Research studies

Les concepts de la ville intelligente et de la ville participative et durable

The concepts of the smart city and the participatory and sustainable city

 

Prepared by the researcher  :   Dr OUAZIZ ALI – Researcher at the Laboratory of Systems Analysis, Information Processing and Industrial Management, Higher School of Technology in Salé, Mohammed V University in Rabat, Morocco

Democratic Arab Center

Journal of African Studies and the Nile Basin : Thirteenth Issue – October 2021

A Periodical International Journal published by the “Democratic Arab Center” Germany – Berlin

Nationales ISSN-Zentrum für Deutschland
ISSN  2569-734X

Journal of African Studies and the Nile Basin

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Résumé 

Notre recherche a été établie dans l’objectif est d’apprécier l’aspect sélectionné des concepts des villes intelligentes qui sont devenues un besoin de la société moderne. Cependant, pour créer une ville intelligente, il faut comprendre la ville comme un environnement complexe, dont les concepts d’intelligence et de durabilité sont des éléments interconnectés. Cet article traite des concepts interconnectés de ville intelligente et de ville participative et présente des systèmes communs aux deux, concepts égaux. Nos propres expériences et la communication avec les élus et les cadres responsables du développement de la ville marocaine ont abouti à des définitions, décrivant à la fois les concepts et chacune des couches du système, qui sont présentées. La vue d’ensemble a été visualisée par une structure pour les concepts et leurs systèmes, où le lecteur peut voir leurs relations. Cependant, le concept de ville intelligente est toujours en évolution et n’est pas intégré dans le monde entier en raison d’obstacles technologiques, économiques et gouvernants.

Par conséquent, l’objectif principal de cet article est de couvrir les concepts fondamentaux de la ville intelligente et la ville participative, leurs vies privées et leurs atouts ainsi que les récents développements de la recherche liée à la ville de demain.

Abstract

Our research was established with the aim of appreciating the selected aspect of the smart city concepts that have become a need of modern society. However, in order to create a smart city, one has to understand the city as a complex environment, of which the concepts of intelligence and sustainability are interconnected elements. This article discusses the interconnected concepts of the smart city and the participatory city and presents systems that are common to both, equal concepts. Our own experiences and communication with elected officials and managers responsible for the development of the Moroccan City, resulted in definitions, describing both the concepts and each of the layers of the system, which are presented. The overview has been visualized by a structure for the concepts and their systems, where the reader can see their relationships.

The main objective of this article is to cover the fundamental concepts of the smart city and the participatory city, their private lives and assets as well as recent developments in research related to cities of the future.

INTRODUCTION

La conception identique de la ville intelligente se retrouve, bien évidemment, dans toutes les approches efficientes, dont la décision des acteurs d’une ville ou d’un territoire doit être initiée à partir d’une politique de transformation de leur ville ou leur territoire en une entité intelligente. Devenir une ville intelligente est un objectif vital pour toutes les villes modernes. Aujourd’hui, dans le monde, il existe déjà de nombreuses villes qui ont réussi à devenir, mais une compréhension commune de ce que signifie être une ville intelligente, avec ses systèmes et ses caractéristiques n’est toujours pas bien déterminée. Cet article décrira la structure et les relations des concepts de ville intelligente et de ville participative telles que nous les comprenons, avec une brève explication de chaque niveau structurel et de la division des enseignements, définir les concepts et en fin nous résumerons les caractéristiques nécessaires de chaque système.

1.      LES NOUVEAUX CONCEPTS DE LA VILLE INTELLIGENTE

Le concept largement accepté est celui adopté par l’union internationale de télécommunication à Budabest entre le 12 et le 15 Octobre 2015, lors de la conférence internationale de télécommunication, les conférenciers se sont mis d’accord sur la définition suivante : « Une ville intelligente et durable est une ville innovante qui utilise les technologies de l’information et de la communication (TIC) et d’autres moyens pour améliorer la qualité de vie, l’efficacité de l’exploitation et des services urbains et la compétitivité tout en assurant qu’elle répond aux besoins des générations présentes et futures avec respect des aspects économiques, sociaux, environnementaux et culturels. » (ITU Telecom World, 12–15, October 2015.)

