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Research studies

L’UNIVERSITE SALAH BOUBNIDER ENTRE ATTRACTIVITÈ ET COMPETITIVITÈ

SALAH BOUBNIDER UNIVERSITY BETWEEN ATTRACTIVENESS AND COMPETITIVENESS

 

Prepared by the researcher 

ABADA Rofia,  Laboratoire Ville et Santé (LVS) Faculté d’Architecture et d’Urbanisme de Constantine (Algérie). (Algérie).Université Salah Boubnider Constantine

LABII Belkacem –   Directeur du laboratoire ville et santé, Faculté d’Architecture et d’Urbanisme de Constantine

Democratic Arab Center

Journal of Urban and Territorial Planning : Sixth Issue – December 2020

A Periodical International Journal published by the “Democratic Arab Center” Germany – Berlin

Nationales ISSN-Zentrum für Deutschland
ISSN (Online) 2698-6159
ISSN   (Print)  2699-2604 
Journal of Urban and Territorial Planning
 :To download the pdf version of the research papers, please visit the following link

https://democraticac.de/wp-content/uploads/2020/12/%D9%85%D8%AC%D9%84%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%AE%D8%B7%D9%8A%D8%B7-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D9%85%D8%B1%D8%A7%D9%86%D9%8A-%D9%88%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AC%D8%A7%D9%84%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%AF%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D8%A7%D8%AF%D8%B3-%D9%83%D8%A7%D9%86%D9%88%D9%86-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%88%D9%84-%E2%80%93-%D8%AF%D9%8A%D8%B3%D9%85%D8%A8%D8%B1-2020.pdf 

RÉsumÉ

     L’université algérienne souffre de son image, de son inertie et de son incapacité à mobiliser ses ressources pour entrer dans une concurrence régionale, nationale, voire mondiale. Dans ce travail nous allons essayer d’apporter un nouveau regard sur cette université algérienne qui peine à se faire classer dans les Rankings, non seulement à l’échelle africaine, mais aussi à l’échelle mondiale. Notre terrain d’étude et celui du pôle universitaire Constantine 3. Nous avons opté pour une méthodologie descriptive et analytique, passant de la macro, qui est représenté par l’Université algérienne au micro, qui est représenté par notre terrain d’étude l’université Salah Boubnider. Ce passage du national au local  nous a conduit à conclure que le pôle universitaire Constantine 3, dégage un potentiel conséquent en matière de recherche scientifique et de développement, ainsi qu’en population estudiantine, ce qui devrait créer un dynamisme urbain au sein de la ville de Constantine, et jouer en faveur de l’attractivité et de la compétitivité de la ville et de ses universités, afin qu’elles deviennent plus performantes et plus efficaces.

Abstract

The Algerian university suffers from its image, its inertia and its inability to mobilize its resources to compete regionally, nationally and even globally.  In this paper we will try to provide a new perspective on this Algerian university which struggles to be ranked in the Rankings not only at the African level, but also at the global level. Our field of study and that of the Constantine 3 university pole, we have opted for a descriptive and analytical methodology, moving from the Macro, which is represented by the Algerian University to the Micro, which is represented by our field of study the Salah Boubnider University, moving from the global to the local led us to conclude that the Constantine 3 university pole, has a significant potential for scientific research and development, as well as a student population, which creates an urban dynamism within the city of Constantine, and which will play a role in making the city and its universities more attractive and competitive so that they become more efficient and effective.

Introduction

L’Université représente un puissant levier de développement que ce soit sur l’échelle locale ou régionale. Constantine métropole compte aujourd’hui quatre universités distinctes. Les institutions scientifiques nourrissent et participent efficacement au développement de toute métropole universitaire; par la croissance économique, elles renforcent considérablement le potentiel intellectuel de la ville. Il faut noter que les arguments géographiques, sont la taille de la population,  son emplacement au  sein de la ville, la beauté de la ville et la sécurité de l’approvisionnement alimentaire (Lorenz, 1999).

