Research studies

Transformation de l’éducation à l’ère numérique

 

Prepared by the researcher : Dr. Benaicha Mohamed EL Amine – Algérie. Chercheur en relations internationales

Democratic Arab Center

 

Les forces du changement et leurs conséquences contradictoires Au-delà de cette question de la crise de l’enseignement, quelles sont les forces actuelles qui influent réellement sur l’école et la façonnent ? Pour scénariser l’avenir de l’enseignement, quels paramètres incontournables doivent être pris en compte ? Il semble clair que nous assistons aujourd’hui à un mouvement généralisé de restructuration scolaire auquel souscrivent plusieurs pays. Les composantes essentielles en sont : la décentralisation des décisions et l’introduction d’une participation intensive des parents et de la communauté dans un esprit de gestion en partenariat ; l’imputabilité des décisions; la professionnalisation de l’enseignement et la prescription d’un programme national commun recentré sur les savoirs de base. À cela s’ajoutent également une série de mesures communes à l’ensemble des pays, touchant surtout les aspects administratifs et pédagogiques. Ces mesures sont d’ailleurs fortement encouragées par les organisations internationales.

 Il s’agit principalement de la centration sur la réussite éducative et sur la qualité de l’enseignement, de l’allongement du temps de la formation (encouragement à la précocité de la scolarisation et à la formation continue), du resserrement des liens entre le système scolaire et l’institution familiale, du développement d’une relation maître-élève plus personnalisée, du renforcement de l’offre en formation professionnelle et technique, du développement de modes d’apprentissage novateurs impliquant une part plus active du milieu économique (par exemple, l’alternance travail-études); de l’assouplissement du cursus scolaire, ce qui comprend une flexibilisation des flux d’entrée et de sortie, l’ouverture des séquences horaires, la réversibilité possible dans l’orientation scolaire, l’évaluation des apprentissages plus régulière et, enfin, un engagement affirmé dans le virage technologique (connexions aux réseaux informatisés, achat d’équipement, adaptation de l’enseignement, développement pédagogique).

À l’intérieur de ce vaste mouvement, insistons sur quatre ingrédients particulièrement importants qui induisent des nouveaux modes de régulation de l’éducation : le tiraillement entre une politique éducative néolibérale et une politique humaniste-égalitaire ; la transformation du rôle de l’État ; la montée de ce que Jean-Louis Derouet appelle le modèle marchand ; et la mondialisation et le développement des technologies de l’information et de la communication.

La technologie donne aux enseignants d’aujourd’hui la possibilité de transformer l’éducation et de mettre en évidence tout le potentiel de chaque professeur et de chaque élève. Cette vision de l’éducation n’est que le début de ce que chaque établissement scolaire du monde entier peut réaliser, dès maintenant. Nous avons la conviction que, la technologie, si elle est intelligemment appliquée, est l’outil qui permettra de transformer la manière dont nous éduquons nos enfants. Avec nos clients du secteur éducatif, nous avons développé Cisco Connected Learning, un plan qui permet à chaque établissement, quelle que soit sa taille, d’apporter à son environnement éducatif des changements aussi révolutionnaires que ceux-ci.

L’école une institution en transition Malgré des années de réforme scolaire et d’investissements considérables, les résultats scolaires des élèves continuent à baisser dans de nombreux pays. Les enseignants n’ont jamais reçu les outils et la formation nécessaires pour répondre aux attentes toujours croissantes des différentes parties prenantes. Par ailleurs, l’absence de normes cohérentes et le manque de ressources ont encore creusé le fossé des performances. Un grand nombre de ces problèmes est imputable au fait que les systèmes éducatifs actuels s’appuient sur des modèles datant de l’ère industrielle. Certes, l’idée «ce qui est bon pour l’un est bon pour tous» était adaptée aux besoins de l’époque, mais elle ne permet pas d’offrir l’enseignement individualisé dont chaque élève a besoin pour demeurer efficace dans l’économie mondiale de l’information d’aujourd’hui. Pire, elle noie les enseignants et le personnel scolaire dans un océan de processus administratifs et de tâches répétitives qui accaparent des ressources au détriment des besoins des élèves.