Les villes doivent être des agglomérations de promotion et d’innovation. Mais, il n’existe pas la définition des villes intelligentes peut varier d’une nation à l’autre ou même de ville en ville (Ramaprasad, Sánchez-ortiz, & A.Syn, 2017). C’est pourquoi de nombreux institutions, chercheurs et experts ont proposé différentes définitions des villes intelligentes, à savoirs :

  • The British Standards Institution qui a défini la ville intelligente comme « intégration efficace de divers systèmes (physiques, numériques et humains) dans l’environnement bâti qui offre un avenir durable, affluent et inclusif à ses citoyens(Institution British Standards, 2014)» ;
  • Bhowmick et al, ont défini la ville intelligente dans leur guide comme « Une ville qui utilise ses ressources disponibles pour le bénéfique de ses citoyens en équilibrant ses besoins (c’est-à-dire social, commercial et environnemental)» (Bhowmick & et al, 2012) ;
  • Giffinger et al, décrivent la ville intelligente comme « Elle est performante en matière de prospective par six caractéristiques (à savoir l’économie, les personnes, la gouvernance, la mobilité, l’environnement, et la vie), construit comme combinaison intelligente pour citoyens intelligents »(Giffinger & al, 2007) ;
  • Smart Cities Council India a défini la ville intelligente comme « Elle utilise l’information et (T.I.C) afin d’améliorer la qualité de vie du citoyen, son aptitude au travail et sa durabilité »(India Smart Cities Council, 2016) ;
  • Office de Scientific et Technical Information des États-Unis a défini une ville intelligente comme « une ville qui surveille et intègre les conditions de toutes ses infrastructures critiques pour une meilleure optimisation de ses ressources, pour planifier ses mesures préventives et contrôler tout, en maximisant les services aux citoyens ».

Bien que la plupart de ces définitions décrivent une ville intelligente en termes de perfectionnements dans les domaines de la technologie, de la mobilité, de la gouvernance intelligente, de la qualité de vie et de la durabilité (Ramaprasad, Sánchez-ortiz, & A.Syn, 2017), Il y a une séparation avec ce que les citoyens attendent des moyens de la ville intelligente. En outre, une ville intelligente est un concept multidisciplinaire qui doit tenir en compte toutes ses composantes et de tous ses aspects (Giffinger & al, 2007). En outre, le concept de la ville ne doit pas tourner autour d’une mission particulière et doit donc être basée sur certaines visions et missions et caractéristiques qui peuvent être utilisées pour l’évaluation quotidienne (Cavada, Hunt, D.V.L., & Rogers C.D.F., 2014).

Par conséquent, une ville intelligente doit tenir compte des ressources disponibles comme une contrainte et devrait intégrer les nouvelles technologies pour résoudre les problèmes urbains avec l’objectif de la durabilité urbaine. En outre, un système de ville intelligente qui fonctionne sur différents composants (comme indiqué dans la figure 1) doit être interconnecté de manière intelligente pour l’exploitation, le contrôle et l’évaluation.

Figure 1: Composantes de la ville intelligente

Source : (Giffinger & al, 2007)

Le concept de la ville intelligente « Smart City » est susceptible d’apporter une réponse pertinente aux défis auxquels font face les villes. خMais, il ressort de la littérature à plusieurs endroits que la conception de la Smart City est toujours confuse. Cela est lié au manque de connaissances et d’expérience sur la manière de concevoir et de conduire réellement une initiative Smart City dans sa globalité et d’éviter les projets isolés.

2.      CARACTERISTIQUES ET COMPOSANTS

La ville intelligente ou (Smart City) et la ville participative-durable se caractérisent par l’intersection de différentes approches de sciences humaines et sociales, mais aussi par des politiques et des techniques de l’aménagement urbain et en plus l’intervention des chercheurs pour l’interprétation et l’innovation de la gouvernance moderne admettant l’intelligibilité de la ville au niveau spatial, social et économique sous les diverses conséquences internationales et les effets de la mutation numérique. (Ghorra-Gobin, 2019). Le développement rapide des technologies fait que les caractéristiques et les composants ne sont pas une question définitivement close.

2. 1 Ville intelligente

À partir des années 2010, la Smart City ou « ville intelligente » renvoie mieux à une imagination géographique qui parait une notion clef de la découverte sur la postérité urbaine dans un contexte national et international. Pour concevoir l’origine de la locution Smart City, nous témoignons la réflexion des experts californiens au début des années 1990, qui ont tenté de penser aux conséquences de l’évolution des T.I.C et de la digitalisation sur la gérance des petits et grands réseaux urbains (habitat, eau potable et usée, électrification, transport, énergie…) et sur les politiques du développement durable d’une ville qui connait comment s’adapter à n’importe quelles contraintes dans l’espace et dans le temps. IBM[1] en vient ainsi à définir la smart city comme « celle où l’on utilise de manière optimale toutes les informations interconnectées disponibles pour mieux comprendre et contrôler les opérations et optimiser l’utilisation de ressources limitées ».

