la mise en place des mesures sanitaire de riposte pour réduire les effets de la pandémie en Afrique du sud.

3- Vaccin et nombre des doses administrées

Selon Tristan Gaudiaut, (2021), en se basant sur le nombre de doses administrées rapporté à la taille de la population (figure 5), les données compilées par Our World in Data permettent de comparer les progrès des campagnes de vaccination à travers le monde.

 D’après les statistiques d’Our World in Data, le graphique fait le point sur la part de la population entièrement vaccinée à travers le monde, c’est-à-dire les personnes ayant reçu l’intégralité des doses prévues dans les protocoles de vaccinations (deux par exemple pour celui de Pfizer-BioNTech). Déjà le plus avancé en matière de doses administrées (plus de 1 par habitant), comme le montre la graphique l’Israël fait toujours la course en tête avec plus de 106 doses administrées pour 100 habitants. Près de la moitié de sa population est déjà entièrement vaccinée (deux doses reçues dans le cas du vaccin Pflizer/BioNTech).

Figure 5 : le nombre de doses administrées

On second temps on retrouve les Émirats Arabes Unis et le Royaume-Uni qui sont classés parmi les pays les plus avancés en matière de vaccination, avec un total respectif d’environ 65 et 36 doses administrées pour 100 de leurs citoyens. Ces doses proviennent également de la campagne britannique.

La Serbie a été  accès à 3 types de vaccins – l’américain Pfizer, le Russe Spoutnik V et le Chinois Sinopharm  progresse à grand pas et figure en tête des statistiques en Europe. Par contre certain pays de la zone euro apparait à la traîne dans ce classement selon le total administré de dose pour 100 habitants. Le 10 mars ces doses étaient d’environ 11.6, 11.1, 10.4, 10.3 et 9.5 dosent respectivement pour la Pologne, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie et la France. Le nombre de dose en France demeure faible par rapport aux pays voisins.

Le Maroc figure en tête des statiques de pays du Maghreb Arabe et parmi le pays les plus avancés en matière de vaccination. Le total administré de dose pour 100 habitants le 10 mars au Maroc était d’environ 13.8 le 10 mars.

  • Chronologie des pays qui n’ont pas commencé à vacciner le 23 février 2021

Comme le montre le graphique ci-dessus A l’instar de la Tunisie, près d’une centaine de pays n’ont toujours pas commencé à vacciner leurs populations contre le covid-19 en raison du manque de financement, mauvaise organisation, dépendance au système Covax de l’OMS ou encore la prudence poussée à l’extrême.

Figure 6 : Les pays qui n’ont pas commencé à vacciner leur population

Plusieurs pays ont commencé la vaccination dans le monde. L’Israël et le Royaume-Uni sont les pays les plus vaccinés dans le monde. Comme signale, Reynaud Claude-Agnés et al. (2021), ces deux pays[7] ont débuté rapidement une campagne de vaccination, disposent d’une couverture importante de leur population qui a permis la collecte de grande ampleur de premières données en janvier et février. La situation exceptionnelle de ces deux pays, forts de structures de soins et de recherche clinique de qualité, permet ainsi une évaluation fine de la performance des vaccins dans la « vraie vie » dans un contexte de circulation active du virus.

Autre que ces deux pays, Certaines pays Asiatique tel que le Bahrain, est l’un des premiers pays qui à avoir approuvé le vaccin chinois Sinopharm et celui de Pfizer. À partir de la date du 13 décembre le vaccin anti-covid 19 est administré gratuitement sur un site Internet et enregistrée préalablement à toute personne de plus de 18 ans. Jusqu’au 30 décembre 55.000 personnes vaccinées, soit près de 3,4 pour 100 habitants. Sur la même démarche de Bahrain, l’Arabie saoudite, le Qatar et le Koweit, sont eux aussi lancés dans un programme massif de vaccination dans le but de couvrir l’ensemble de leur population en quelques mois.

Alors qu’en Afrique, comme signale Tristan Gaudiaut (2021), il existe certains pays en Afrique du nord ont commencé leurs programmes de vaccination depuis quelques mois environ, tel que le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte. De même quelque pays de l’Afrique subsaharienne a déployé son programme de vaccination en utilisant des vaccins donnés par la Chine l’Afrique du Sud, la Zimbabwe et le Rwanda, les Seychelles et l’île Maurice.

Le problème lié à l’obtention des vaccins touche la majorité des pays en particulier les pays pauvres ou à faible revenus. En effet, certaines pays ont obtenu des vaccins jusqu’à présent l’ont fait en grande partie par des achats directs auprès des fabricants, les laboratoires ou sous forme des dons de pays comme la Russie, l’inde, la Chine et les Emiraties arabes unis. Pour les pays africains pour obtenir des vaccins, il y a eu une concurrence mondiale c’est pour cela les pays pauvres n’ont généralement pas réussi à s’approvisionner aussi bien que les pays riches. “Il est profondément injuste que les Africains les plus vulnérables soient obligés d’attendre les vaccins alors que les groupes à faible risquent des pays riches sont mis en sécurité”, affirme Matshidiso Moeti, directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique.