Le rôle important des universités pour la prospérité économique des villes a été confirmé dans une étude sur les villes anglaises réalisée par (Parkinson, 2006) qui affirmait que les universités sont « la clé de l’innovation dans la ville » «si elles recrutent avec succès leurs enseignants et personnels elles seront éventuellement  capables  de retenir les diplômés au sein de cette même université » et « d’encourager les liens durables entre la ville, l’université et les entreprises locales » (Parkinson, 2006, p. 104). Selon (Huber, 2012, p. 107 /126) cette La double stratégie consiste réellement à attirer et à retenir les firms et les travailleurs de la Recherche et Développement  R&D  elle peut être efficacement soutenue par des politiques de clusters axées sur les initiatives du marché du travail et de la marque, plutôt que de simples stratégies locales de mise en réseau. D’ailleurs Le programme de Goddard et Vallance (Goddard, 2013), et le livre L’université et la ville visent explicitement à élargir la recherche notamment dans ce domaine « sur les universités en tant qu’agents du développement basé sur la connaissance dans les espaces économiques et politiques des régions» (Heffernan M., 2018, p. 1).

Nous notons que dans cette recherche ils se focalisent sur la vie étudiante et le rôle que jouent les campus universitaires dans le développement urbain, ainsi que d’autres impacts de l’université sur diverses caractéristiques sociales, culturelles, économiques et durables de la ville. L’université doit être réintégrée en tant que facteur important et crucial dans le développement qu’il soit d’ordre humain, social, culturel, économique.

Le travail que nous allons présenter verse dans nos travaux de recherche effectués durant quatre années de recherche sur l’université algérienne, abordant principalement le concept d’Université en générale, en marquant un passage du global au local, c’est à dire que nous nous focaliserons sur les universités algériennes et particulièrement celles de Constantine métropole.

1-  L’UNIVERSITE MOTEUR DE DEVELOPPEMENT

1.1/ Université et attractivité   

« Les universités sont des composantes importantes de nos villes, elles constituent des éléments phares, majeurs et attractifs, elles jouent aussi le rôle de moteurs pour le dynamisme local, l’attractivité économique et touristique» (MOKHEFI Sidali, 2016/ 2017), ainsi que le développement culturel, elles nourrissent les innovations en tout genre, d’ailleurs de nombreuses villes profitent de cet avantage d’être des villes universitaires et tirent par conséquent un énorme profit des universités en question, ainsi que de leurs étudiants.

1.2/ Dans ce cas-là y a-t-il des villes étudiantes plus attractives que d’autres ?

Quel est le rôle que joue les universités, et de ceux qui les fréquentent dans la dynamique d’une ville ? Nos universités algériennes ont connus plusieurs bouleversements, elles ont participé et évolué sur le plan quantitatif d’une façon assez particulière et rapide, notamment durant cette dernière décennie. Elles jouent le rôle d’aimant attirant l’élite de la société, une élite estudiantine particulière de par ses attentes et ses besoins, en matière d’infrastructures et d’enseignement. Il faut admettre que l’université fait aujourd’hui partie intégrante de la ville, elle participe à la construction et l’impulsion d’une dynamique, qui nourrit la ville et nourrit son effervescence, elle est doté d’une architecture particulière Campus, Pôle universitaire ou Ville universitaire, l’université dessine au sein du territoire des figures surprenantes et différentes qui ne cesse de muter, selon ses besoins et les attentes de ceux qui la pratique quotidiennement, c’est à dire les enseignants, les étudiants, le personnel …etc. Elle gagne en réputation et en rayonnement, grâce à cette élite estudiantine qui nourrit ses espaces et qui est l’âme même de l’université. Par son dynamisme, sa façon d’être et de faire, son savoir, elle crée de la vie et donne du sens à l’espace universitaire tout simplement.  « Alors comment cette catégorie active, qui est représentée par les étudiants arrive elle à rendre ses espaces universitaires plus attractifs » (ville, 2019)? Et est ce qu’on peut qualifier une ville universitaire d’une ville attractive?