Les « Villes intelligentes » ont du mal à se prescrire comme des thèmes d’étude théorique ou pratique, cette difficulté se voit par de pluri-concepts scientifiques, et par l’évolution de circulation des idées entre les différents acteurs engagés directement ou indirectement dans la conception des politiques des villes. Nous ne pouvons pas définir une définition scientifique de la « Ville intelligente », mais nous efforçons de mettre en lumière les réponses sur des questions scientifiques émergentes dans le développement, la modernisation/transformation urbaine moderne (Eveno Emmanuel, 2018).

La politique internationale des villes intelligentes se détermine par sa qualité descendante, qui se caractérise par l’organisation institutionnelle et la pratique de l’aménagement, les Chinois débutent leurs visions de la ville intelligente par l’agenda nationale harmonisée par le gouvernement central[2]. La capacité de gestion des villes-centre, au regard de leur périphérie, est renforcée par la promotion des T.I.C comme outil de gestion urbaine, d’écologie et le bas-carbone comme nouveau mode de développement durable et intelligent. La mise en œuvre se pose sur l’ancrage, à Pékin, d’un centre national pour l’Innovation, en faisant appel à la mobilisation de différents acteurs au niveau local, pour financer les projets par le partenariat public-privé (Caragliu.A & al, 2009).

La ville intelligente a eu des transformations longues et respiration rythmée d’avancée et de repli, avec décollement significatif dominant les relations entre agissements, espace urbain et société, elle doit synchroniser aux processus de transformation des villes sur la base de théories convergentes et divergentes et de réintégrer tous autres acteurs territoriaux aux évènements de changements d’une ville en projet d’être Smart city (Antoine Picon, 2018/1).

Cette émergence récente, nous oriente de réaliser une sélection entre les différentes directions et options qu’évoque la formule « Ville intelligente ». Antoine Picon, propose dans ce sens de prendre l’expression dans sa perception authentique : « il part d’une hypothèse en apparence simple : dans la Smart City, dans la ville intelligente, il convient de prendre le terme intelligent en un sens beaucoup plus littéral qu’il pourrait y paraître. Intelligent au sens de ce qui apprend, comprend, raisonne. » Accorder de l’intelligence à la ville partirait à la considérer comme un être vivant. L’hypothèse formulée par Antoine Picon ne tombe pas dans ce piège puisqu’il propose de déplacer la question de l’intelligence vers des entités non humaines, à savoir l’intelligence artificielle. Cela prouve que, de nombreux renvois à la « Ville intelligente » n’ont pas cette habileté (PICON Antoine, 2016).

La ville intelligente repose sur la vive utilisation des technologies de l’information et de la communication, mais il y a des équivoques qui se relient à la représentation de ville intelligente, tant au niveau d’infrastructures techniques et aux objectifs généraux en relation avec le développement de contenus électroniques et leur hybridation croissante avec le monde physique, hybridation souvent qualifiée de réalité augmentée, sa construction renvoie à un certain nombre d’enjeux clefs comme la possibilité de concilier qualité de vie urbaine et développement durable au moyen d’une gestion fine des ressources et des infrastructures techniques, qui permettrait d’obtenir le développement et la croissance exponentielle du marché de la ville intelligente justifie a posteriori ce choix, particulière par des réalisations comme celles de Songdo en Corée du Sud, Masdar à Abou Dhabi, ou à des projets comme Plan IT Valley au nord du Portugal.

La ville intelligente a des mécanismes d’apprentissage, de compréhension et de raisonnement, mais celles-ci se voient atténuées par une dynamique de développement durable qui peuvent annonce leur dépassement. Étant donné que les villes intelligentes apparient comme un processus des innovations technologiques complexe, des stratégies d’entités locales et des pratiques qui expérimentent un nouveau rapport entre l’urbain où se compliquent chaque jour davantage l’humain et le non humain.

Selon le géographe spécialiste des nouvelles technologies, Emmanuel Eveno, la ville intelligente est un concept avec de nombreuses controverses à savoir : la rapidité de la diffusion de la ville intelligente, l’attractivité de ces villes à l’échelle nationale et mondiale, les dispositions planétaires qui admettent aux villes de se placer à la dimension mondiale par le label de la ville intelligente (Smart City) (Ghorra-Gobin, 2019).