Les méthodes fondamentales d’enseignement n’ont pas changé depuis des décennies : il est facile de comprendre pourquoi les établissements scolaires connaissent autant de difficultés pédagogiques et administratives. Confrontés à des problèmes plus pressants, de nombreux enseignants n’ont tout simplement pas le temps d’effectuer les changements nécessaires pour surmonter les défaillances d’un système dépassé. Toutefois, il reste un espoir.

Les responsables scolaires ouverts sur l’avenir commencent à transformer le monde de l’éducation et à donner corps à leur vision d’«écoles connectées». Ils ont mis en œuvre un plan étape par étape pour transformer le système éducatif et en faire un système conçu pour l’ère de l’information, ou, comme nous préférons l’appeler, l’ère de l’imagination.

La transformation digitale dans le secteur de l’éducation est devenue essentielle ces derniers mois. Et elle a pris un nouveau tournant avec le re-confinement et la fermeture des établissements d’enseignement supérieur.

La clé du succès consiste à créer une base solide à partir de laquelle attirer et retenir les étudiants, afin qu’ils se sentent connectés, capables de trouver les ressources dont ils ont besoin pour réussir pendant leurs études, et attachés à leur établissement, même une fois diplômés. Pour ce faire, les écoles doivent s’efforcer de briser les silos d’information entre les départements et l’administration afin d’obtenir une vision à 360 degrés de l’étudiant. Les plateformes digitales sont une technologie fondamentale pour aider à construire et à cultiver une communauté, aussi bien humaine que virtuelle, qui facilite la collaboration et la communication, de sorte qu’il est possible de suivre et d’exploiter chaque étape de l’expérience d’un étudiant. Grâce à la transformation digitale, le corps enseignant peut conseiller les élèves et les aider à réussir sans avoir à recourir constamment à des processus manuels et susceptibles d’entrainer des erreurs. Cela permet de gagner du temps et de réduire les coûts de main-d’œuvre tout en créant une expérience plus cohérente tout au long du parcours scolaire.

Aujourd’hui, les établissements dans l’éducation, outre cette adaptation nécessaire au regard du contexte actuel, doivent voir au-delà de la crise et se concentrer davantage sur le cycle de vie complet des élèves, de l’admission à l’obtention du diplôme, et même au-delà avec les anciens élèves, en matière de transformation digitale. Comme les écoles proposent chaque année une meilleure offre à des groupes de candidats plus nombreux, il en résulte un environnement plus compétitif pour attirer les élèves. Cela signifie que les établissements d’enseignement doivent investir plus d’efforts, de temps et d’attention dans la création d’une expérience significative pour les étudiants, qui doit notamment répondre à un besoin croissant en termes de digitalisation. Il n’est donc pas surprenant que les processus, tout au long de la scolarité et à mesure qu’ils se développent, deviennent de plus en plus coûteux et requièrent de plus en plus de travail.

Des écoles connectées Pour transformer l’éducation, il faut pouvoir connecter les établissements d’un même département, d’une même région ou d’un même pays. Ensuite, chacun doit être connecté au monde extérieur afin de réaliser une véritable communauté connectée. De plus, la vie à l’intérieure de l’établissement doit pouvoir être reliée à celle que nos élèves connaissent en dehors de l’école. Les prérequis suivants sont indispensables à la réussite d’un tel projet :

  • tous les intervenants du système éducatif doivent être d’accord avec cette vision ;
  • il est nécessaire de désigner des leaders ou influenceurs qui contribueront à obtenir l’adhésion de la communauté ;
  • une stratégie de financement doit être mise au point. Une fois que le support approprié sera en place, l’école pourra dépasser la notion élémentaire d’intégration des technologies et convertir son infrastructure technique en ressource à valeur ajoutée, capable de supporter l’efficacité administrative et l’excellence pédagogique. Le plan de transformation Cisco Connected Learning peut les aider, étape par étape, à atteindre cet objectif.