1.3/ L’étudiant un super héros en ville

Nous devons admettre que l’étudiant possède le pouvoir de  transformer la ville, il a aussi la capacité et le don de la façonner à son propre rythme juste en la pratiquant, il lui donne un sens et une âme qui est exclusive aux villes universitaires. « En France comme dans le reste du monde, ville étudiante fait souvent bon ménage avec bien-être et bonne qualité de vie. Nous connaissons d’ailleurs de réputation les grandes villes universitaires comme Paris, New York ou encore Londres. Une corrélation ressort d’ailleurs à de multiples reprises : une ville qui attire est souvent une ville dans laquelle la vie étudiante est bien ancrée dans son fonctionnement, à l’image de Lyon ou Toulouse, mais aussi de Rennes et Angers.» (ville, 2019). L’étudiant apporte en quelque sorte sa touche personnelle au sein de la ville, il représente pour certaines villes/centre-ville le maillon fort de cette population, puisqu’il vient influer la ville d’une façon radicale, et en même temps significative. Il participe dès lors au développement culturel, à la vie associative, parfois même politique, il investit des efforts considérables dans l’innovation, il transforme la ville en un lieu de vie et de partage, en fréquentant les snacks, fastfoods, pizzerias, restaurants parcs et squares, espaces urbains etc… La ville est transformée elle est à la fois calme, vivable, et vivante.  Les étudiants sont ses acteurs actifs de la ville, par rapport à leurs pratiques, notamment en ce qui concerne la consommation, les sorties de travail ou pour se distraire, ils boostent dès lors l’économie de la ville. « Et oui, étudier c’est une chose, mais se détendre en est une autre et l’étudiant a su s’imposer comme un pilier majeur de l’économie de loisirs dans nos espaces urbains. Bars, cafés, clubs… des lieux fortement prisés par les étudiants et qui participent activement à l’économie d’une ville » (ville, 2019). Et si c’est dans un sens, ça l’est également dans l’autre. « Les universités sont des lieux de rencontres et d’échanges culturels grâce à divers liens internationaux entre leurs étudiants, leurs chercheurs et leurs universitaires » (par exemple, (Gunter, 2017); (Jöns, 2015); (Madge, 2015); (Meusburger, 2012) (Tournès, 2017). « En effet, ces espaces de consommation et de sortie sont vecteurs d’emplois ! De nombreux petits jobs ou emplois à temps partiels sont occupés par des étudiants les soirs et les week-ends, ce qui a un effet très positif pour l’économie des villes. Les morceaux de ville, les quartiers associés à la vie estudiantine bénéficient donc d’une réputation active, créative, festive.» (ville, 2019). Sur le plan culturel « les villes universitaires sont génératrices de culture et de dynamisme artistique en tout genre, et la musique est la branche artistique la plus développée par les étudiants. Un espace urbain où l’on croise des groupes de musique, des DJs, ou encore des fanfares, attire par son atmosphère dynamique.» (ville, 2019)

2- METHODOLOGIE

L’analyse des concepts et des différents travaux effectués en amont de notre travail de recherche, qui a comme objet l’Université, nous a permis de lever le voile sur plusieurs aspects de l’Université algérienne, nous avons d’ailleurs constaté que ce sujet est timidement abordé par rapport à son importance sur le plan économique, social et culturel. Notre étude de terrain a révélé des réalités inquiétantes, notamment en ce qui concerne la relation du couple Université-ville, surtout dans le domaine de l’attractivité et de la compétitivité.

Pour arriver à lever le voile sur ces constats nous nous sommes posé trois questions.

  • Est-ce que l’université Constantine 3 a les potentialités nécessaires en matière de recherche scientifique et de développement R&D ?
  • Si c’est le cas peut-elle participer à un dynamisme urbain au sein de la ville de Constantine ?
  • Peut-elle devenir une université attractive et compétitive ?

     Dans cette étape phare de notre recherche, nous nous sommes basés sur la collecte des données théoriques sur la thématique de l’Université, il faut noter qu’il y a une abondance de travaux dans ce domaine en général, mais dans le cas de l’université algérienne, et en particulier celles de Constantine ce ne fut pas le cas.

Nous allons donc focaliser notre analyse sur les universités de Constantine, et en particulier nous effectuerons un zoom sur celle de Constantine 3, Salah Boubnider qui représente le terrain d’étude de notre travail de thèse de doctorat, traitant de la relation du pôle universitaire Constantine 3 avec son territoire et ses impacts sur la ville.

Nous voulons juste préciser que pour l’étude du terrain en question nous avons consulté le site officiel de l’université Constantine 3, la majorité des informations et données utilisées ont été puisé et collectées dans ce site, nous devons aussi noter que l’université Salah Boubnider n’a que sept ans d’existence, c’est une université nouvellement implantée, ce qui a été contraignant pour la collecte des données qui se font rare, nous précisons aussi que le site de l’université Constantine 3 a été piraté en Mars 2020 et qu’il a été reconstruit à zéro.