Le chercheur Stève Bernardin part de l’hypothèse selon laquelle la ville intelligente est associée au perfectionnement, en tant que mode opératoire visant à répondre à toutes les difficultés par la science de sociologie des problèmes publics, il vise de focaliser son étude sur l’argumentation avantageuse des entrepreneurs en faveur de la ville intelligente. Tout en s’intéressant aux exigences politiques et sociales pour la création de la ville intelligente à partir des dialogues et d’observations qui peuvent être menées par un travail de terrain. Dont L’objectif est de provoquer des questions purement académiques et scientifiques pratiques, afin de trouver les nouvelles circonstances d’innovation, en vue de créer de « nouveaux modèles économiques » qui font l’adéquation entre l’offre de la ville et la demande des citoyens dans la clairvoyance de la résolution des problèmes urbains (Ghorra-Gobin, 2019).

2. 2 Ville participative et durable

La question de l’individu est au cœur des contestations de la ville intelligente, réglée et pilotée d’en haut ou ville censée naître d’une coordination plus ou moins spontanée[3], c’est qu’elle renvoie à une interrogation autrement plus fondamentale concernant les hommes et les femmes d’aujourd’hui et la façon dont ils envisagent leur identité et son évolution. Dans ce sens, la ville intelligente est naturellement se retrouve dans l’ensemble des démarches d’opérationnalisation, en effet les acteurs d’une ville ou d’un territoire doivent entamer une politique de transformation allant dans le sens de la transmutation de leur ville ou territoire en entité intelligente. C’est ce que constate l’urbaniste autrichien Rudolf Giffinger[4], dans ces travaux orientés vers la justification et la classification des « Smart city » européennes. C’est ainsi qu’il propose de décomposer la « Ville intelligente » en six tranches : « Smart Economy », « Smart mobility », « Smart gouvernance », « Smart people », « Smart environnement », « Smart living ». Conçue à base de critères exceptionnellement riches, la méthode de R. Gifinger permet en principe de mesurer l’intelligence et donc d’établir une classification entre les villes et territoires (Eveno Emmanuel, 2018).

Les habitants doivent participer plus que les promoteurs dans les villes intelligentes, dans le fait d’émettre et d’anticiper toutes contestations pouvant provenir de la société civile comme des habitants, il s’agit de dévoiler que l’humain et prioritaire que la technologie, et de faire droit à la montée en puissance d’un habitant qui, par le recours aux technologies numériques, devient aussi et de plus en plus un acteur de la ville. Plusieurs expériences en cours dans des « laboratoires urbains » rendent compte de ce phénomène. Ces « laboratoires urbains » (souvent appelés Urban Labs, même en France quand ils existent) s’efforcent d’organiser une meilleure diffusion de l’information municipale en direction de la population en passant par le « recrutement » d’habitants appelés à participer à des phases de tests de services ou d’actions dans l’espace public. Ces participations peuvent d’ailleurs aller jusqu’à des engagements budgétaires, en particulier dans le cadre des actions menées autour des « budgets participatifs ». (Eveno Emmanuel, 2018)

Toutefois, nous observons des politiques et leur réelle mise en œuvre de la ville intelligente ou Smart City à Casablanca, il est certain que l’application des mêmes mesures ne change pas encore réellement la réalité des villes Marocaines, dans leur matérialité, comme dans leur usage. En générale les politiques des villes intelligentes relèvent de méthodes de management urbain où l’intelligence est arrivée pour remplacer le durable, dans le sens que l’intelligence réalise une synthèse moderne des investissements numérique et durable. Mais, la mise en intelligence des villes marocaine apparaît plutôt comme une couche supplémentaire dans la dynamique de construction des villes par le projet urbain, lequel se signale par son rôle d’assembleur.

Postérieurement, le positionnement stratégique et la modulation des référentiels urbains intelligents seront nécessaires pour évaluer dans quelle mesure cette nouvelle « intelligence » des villes marocaines participe au développement durable sur le continent africain comme à Casablanca (Hernandez. F, 2015).

En 2010, l’exposition internationale de Shanghai intitulée : « Une meilleure ville pour une meilleure vie » a réclamé aux groupes mondiaux de réexaminer la manière dont nous vivons pour mieux manager les changements urbains et répondre aux exigences des générations actuelles et ultérieures. À l’horizon 2030, les Nations unies évaluent que plus de deux individus sur trois demeureront dans des villes[5], qui sont à ce titre concernées par les périls du réchauffement climatique (GREEN INNOVATION, 2019). En effet, les villes ont toujours été des milieux d’attractivité où le rattachement des populations et des mouvements se constate plus sérieux. Elles participent à l’innovation d’accessibilité et d’attractivités et polarisent les flux de natures marchandises, capitales et migratoires.