De même, pour trouver des solutions à ces pays africains le président français Emmanuel Macron à proposer que les pays riches d’Europe et des États-Unis partagent leurs vaccins avec quelques pays africains qui n’ont pas encore vacciné leurs populations. Alors que d’autres comme le Sénégal et la guinée équatoriale, a eu leur première livraison de Vaccins anti-covid mais n’ont pas encore commencé à les donner au grand public.

Conclusion

 La Covid-19, est une crise sanitaire qui frappe presque tous les pays, freine l’activité  économique, et rend sombre les perspectives de croissance dans les années à venir. Les pays pauvres en ressources naturelles et dépendant du tourisme enregistreront une forte baisse de la croissance avec les fermetures de frontières ou restrictions des déplacements; et, les pays « émergents » et les pays « pré-émergents » vont enregistrer des sorties massives des capitaux et subir le resserrement des conditions financières, ce qui est de nature à amplifier les effets de la crise sanitaire.

Le choc sanitaire de la Covid-19 a créé un choc économique, tant du côté de l’offre que du côté de la demande, à travers les mesures de riposte adoptées pour limiter sa propagation (confinement, fermeture des frontières, etc.), qui nécessiterait le recours au « keynésianisme » (l’intervention de l’État plutôt que le simple mécanisme automatique du marché) pour s’en sortir.

Pour combattre contre la crise de la Covid-19 et ses effets, plusieurs mesures ont été adoptées (des propositions avancées) par certains pays, notamment (FMI 2020a) :

  • L’adoption des mesures budgétaire, pour  aider les ménages et les entreprises touchés (Allemagne, Australie, Espagne, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni). Aussi, bien de pays émergents et en développement procurent une importante aide budgétaire aux secteurs et aux travailleurs les plus touchés. Il s’agit aussi des assistances sociales (aides en espèces et en nature, subventions salariales pour éviter les licenciements de masse, gratuité de certains services de base, etc.) aux travailleurs formels et informels et des subventions (soutien de trésorerie) aux entreprises saines formelles ou informelles, et assurer la prestation des services publics.
  • Des soutiens budgétaires à la faveur des pays qui rencontrent des sérieuses difficultés de financement dans la lutte contre la pandémie et font ainsi face à un double choc (financier et sanitaire).
  • Les banques centrales doivent recourent aux mesures de relance par voie monétaire et mettent en place des mécanismes de liquidité de manière à limiter les tensions systémiques ou l’amplification des chocs et créer des meilleures conditions d’une reprise économique.

Références Bibliographiques

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  • Tristan Gaudiaut, 23 févr. 2021COVID-19 : où le taux de mortalité est le plus élevé.
  • McKibbin W. & Fernando R. (2020), « The economic impact of COVID-19 », CEPR Press book edited by Baldwin R. and Weder di Mauro B. (Economics in the Time of COVID-19), ISBN: 978-1-912179-28-2, pp. 45-53
  • Meninno R. & Wolff G. (2020), « As coronavirus spreads, can the EU afford to close its borders? », CEPR Press book edited by Baldwin R. and Weder di Mauro B. (Economics in the Time of COVID-19), ISBN: 978-1-912179-28-2, pp. 87-93.
  • Schartz Anna, (1987) « Money in Historical Perspective », Volume publicher in University of Chicago.

Sites internet consultés

[1] Le coronavirus, dont le nom scientifique est la COVID-19, est apparu en Chine en décembre 2019. Il appartient à une grande famille de virus, les coronavirus. Ces derniers, qui doivent leur nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui les enrobent, font partie d’une vaste famille de virus dont certains infectent différents animaux, d’autres l’homme. Ils sont susceptibles d’être à l’origine d’un large éventail de maladies. Chez l’homme, ces maladies vont du rhume banal à une infection pulmonaire sévère, responsable d’une détresse respiratoire aiguë susceptible d’occasionner le décès du patient. Les coronavirus sont à l’origine d’épidémies mortelles comme ce fut le cas avec le SRAS ou le MERS (Ibanda K.P., 2020, pp. 1-2).

[2] En Chine, au premier trimestre de 2020, il est observé une contraction des ventes au détail, des prestations de service, de la production industrielle et des investissements

[3] Nathanael Mavinga (2020), en ligne sur : https://www.financialafrik.com/2020/05/09/covid-19-loms-craint-lamort-de-190-000-personnes-en-afrique/(consulté le 17/06/20

[4]  Voir sur : https://www.financialafrik.com/tag/commission-economique-pour-lafrique/

[5] OMS : Organisation Mondiale de Santé

[6] Les informations sont tirées du site : https://www.worldometers.info/coronavirus/#countries (consulté le 01 juillet 2020, à 14h52 GMT).

[7] L’Israël et le Royaume-Uni

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