2.1-Les grandes transformations dans l’université algérienne

Suite à l’indépendance la société algérienne a muté, face à elle  l’université rentre aussi dans une ère de changement jamais enregistré dans l’histoire de l’Algérie, plusieurs transformations voient le jour et participe à changer la donne de l’université algérienne (M.E.S.R.S 2020).

2.2-L’université algérienne face à ces mutations

Suite à nos différentes lectures, notre choix c’est porté sur un retour en arrière, afin de mettre en lumière l’histoire de l’université algérienne, et pour arriver à comprendre son évolution et ses transformations dans le temps et l’espace.

2.2.1. La première transformation est l’accroissement considérable des effectifs des étudiants

504 étudiants en 1954, quelques milliers 10 ans plus tard les étudiants algériens se comptaient en dizaines et même en centaines de milliers (350 000 en 1998) (M.E.S.R.S 2020). Il faut noter qu’actuellement, selon l’ex ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Mr Tahar Hadjar « le nombre d’étudiants universitaires avait atteint un peu plus de 1 730 000 pour l’année 2018/2019, et serait de deux millions durant l’année 2019/2020. De cette explosion des effectifs qui a une relation avec la mutation de la population sur le plan social, on dénote que la majorité des familles algériennes sont désireuses que leurs enfants poursuivent des études supérieures.» (L.O.CH, 2018)

2.2.2. La deuxième transformation est l’élargissement du réseau universitaire

« Qui s’étendit non seulement vers les autres métropoles et villes du Nord mais aussi aux Hauts plateaux et au Sud. On est ainsi, passé d’une université unique (Alger) et de deux centres universitaires (Oran et Constantine) à l’indépendance, à 55 établissements universitaires (dont 13 universités) repartis à travers 30 villes en 1997 sans compter les nombreux centres de l’Université de la formation continue » (Djamel GUERID, 1998). Actuellement le réseau universitaire algérien compte cent six (106) établissements d’enseignement supérieur répartis sur quarante-huit wilayas (48), couvrant tout le territoire national. Ce réseau est constitué de cinquante (50) universités, treize (13) centres universitaires, vingt (20) écoles nationales supérieures, dix (10) écoles supérieures, Onze (11) écoles normales supérieures et  deux (02) annexes (M.E.S.R.S 2020). Les missions et les règles particulières d’organisation et de fonctionnement de l’université sont fixées par le décret exécutif n° 03-279 du 24 djoumada el thania 1424 correspondant au 23 août 2003 (J.O.R.A.D.P Année 2003, n° 51, Pages 4 – 13) modifié et complété par le Décret exécutif n° 06-343 du 4 ramadan 1427 correspondant au 27 septembre 2007 (J.O.R.A.D.P Année 2006, n° 61, Pages 21 – 22 ) (M.E.S.R.S 2020)

2.2.3. La troisième transformation est la constitution d’un corps enseignant national et son rapide développement

Le nombre des enseignants algériens passe, en effet de 82 en 1962 à 14 581 en 1997, et 17 460 enseignants en 1999/2000, «puis 60 000 enseignants universitaires en 2017/ 2018» (L.O.CH, 2018).

« L’algérianisation de l’encadrement avoisine les 100 % (99,52%) même si la représentation des enseignants de rang magistral était très faible » (Djamel GUERID, 1998).

2.2.4. La quatrième transformation est la progression remarquable de la représentation féminine à l’Université

 « II suffit de penser qu’en 1954 les étudiantes étaient en tout et pour tout 22, c’est à dire environ la moitié des étudiantes inscrites en filière sociologie de l’éducation (3ème année) de l’Institut de sociologie d’Oran (1997-1998).  En 1998 elles se comptent par dizaines de milliers et pour nombre de filières, elles sont plus nombreuses que les garçons » (Djamel GUERID, 1998). « Abordant par ailleurs la question du genre dans l’enseignement supérieur algérien, chiffres à l’appui, le ministre a indiqué que les filles représentaient, en 2017, 62,5% des inscrits et 65,6% des diplômés dans les universités algériennes. Au niveau des études doctorales, elles représentent aujourd’hui 52,5% des effectifs.» (L.O.CH, 2018)

2.2.5. La cinquième transformation est l’arabisation d’un grand nombre de disciplines

« Non seulement dans les sciences de l’homme et de la société qui sont toutes enseignées en arabe ; depuis le début des années 80, mais aussi dans les sciences exactes et de la nature. » (Djamel GUERID, 1998).