Notre réflexion se conduise vers la médiation et synergie entre les universités, entreprises, les collectivités territoriales avec d’autres entités publiques et privées et d’une façon générale, tous les acteurs de la ville avec les autres acteurs socioéconomiques. Ces groupements possèderont des liens d’échanges économiques, sociaux et technologiques, avec la présence de réseaux d’interactions et du transfert des connaissances via des antennes ou plates-formes démocratiques, économiques, pédagogiques (Bertacchini Y. , 2000). Pour la ville intelligente l’enjeu se pose en triple :

  • L’agencement de l’environnement des localités d’échanges sociaux, économiques ;
  • L’orientation de la ville en lien avec le tissu socio-économique local ;
  • La communication de l’identité et des savoirs de la ville.

Simultanément, les différents acteurs de la ville, institutionnels, socioéconomiques, socio-éducatifs, collectivités territoriales…, ont un statut d’émetteurs et récepteurs agissants dans une position multiple : à la fois transmetteurs, et médiateurs. De ce fait, la ville devient un espace d’accès et d’expression entre tous les citoyens, suite à l’apparition et l’élargissement de nouveaux professionnels-amateurs du numérique, témoignent ainsi de leur engagement citoyen en mettant à la disposition des administrés, leur temps libre et leur passion, pour créer de nouveaux dispositifs sociotechniques d’innovation de services, d’invention de nouveaux usages du territoire (plateformes de diffusion de données publiques numériques).

L’exemple de Bilbao montre :« qu’un geste architectural fort, combiné au dynamisme entrepreneurial, peut générer des retombées économiques importantes et contribuer à la valorisation du territoire, à plusieurs niveaux : les valeurs créées peuvent être économiques (nouveaux résidents, emplois générés ou induits, création d’entreprises, attractivité touristique, etc.), mais aussi immatérielles, comme l’amélioration de l’image d’un territoire ou de la qualité de vie de ses habitants » (Bochet B., 2004).

La considération de l’environnement et du développement durable de l’espace de la ville engendre des socles angulaires de la cité intelligente, en plus la ville doit être mieux managée par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les pouvoirs publics doivent encourager les collectivités territoriales à adopter dans leur agenda la lutte contre le changement climatique, le contrôle de l’énergie et le développement d’opérations de sensibilisation et de suivis des acteurs socioéconomiques locaux présents sur leur territoire de la ville. La région par sa prééminence sur les autres collectivités territoriales et via ses prérogatives en termes de développement d’aménagement et d’urbanisme, elle doit utiliser ses compétences[6]propres, partagées et transférées par l’Etat pour rendre les villes durables, et donc intelligentes. Certaines villes, comme Casablanca au Maroc, ont engagé des opérations d’expertise à travers les espaces attachés à l’environnement et au contrôle énergétique[7].

Dans le même sens, l’Etat doit mettre en place des projets dans les zones urbaines à l’échelle des communes ou des quartiers pour remettre les villes plus durables. C’est le cas des intentions « écocité » ou « écoquartier » qui ont pour objectif de conduire les territoires urbains en société « post-carbone » le concept est d’introduire au Maroc la libéralisation de la croissance environnementale dans le cadre du plan villes durables. Les « écocités » doivent être dévoilées comme les futurs espaces de la modernité urbaine en associant l’aptitude environnementale et technologie surtout aux domaines des communications et des transports. Ces décisions permettront l’engagement des conversations entre l’État et les collectivités territoriales, par la mise en place d’un fonds de vision de développement des villes durable, intitulé « ville de demain », en coordination avec les grandes Caisses des dépôts et de gestion marocaine, afin de maintenir ces projets dans le cadre d’un programme d’investissement pour l’avenir (Rudolf Giffinger, 2019).