UNE MISSION NOUVELLE POUR L’ÉCOLE

Une mission nouvelle Dans ce contexte de fin de millénaire, ne faut-il pas élaborer un urgent projet éducatif d’envergure propre à redonner à l’École une mission nouvelle, projet qui ne pourra être rendu possible que par la lucidité de décideurs institutionnels mais aussi par l’existence de ces technologies de L’Éducation et de la Communication ? Une redéfinition de la mission de l’École ? Nombreuses sont les personnes qui ne perçoivent pas l’actuelle situation d’équilibre instable du monde de l’Éducation, situation préoccupante, situation pouvant contribuer à mettre en danger les bases de la société, situation dont les origines sont multiples (adéquation du système éducatif à la société mais aussi pédagogie insuffisante de ceux qui s’expriment dans la presse écrite ou parlée sur la problématique de L’Éducation…).

A la lumière des enquêtes actuelles, des nombreuses expériences réalisées et des besoins fondamentaux identifiés, on devrait retrouver dans cette nouvelle École et au début du long parcours scolaire prévu (que beaucoup d’élèves actuellement ne terminent pas ou finissent mal) l’apprentissage de concepts élémentaires, éternels ou récents : parler, lire, écrire, comprendre ce qui est lu, écrire ce qui est pensé, calculer, avoir des notions d’instructions civiques mais aussi être initié aux problèmes de l’environnement, à la pratique du clavier, à l’autoformation, à la recherche d’informations. Ces bases indispensables, dont la nature dépend aussi des spécificités du pays concerné, devraient être maîtrisées pour prétendre poursuivre le cours normal de la scolarité. Cette scolarité devrait enfin donner des aptitudes pour “apprendre à apprendre”, fonction qui devra être exercée tout au long d’une vie d’adulte dans le cadre des activités professionnelles car tout ne peut être acquis à l’École et l’acquis peut devenir rapidement obsolète.

Une enquête de l’Organisation de Coopération et de Développement Économique, réalisée en 1995, a mis en évidence le taux d’illétrisme de pays développés ou plus exactement un certain taux d’inaptitude à la compréhension d’un texte simple. Les résultats de cette enquête montrent d’abord des variations importantes et inattendues d’un pays à l’autre. En valeurs absolues les résultats du taux d’illétrisme (variant de 7,5 % à 42 % pour ces pays) sont surprenants, déconcertants, polémistes et contestés (un taux d’illétrisme important peut indiquer un système éducatif défaillant…). Mais, en comparant ces taux d’illétrisme aux valeurs correspondantes de la part per capita du budget affecté à l’Éducation on peut conclure que l’importance du budget accordé à l’Éducation n’explique pas tout : les taux d’illétrisme de deux pays peuvent être très différents malgré des “budgets-Éducation par habitant” semblables. En d’autres termes l’efficacité du système éducatif, donc une probabilité de meilleure intégration socio-économique, ne dépendra pas uniquement des mesures financières prises (la formule “des locaux, des professeurs et des crédits” ne résout pas tout). Les chiffres de l’OCDE le montrent.

Tout le monde le savait ou s’en doutait, mais il est toujours réconfortant que les mathématiques apportent leur caution. Cette efficacité dépendra aussi des solutions apportées aux problèmes qui prennent leur source dans :

 – Le mode de fonctionnement du monde de l’Éducation pénalisé par la lourdeur, l’obsolescence et l’inadéquation économique des programmes, les classes hétérogènes, les difficultés de la fonction enseignante,… – Les critères psychosociologiques (course aux diplômes, dévalorisation du travail manuel…).