2.2.6. La sixième transformation est le renversement du rapport entre d’un côté les langues et les sciences humaines et sociales et de l’autre les sciences naturelles et les technologies

« La nouveauté par rapport à la première période de l’indépendance est que l’hégémonie, en termes de masse et de prestige, appartient désormais aux sciences exactes et appliquées. Ces transformations de type quantitatif eurent des effets qualitatifs importants et posèrent des problèmes nouveaux et redoutables » (Djamel GUERID, 1998).

3- RESULTATS ET DISCUSSIONS

3.1- L’Université algérienne souffre de son image

Plusieurs facteurs ont participé à éjecter l’Université algérienne vers la spirale infernale, nous en citerons quelques-unes :

  • L’éclatement de l’université, effectifs en continuelle croissance.
  • Mutation de la composante estudiantine sur le plan social et culturel.
  • Le niveau de l’enseignement supérieur qui ne cesse de dégringoler pour cause des amphis en sureffectifs, en réalité sur le plan quantitatif rien ne va plus,
  • Les conditions de travail de l’enseignant qui laissent à désirer sur le plan qualitatif,
  • Un niveau médiocre sur le plan réceptif des étudiants, l’émission des enseignements se fait dans de mauvaises conditions,
  • La raréfaction des débouchés et le taux de chômage élevé, surtout dans certaines branches et spécialités notamment techniques,

En résumé l’université élite est devenue ingérable, difficile à maitriser, nous sommes à l’ère de l’Université de masse, pour laquelle rien ne laisse pour un avenir prometteur. L’université se retrouve dans l’impasse.

3.2- Des constats alarmants

Des parents qui préfèrent payer les études universitaires de leurs enfants, à travers des inscriptions couteuses via Campus France, et d’autres pays européens, et des pays de l’Est, à la recherche de la qualité de l’enseignement, le but réel est de leur garantir des postes supérieurs où la décision et le commandement trouveront place. Face à cette situation délicate, l’État préfère donc opter pour la solution de permettre aux universités privées de voir le jour, d’ailleurs une première université privée verra le jour dans un futur proche dans la capitale Alger, spécialisé dans le domaine des Sciences. Elle accueillera sans doute une catégorie aisée socialement, et sera réservée à quelques privilégiés.

3.3- Décalages et dysfonctionnements

L’université algérienne devient cette inconnue qui n’arrive pas à se faire une place, le mal est profond, face un futur flou. « Désenchantement, dégradation, dysfonctionnement, distorsion, décalage, dérive » (Djamel GUERID, 1998), .., Les «d » s’enchaînent et en même temps les dés sont jetés, le malaise s’installe et met mal à l’aise toute la famille universitaire, qui attend beaucoup de cet avenir incertain.  « Le dysfonctionnement se situe, aussi, au niveau du rapport offre de produit-demande sociale et au niveau des relations pédagogiques. Mohamed-Lakhdar BENHASSINE (Universités d’Alger et de Blida) montre que «l’université jugée sur son produit, devient, (..) Objet de plaintes (..) telles que l’inadéquation de ceux qu’elle forme aux problèmes et aux tâches de gestion de l’économie». II se situe également au niveau des rapports pédagogiques qu’analyse longuement l’auteur. II insiste, à ce propos, sur l’effet du nombre qui apparaît comme «une charge d’inertie très lourde dans le fonctionnement de la relation pédagogique, charge qui va ralentir les rythmes de formation et allonger les périodes d’examen». II faut ajouter aussi que cette charge dégrade la qualité de réception des cours et par conséquent contribue à abaisser le niveau de formation lui-même.» (Djamel GUERID, 1998)

3.4-L’Université algérienne et les Rankings : Le top des universités algériennes

Dans ce tableau on retrouve le classement des universités et écoles supérieurs, et nationales supérieures algériennes, issues du site UniRank (UniRank, 2020) au total 81 établissements de l’ESR[1].