Les perspectives est l’intégration dans les grands projets de villes nouvelles intelligentes le développement durable sur le numérique et dans l’univers d’informations urbaines comme enjeux clefs qui comporte aux différents types de mesures et d’enregistrements. Dans cette perspective, en peut utiliser l’expérience d’une « route connectée » d’où la mise en place de divers capteurs qui peuvent rassembler en temps réel des données sur les déplacements des véhicules et humaines, de l’éclairage public, de la propreté…, aussi bien tout autres caractères environnementaux et du développement durable. L’objectif est d’arriver à la réalisation d’un plateau d’informations pour l’administration, le secteur privé et les autres acteurs territoriaux afin de proposer des services innovants à l’interface des mondes physique et numérique, dans ce sens il faut implanter des plans de développement de l’intelligence urbaine en cohérence avec chaque ville, en liaison avec une stratégie numérique affichée par l’Etat pour favoriser la transition énergétique, proposer de nouvelles solutions de mobilité, lutter contre le chômage et la pauvreté, ou aider à la création d’entreprises… D’une manière semblable, l’application des technologies de l’information et de la communication à la ville dans la vision de la rendre durable réclame un investissement croissant de la part des collectivités territoriales et des villes.

3.      SYSTEME STRUCTUREL INTELLIGENT

En général les villes intelligentes s’appuient sur trois piliers à savoirs (figure 2) :

  • La technologie intelligente ;
  • Le personnel intelligent ;
  • La collaboration intelligente.

Après l’explication du concept de la ville intelligente au niveau de l’introduction générale, nous allons opté pour la vision que ; la ville ne sera intelligente que lorsqu’elle s’engage aux investissements, dans le capital humain et social et dans les infrastructures de communication classique (transport) et moderne (T.I.C), en favorisant la croissance économique durable et une bonne qualité de vie, avec une gérance éclairée des ressources naturelles, dans le cadre d’une administration territoriale de proximité et participative (Caragliu, Del Bo C, & Nijkamp P, 2011).

Figure 2:Piliers de l’intelligence urbaine

 (Réaliser par moi-même, OUAZIZ Ali, 04/2021)

Ce que nous pouvons proposer, après la citation des trois piliers en dessus d’une ville intelligente, c’est d’intégrer les différents aspects d’intelligence. Notre résonnement considère que la ville ne peut pas être qualifiée intelligente, ni stupide, mais peut être décomposée en caractéristiques structurelles et culturelles. Pour bien dégager les composantes propres de la gouvernance de la ville intelligente d’une façon progressive, nous estimerions dans ce cadre d’attirer le capital humain qualifier à investir à la ville dans le cadre de collaborations entre les différents acteurs socioéconomiques organisés et individuels en recourant aux technologies de l’information et de la communication et collaboration urbaine intelligente plus élevée. J’illustre, qu’il soit important de noter que la question de savoir si le niveau de transformation plus élevé correspond à la ville intelligente ou non est une action de question empirique, et non une question conceptuelle. L’administration de qualité et des élites politiques peuvent se traduire par des interférences solides au niveau urbain et en collaboration intelligente avec les initiatives destinées à faire fonctionner les choses concrètement, qui correspond à la gouvernance d’une ville intelligente opérationnelle avec les bons choix stratégiques mis en œuvre par des politiques choisies de manière efficace et efficiente.

4.      SYSTEME DE GOUVERNANCE INTELLIGENT

Une association entre la gestion gouvernementale dans la ville à travers les services déconcentrés et décentralisés, doit se qualifie elle-même intelligente et approuver le développement de la ville en la favorisant dans certains domaines qui promus les initiatives en faveur d’une ville intelligente, dans la nécessité de restructurer le processus décisionnel[8] de gouvernance intelligente et l’application des décisions de collaboration urbaine intelligente entre les différents acteurs de la ville.

Nous rangeons cette conceptualisation dans ce que souligne (Axhausen KW et al, 2012) : « la gouvernance intelligente est une fonction d’intelligence bien plus puissante pour assurer la coordination des multiples composantes qui constituent la ville intelligente. C’est une structure qui rassemble les fonctions classiques de l’État et des entreprises ». Dans le même sens la gouvernance intelligente vue par (Agnew D et Tapscott D, 1999) : « est une adoption généralisée d’un modèle de gouvernance plus locale, caractérisée par une plus grande connectivité, facilitée par les nouvelles technologies ». Mais (Nijkamp P et al N. , 2012) soulignent que : « la gouvernance intelligente concerne les structures de gouvernance proactives et ouvertes d’esprit, qui associent l’ensemble des acteurs, dans le but de renforcer la performance socioéconomique et écologique des villes et de faire face aux externalités négatives et aux effets de sentier dus à l’histoire ».

L’objectif est de rendre la ville plus énergique en réformant le suivi et la gestion de ses infrastructures principales, voirie, systèmes de transport, réseaux électricité, l’eau et l’assainissement en temps réel. Dans cette vision, l’installation des capteurs aux différents points stratégiques de la ville, s’avère un outil clef, également des bases de données qui permettent de garder les traces des informations qu’il produit, des volumes de circulation aux consommations d’énergie et d’eau…, ce qui génère un ensemble d’interceptions et de mesures qui peuvent s’adopter aux événements permettant de suivre de près, ce qui se passe à la ville.