– Le centralisme qui propose des projets éducatifs difficile à mettre en œuvre à l’échelon national. – Le manque d’une information exhaustive des familles, et plus généralement de la société civile, qui véhiculent souvent des informations fausses.

– La sous-utilisation (ou non-utilisation) des outils issus des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et des pratiques pédagogiques associées.

– Le niveau insuffisant de compétence et de connaissance de “terrain” des commissions chargées de réfléchir, d’évaluer, d’enquêter, de débattre, de proposer, sur le fonctionnement du système éducatif en général et des usages multiples des Technologies de l’Information en particulier, tout ceci dans un contexte d’interdépendance culturelle de tous les pays.

Les Congrès de l’UNESCO

Cette réflexion sur les interactions entre l’École et les “Technologies de l’Information et de la Communication» (TIC) est menée depuis presque 20 années par tous les pays qui font des efforts importants pour introduire les usages de ces techniques. Cela fait plus de 10 ans que de grands projets, du type “Informatique pour Tous”, ont été mis en œuvre dans les pays avec des objectifs grandioses dans lesquels l’objectif “Éducation tenait une place importante. Il y a déjà 7 années, en avril 1989, que le 1er Congrès International sur le thème “Éducation et Informatique” était organisé par l’UNESCO à Paris.

D’autres congrès internationaux ont été régulièrement organisés ou encouragés par l’UNESCO sur le thème de “l’introduction et des apports des TIC dans les systèmes éducatifs”.

L’intérêt de cette organisation internationale relevant de l’ONU indique tout l’espoir qu’apporte le développement des TIC mais aussi toutes les difficultés observées dans leur appropriation par le monde de l’Éducation et dans la mise en oeuvre des recommandations identifiées dans toutes ces réunions internationales. Il faut aussi noter que cette appropriation semble s’être singulièrement ralentie malgré les bonds technologiques de ces cinq dernières années caractérisés par :

– la numérisation de l’Information et les techniques de compression, – la croissance rapide de la puissance des outils de traitement de l’Information, – le développement des réseaux de communication débouchant notamment sur internet, qui devrait devenir un véritable phénomène de société lorsque le problème des débits sera résolu.

Le décalage technologique du système éducatif par rapport à la société Décalage technologique caractérisé par : – La présence croissante des outils issus des TIC dans le milieu familial des pays développés.

– La possibilité d’accès à des ordinateurs-terminaux dans le cadre de structures institutionnelles (écoles, municipalités, bibliothèques…), de clubs ou d’associations.

– Les facilités avec lesquelles les enfants investissent ces nouvelles pratiques “scolaires”. – La possibilité d’accès à des images inédites, des articles récents, des informations pertinentes.

 – L’accroissement des communications planétaires intenses (mieux connaitre l’autre…). — L’explosion de la puissance et des applications de ces technologies.

– La diffusion de ces technologies à l’échelle planétaire, la baisse continue des coûts. (Conséquences de l’universalisation des composants électroniques “circuits intégrés”).

On peut noter que dans les années 80, les outils issus des TIC s’ajoutaient à tous les autres dans la panoplie offerte à l’enseignant. Dans cette approche, les systèmes éducatifs n’ont pas été ébranlés sur leurs bases et leur efficacité ne s’est pas pour autant accrue de façon significative. Aujourd’hui, on se rend compte évidemment que l’efficacité pédagogique des TIC ne s’exprimera pleinement que dans le cadre d’une transformation profonde des structures du tissu éducatif : un enseignement partiellement individualisé sur mesure. Ces Technologies vont nécessairement induire une transformation radicale des fonctions Éducation, formation, accès aux connaissances, accès au savoir-faire, accès au savoir-faire-faire, préparation à la vie d’adulte. Dans un tel contexte les murs de l’École semblent avoir éclaté. En réalité, ils sont devenus plus perméables, essentiellement grâce aux réseaux de communication, supports multimédias (Internet, CD-ROM, etc.)…

L’École s’ouvre à un plus large public et s’adapte au rythme de chacun en permettant une individualisation de l’Éducation. De plus, l’acquis culturel n’étant plus considéré comme définitif, on retourne à l’École tout au long de la vie.