Figure N° 1.  Classement des universités algériennes 2019

Source:https://www.4icu.org/dz/?fbclid=IwAR05w2TTAP9B5NPJy8OcMIF_nIlNmjMTYK0DA8Zac8sCXYDKGI4tJastPbQ

On constate que les universités de Constantine par rapport au classement universitaire algérien (UniRank, 2020) occupent le classement selon l’ordre qui suit :

  • L’Université Constantine 1 Mentouri occupe la troisième place, (03)
  • L’Université Constantine 2 Abdelhamid Mehri occupe la trente cinquième place (35)
  • L’Université Constantine des sciences islamiques Amir Abdelkader occupe la quarante neuvième place, (49)
  • L’Université Constantine 3 Salah Boubnider occupe la cinquante neuvième place. (59)

Il faut noter que l’Université de Salah Boubnider à presque sept ans d’existence, depuis Septembre 2013, en comparaison avec celle de Mentouri qui a plus de cinquante ans d’existence depuis 1969, et celle de Abdelhamid Mehri qui affiche neuf ans d’existence depuis 2011, et enfin l’Université islamique Amir Abdelkader qui a à son compte trente-six  ans d’existence c’est à dire depuis 1984.

3.5-Le top des universités en Afrique qu’en est-il de L’Algérie ?

Figure N° 2.  Classement des universités en Afrique 2019

Source:https://www.4icu.org/dz/?fbclid=IwAR05w2TTAP9B5NPJy8OcMIF_nIlNmjMTYK0DA8Zac8sCXYDKGI4tJastPbQ

3.6-Lecture des Rankings à l’échelle africaine

A l’échelle africaine (UniRank, Afrique, 2020) la donne est différente, les universités les plus prestigieuses sont celles de l’Afrique du Sud d’ailleurs sept d’entre elles occupent les premières places, la première université algérienne qui occupe le premier classement est celle de Tlemcen Abou Bekr Belkaid, portant la trente cinquième (35) place, à l’échelle africaine, suivie de celle de Abderahmane Mira de Bejaia avec la quarante deuxième place (42), et enfin celle de Mentouri Constantine 1, avec la quarante huitième place (48), ce sont les trois meilleurs universités algériennes par rapport au classement des universités africaines.

3.7-Université Salah Boubnider attractive ou compétitive ou les deux à la fois ?

Suite à notre étude du terrain nous avons pu constater que l’université Constantine 3 alias Salah Boubnider possède un potentiel conséquent en matière de visibilité nationale et internationale (Figure 3 et Figure 4) notamment par :

3.8- Collaboration et Conventions Interuniversitaires/internationales avec :

  • L’AIDEC : Agence Internationale pour le développement de l’Education et de la Coopération[2].
  • L’Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme INAU au Maroc[3].
  • Université Sidi Mohamed Ben Abdellah au Maroc[4].
  • Université de Strasbourg en France[5].
  • Technische Universität Dortmund Germany[6].
  • Université de Bacău en Roumanie[7].
  • Université Saint-Joseph de Beyrouth[8].
  • Aix-Marseille Université en France[9].
  • Collège de Maisonneuve à Montréal au Canada[10].
  • Université de Craiova en Roumanie[11].
  • Université de Bretagne Occidentale UBO[12].
  • Campus de Mont Saint Aignan – Université de Rouen Normandie[13].
  • Université polytechnique de Madrid[14].
  • Université de Bucarest en Roumanie[15]. (Figure 3)

Figure N° 3. Partenaires internationaux avec L’université Salah Boubnider Constantine 3

Source: http://univ-constantine3.dz/international/

      Ainsi que les universités partenaires à l’échelle nationale qui sont du nombre de quinze universités (Figure 4) que nous allons citer en aval :

  • L’école Polytechnique d’Architecture et d’urbanisme d’Alger EPAU[16].
  • Université Centrale de Mostaganem UMAB[17].
  • Université Mohamed Khider Biskra[18].
  • Université Larbi Ben M’Hidi[19].
  • Université des Sciences et de la Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf[20].
  • Université Abou Bekr Belkaid, Pôle Chetouane[21].
  • Université Amar Telidji, Laghouat[22].
  • Université de Batna 2[23].
  • Université Constantine 2. Abdelhamid Mehri[24].
  • École normale supérieure Assia Djebar de Constantine[25].
  • Université Des Sciences Économiques Badji Mokhtar Annaba[26].
  • Université des Sciences Islamiques Emir Abdelkader[27].
  • Université Mohamed Boudiaf – M’sila[28].
  • Université Saad Dahleb Blida[29].
  • École Nationale Supérieure Agronomique[30].