Dans ce sens, le bon fonctionnement est à présent devenu inséparable à l’évolution de la notion de métabolisme urbain en témoigne (Bélanger P., 2017), comme à l’origine de l’empreinte environnementale les auteurs comme Erik Swyngedouw, Sabine Barles ou Pierre Bélanger, affirment que la contribution spécifique des infrastructures à cette empreinte est fondée sur des corrélations entre données (Barles S., 2007, ), qui ne sont pas forcément à expliquer, mais simplement à constater par une approche néo-cybernétique et systémique, qui tiennent au flottement épistémologique affectant la notion même de science des villes fondées sur l’exploitation du big data et intelligence artificielle (Antoine Picon, 2018/1).

L’intérêt pour la ville intelligente et sa gouvernance doit connaître une croissance rapide par des approches adoptées qui ne complique l’analyse de plusieurs publications indiquant l’importance accordée aux technologies intelligentes, au personnel intelligent ou à la collaboration intelligente en tant que caractéristiques des villes intelligentes. La vision pour la ville se configure par la transformation et la progression aux évolutions de la gouvernance urbaine, l’amélioration des résultats ou d’autres processus plus ouverts pour revendiquer la légitimité de la gouvernance de la ville intelligente. Nous sommes en faveur d’une perspective globale qui consiste à évoquer de nouvelles formes de collaboration humaine en usant aux T.I.C pour obtenir de meilleurs résultats et des processus de gouvernance plus ouverts en matière de gouvernement électronique, qui doit être étudié comme un processus complexe de changement institutionnel considérant la nature politique  des visions séduisantes de la gouvernance socio-technologique (Albert Meijer et Manuel Pedro Rodríguez Bolívar, 2016).

La gouvernance de la ville intelligente consiste à imaginer de nouvelles formes de collaboration humaine entre les dirigeants communaux et les directeurs des services déconcentrés de la ville, ils doivent bien comprendre que la technologie en soi ne va pas rendre la ville plus intelligente. La construction d’une ville intelligente passe par la compréhension politique de la technologie, suivi d’une approche processus pour gérer la ville intelligente émergente et une prise en considération des gains économiques et autres valeurs publiques. La ville sera confrontée à des défis de production de richesse et d’innovation, mais aussi assurer la santé et le développement durable, elle doit être vertes et sûres, mais aussi dynamiques sur le plan culturel (Pierre J, 1999), elle doit être en mesure d’intégrer des populations toujours plus nombreuses aux origines (culturelles, religieuses, socioéconomiques, académiques…) variées, afin de mettre l’accent sur les administrations de la ville en tant que centre de gouvernance s’accompagne d’un intérêt de la part du monde universitaire, dans le sens ou la gouvernance urbaine est devenue un domaine académique bien développé et essentiel pour résoudre les problèmes globaux (Barber B, 2013).

Rendre la ville intelligente est un objectif à laquelle personne ne peut s’opposer par ce qu’il se traduit par des solutions de gouvernance intelligente plus efficaces aux difficultés sociales, pour se faire les politiciens et les administrateurs de la ville devrait tenter de résoudre tous les problèmes de la ville par la technologie et l’innovation sont peu à peu reliées à la gouvernance urbaine en vue de définir des approches susceptibles de rendre la ville plus intelligente (Landry, 2006), et renforcer  la capacité des systèmes urbains pour faire face à tous les problèmes et produire  une large gamme de valeurs publiques. Cette initiative doit constituer un partenariat entre des entreprises, les autorités, les organismes de recherche et la population, dont l’objectif est de développer la zone métropolitaine de la ville pour en faire une ville intelligente, en privilégiant certaines questions, comme la vie quotidienne, le travail, la mobilité, les installations publiques et les données ouvertes (Albert Meijer et Manuel Pedro Rodríguez Bolívar, 2016).

Le système de gouvernement intelligent se base sur l’intégration des systèmes d’informations et de réseaux de communication intelligents, crée une gouvernance transparente et un gouvernement numérique efficace, grâce à des politiques innovantes, lutte contre les défis financiers, environnementaux, et de services de la ville afin d’améliorer la qualité de vie des citoyens, afin d’obtenir des avantages à long terme et un développement intelligent de la ville.