– l’École contribue à désenclaver les zones éloignées des centres d’Education/formation traditionnels. De ce fait, les pays en voie de développement bénéficient, plus facilement et à meilleur coût, de certaines compétences des pays développés (CD-ROM-encyclopédie ; CDROM-autoformation ; CD-ROM-évaluation ; Information ; Banques de Données ; formations à distance ; échanges culturels via Internet…).

 – l’École accède à la culture et au savoir-faire planétaires quelle que soit sa situation géographique. Elle s’ouvre sur les autres cultures, sur les autres élèves, sur les autres professeurs, sur les autres, sur le monde.

L’École associe la société (monde professionnel, centre culturel, associations diverses, familles des élèves, ministères…) dans sa fonction éducatrice/formatrice : la société apporte son expérience, ses experts…

 – l’École se fait mieux connaître : la société, dans certaines conditions, pourra mieux suivre le déroulement de la scolarité (accès à l’information administrative, au cursus de l’élève) ou accéder plus facilement aux résultats d’un concours, à la correction d’un exercice, au processus d’inscription dans un établissement.

Une chance à saisir L’ère des nouveaux médias ne supprime pas les autres problèmes fondamentaux (problèmes de redéfinition et de gestion de l’espace scolaire, du temps scolaire, des formations nouvelles des enseignants, des programmes, des contenus…) qui peuvent se poser dans le monde de l’Éducation et qui attendent des solutions indépendantes de l’utilisation ou non d’outils nouveaux.

 Néanmoins, les nécessités pédagogiques, les besoins socioprofessionnels, la planétarisation de la Communication et de l’Éducation, le contexte de mondialisation de l’Économie, les projets politiques de société nouvelle supposent une introduction des “Technologies de l’Information et de la Communication” dans l’Éducation.

 L’École se trouve dans l’obligation incontournable de prendre ces problèmes (et des solutions) en considération, car dans le cas contraire elle prend en plus le risque de se trouver totalement déphasée par rapport au monde de la production qui, depuis longtemps, s’est approprié les applications de la numérisation de l’information et des réseaux multimédias.

 Dans ce contexte, la société a besoin d’un Enseignant nouveau, maîtrisant de nouveaux outils mais dans une École nouvelle tournée vers la vie (de l’Enseignement Primaire aux Études Supérieures), nouvelle comme sa mission, ses programmes et leur contenu, nouvelle car accueillant une population plus nombreuse, plus diversifiée. Mais l’identification d’une politique, assortie des moyens matériels et humains nécessaires, programmée sur plusieurs années doit être associée à une stratégie d’optimisation des moyens, à une obligation de pérennité, de réussite, de réalisme. La mise en œuvre et les leçons correspondantes des multiples projets “Informatique” des années 80 illustrent le caractère fondamental de ces propos.

Les Technologies de l’Information et de la Communication constituent pour toutes les nations une chance à saisir : pour les pays développés un moyen de sortir d’une situation de blocage caractérisant leur système éducatif, pour les autres pays une plus grande facilité pour accéder au meilleur coût au savoir-faire des nations, savoir-faire relevant du patrimoine mondial. Une nouvelle définition de la mission de l’École et de l’Enseignant pourrait être proposée à cette Société du XXIe siècle en relançant une réflexion sur ces problèmes d’interaction “Monde de l’Éducation et Technologies de l’Information et de la Communication”, en prenant conscience de l’incontournable mutation que le monde de l’Éducation devra négocier. L’École retrouverait dans cette démarche un espoir d’efficacité, d’adéquation socio-économique, d’ouverture sur la vie et d’avenir pour une jeunesse en quête d’une insertion sociale réussie.

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المركز الديمقراطى العربى

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