Figure N° 4. Partenaires nationaux avec L’université Salah Boubnider Constantine 3

Source: http://univ-constantine3.dz/international/

En ce qui concerne les relations avec le monde économique et social au sens large nous retrouvons donc:

Convention dans le cadre de partenariat avec :

  • La wilaya de Constantine,
  • La Direction du logement et des équipements publics de la wilaya de Constantine (DLEP).
  • Pharmal filiale du groupe SAIDAL de Constantine.
  • Office national d’assainissement (ONA).
  • La direction de l’urbanisme de l’architecture et de la construction de Constantine (DUAC).
  • L’Agence nationale de promotion et de développement des parcs technologiques (ANPT).
  • Entreprise Tracteurs Agricoles (ETRAG).
  • Direction de l’Emploi Wilaya de Constantine-DAEWOO (construction).
  • Direction de l’Emploi Wilaya de Constantine-KUR -INSAAT (construction).
  • Direction de l’Emploi Wilaya de Constantine-KUR GURBUZ (construction).
  • Direction de l’Emploi Wilaya de Constantine- CIEGC-CAP.
  • Etablissement d’Aménagement des villes d’Ain Nahas et Ali Mendjeli.
  • Conseil Local de l’Ordre des Architectes.
  • Confédération Générale des Entreprises Algériennes.
  • Etablissement public de gestion des centres d’enfouissement techniques et  traitement des déchets de Constantine -EPIC EPWG6 CET.
  • Direction de L’environnement de la wilaya de Khenchela.
  • Le cabinet d’études environnement et risques industriels -Sarmouk Toufik.
  • La Direction De L’environnement De La Wilaya De SKIKDA.
  • La Direction de l’environnement de la wilaya de MILA.
  • La Direction de l’environnement de la wilaya de Sétif.
  • La Direction de l’environnement de la wilaya de Jijel.
  • Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ)
  • Agence nationale de valorisation des résultats de la Recherche et du Développement technologique

Convention de stage :

  • LDM Laboratoires de Diagnostic Maghrébins / Constantine.
  • Convention cadre dans le domaine de la Formation.
  • Direction Générale de Douanes.
  • L’Agence nationale des changements climatique.
  • Convention de sponsoring :
  • Convention de sponsoring.

Convention de coopération :

  • L’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ)

3.9- Les projets et les réseaux internationaux :

3.9.1- Avec TETHYS

Le Consortium des Universités Euro-Méditerranéennes TETHYS fut créé, le 28 janvier 2000, par 22 universités du pourtour méditerranéen. TETHYS est un réseau porté par Aix-Marseille Université et qui comprend actuellement plus de 60 universités de 19 pays.  Il regroupe les principales universités du Maghreb, du Mashrek et des pays du Sud de l’Europe.

Ce partenariat permet d’entreprendre des actions en réseau de grande envergure avec le soutien de programmes nationaux et européens. Tout ceci contribue à promouvoir une politique active de coopération internationale au niveau européen mais également au niveau mondial et permet à la communauté universitaire d’être parfaitement lisible sur l’espace euro-méditerranéen. TETHYS est un lieu d’échanges et de partages, un lieu de convivialité que nous devons préserver pour un futur durable en Méditerranée[31].

Ces Missions

  • Construire un lieu d’échanges culturels et scientifiques permettant d’apporter une contribution forte et pérenne à la construction de l’Espace Euro-Méditerranéen de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
  • Favoriser la coopération entre les pays euro-méditerranéens grâce au partage des savoirs, l’harmonisation des connaissances et l’échange des cultures.
  • Développer des partenariats « gagnant-gagnant » entre le Nord, le Sud et l’Est de la Méditerranée.

3.9.2- Avec COMARES établissements universitaires maghrébins

La COMARES, Conférence Maghrébine des Responsables des Établissements d’Enseignement Supérieur membres de l’AUF, qui a siégé pour la première fois le 10 février 2014 à Tunis (Tunisie), s’offre comme une plateforme de dialogue en faveur de la coopération interuniversitaire trans-maghrébine. L’initiative lancée il y a près de deux ans par le Bureau Maghreb de l’AUF, dont le siège est basé à Rabat (Maroc), a pu se concrétiser grâce à l’appel à la concertation et à la volonté de concorde qui existaient au sein de son réseau pour affronter des défis communs. La COMARES a élaboré un plan d’action portant sur des thématiques énoncées comme prioritaires telles que l’employabilité des jeunes, la promotion de l’esprit d’entrepreneuriat et sur la massification afin de trouver les solutions pour y faire face. Il prévoit par ailleurs la mise en place d’un programme de mobilité pour les étudiants du Maghreb et la réalisation de projets de recherche pour les universités des trois pays (Algérie, Tunisie, Maroc)[32]