Le gouvernement doit numériser les services municipaux et faciliter la communication au sein de la ville et de ses services, mais aussi entre les pouvoirs publics et les citoyens, en aidant les deux parties à mieux comprendre le raisonnement et les exigences de l’autre. Les services devraient être améliorés en minimisant les délais bureaucratiques et en augmentant l’efficacité des interactions bidirectionnelles, tout en tenant compte également des besoins et des expériences des citoyens. Les caractéristiques de la gouvernance intelligente doivent être fonctionnelle par le droit, le système hiérarchique et données pertinentes. En plus sécurisée par la connexion Internet et système de communication en Intranet, application de la loi, système judiciaire. En conséquence la mise en place d’une assise intelligente et politiques, de développement intelligent, gouvernement numérique convivial et efficace, communication efficace, données ouvertes au public & Conception et autres caractéristiques (Rochet C, 2015).

CONCLUSIONS ET ORIENTATIONS FUTURES

Pour le développement futur des villes intelligentes, des définitions des villes intelligentes et participatives de chaque système du concept doivent être présentées. Par cette synthèse, nous voulons établir une base pour comprendre les concepts, les outils, les actions et les objectifs des systèmes, qui appartiennent à la fois aux concepts Smart. Pour le développement de la gestion de crise et de la résilience dans les villes, des solutions, qui fusionneront les philosophies des concepts de ville intelligente et de ville durable, doivent être mises en œuvre et pour une mise en œuvre réussie, les relations au sein d’une structure claire de concepts, de systèmes et de leurs composants doivent être comprises. L’objectif est de soutenir l’évaluation territoriale au sein de la ville et de guider en permanence les responsables de sa mise en œuvre, continuellement les dirigeants à choisir les bonnes solutions à mettre en œuvre, afin de mettre en place les pratiques les plus appropriées dans la ville de demain. Nous résumons les possibilités de comment l’intelligence peut être un atout précieux dans le concept de ville participative et durable.

L’ambition en tant que chercheur est de rendre la ville marocaine intelligente, la remettre même consciente aux expérimentations et réalisations actuelles à l’internationale, et au-delà de ce que prescrivent les techniques disponibles au niveau national, cette ambition n’est pas première pour la ville intelligente qu’apparaît dans une dynamique proportionnellement technologique avec ses corollaires techno-optimistes ou techno pessimiste. L’objectif est de minimiser l’apport de la technologie par rapport à l’intelligence qui à son caractère partiellement non humain, à une association inédite entre les hommes, les machines et les algorithmes. Pour une ville dont les outils numériques permettent d’optimiser le fonctionnement et la durabilité, en même temps que la qualité de vie de ses habitants et le type de relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres, dans le sens où la ville fait preuve d’une forme d’intelligence non semblable à son passé.

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[1] Pour les experts et les ingénieurs d’IBM, la ville est un système de services interreliés : les services pour les infrastructures urbaines, les services pour les entreprises et les acteurs institutionnels (dont les gouvernements locaux), les services aux particuliers. Chacun de ces systèmes est en lui-même un marché lucratif, où la maîtrise de la donnée (nous sommes au début de l’apparition du big data), de son traitement et de la circulation de l’information est vitale.

[2] Le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT) promeut, à la fin de l’année 2011, des programmes quinquennaux de développement de l’industrie de la sécurité de l’information, de l’Internet et du E-commerce dans le cadre de l’accord avec la Commission européenne sur les « Green Smart City ».

[3] R. E. Park, On Social Control and Collective Behavior, Chicago University Press, Chicago, 1967, p. 3.

[4] L’Autrichien Rudolf Giffinger est un expert en « recherche analytique sur le développement urbain et régional à l’université technologique de Vienne, la ville intelligente se définit selon six critères : l’économie, la mobilité, l’environnement, les habitants, le mode de vie et la gouvernance ».

[5] D’après GREEN INNOVATION les villes du monde consomment déjà 75 % de l’énergie produite dans le monde et émettent près de 80 % des gaz à effet de serre (G.E.S) alors qu’elles ne représentent que 2 % de la surface du globe.

[6] Voir dans ce sens la loi organique des régions du Maroc 111.14.

[7] Le cas de la vile Domène (Isère), en France, qui a signé un contrat de performance énergétique (CPE) avec le groupe Schneider Electric, à destination des bâtiments publics. L’objectif est de rénover et de diminuer la consommation d’électricité de 14 %.

[8] L’UNESCAP (2007) souligne que la gouvernance intelligente est « le processus décisionnel et le processus par lequel les décisions sont appliquées (ou non) ».

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