3.9.3- Avec l’AUF l’Agence Universitaire de la Francophonie

L’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) fédère aujourd’hui un réseau de 759 institutions sur tous les continents dans 90 pays. Chaque année l’AUF distribue plus de 2 000 bourses dans le cadre de ses programmes de mobilité[33]. (Figure 5)

Figure N° 5. Agence Universitaire de la Francophonie

Source : https://www.auf.org/les_membres/nos-membres/nos-membres/universite-constantine-3/

3.9.4- Avec BATTUTA Euro-Méditerranéen

Le consortium BATTUTA est composé de 19 institutions partenaires d’Afrique du Nord (11) (Figure 6)  et en Europe (8) et aussi par 10 institutions associées. C’est un projet réalisé avec le soutien Erasmus Mundus[34].

Figure N° 6. Le consortium BATTUTA et les institutions associées

Source : https://www.battuta.eu/institutions, consulté le 28/01/2020

3.9.5- Avec AEARROES Euro Maghrébin

Le projet AVERROES s’inscrit dans le cadre du Lot n°1 du programme « Erasmus Mundus External Cooperation Window » financé par la Commission Européenne, qui a pour objectif de renforcer la coopération entre les institutions de l’enseignement supérieur de l’union européenne et celles des pays du Maghreb, grâce à la mise en place d’échanges d’étudiants et d’enseignants. Porté par l’université Montpellier 2 en France, il réunit 11 universités de 4 pays de l’union européenne : Belgique, Espagne, France et Italie ; et 9 universités du Maghreb : Tunis, Sfax, Sousse en Tunisie – Oran, Bejaïa, Constantine en Algérie – Rabat, Tétouan et Marrakech au Maroc. Sont également associés 17 acteurs sociaux économiques locaux, nationaux ou internationaux qui participent activement à l’organisation et à l’accueil des mobilités étudiantes ou académiques[35].

3.9.6- Avec PRP2S Réseau maghrébin

PRP2S : Une ONG scientifique[36]

Le Réseau Maghrébin pour la Promotion de la Recherche et de la Publication en Sciences de la Santé (PRP2S) est une association scientifique, enregistré au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT 1 mai 2012, page 2845, Code : 2012S01054APSF1).

PRP2S: Une mission de « capacity building »[37]

La mission essentielle du Réseau Maghrébin PRP2S est le développement des capacités des chercheurs en sciences de la santé (biologie, médecine, médecine dentaire, pharmacie, santé publique, nursing, techniques de santé,..) en matière de pédagogie par compétences, de méthodologie de recherche et de communication scientifique.

PRP2S : Un réseau d’experts[38]

Le Réseau Maghrébin PRP2S regroupe une cinquantaine des compétences maghrébines et européennes fédérant leur expertise en épidémiologie, en bio statistique, en documentation, en technologies d’information et de communication, en rédaction scientifique, en «Evidence Based Practice», et en pédagogie médicale, dans des programmes de formation intégrée en « apprentissage par compétences», en «méthodologie de recherche» en santé et en « communication scientifique».

PRP2S : Une Pédagogie interactive[39]

La pédagogie adoptée par le groupe d’experts du Réseau Maghrébin PRP2S est centrée sur l’acquisition des COMPETENCES dans les domaines de la « pédagogie par compétences », de l’élaboration, la conduite, la communication et la valorisation des résultats de recherche en sciences de la santé, à travers un coaching personnalisé, un transfert des outils et des méthodes, une révision globale des protocoles de recherche et un suivi actif des manuscrits des participants.

PRP2S : Une carte de menu pédagogique diversifiée[40]

Le menu de formation, offert par le Réseau Maghrébin PRP2S, couvre les multiples compétences nécessaires à la publication d’un article scientifique dans une revue indexée et à facteur d’impact élevé, à la soutenance d’une thèse d’exercice et es science, à l’élaboration d’un mémoire de recherche en sciences infirmières, et à l’apprentissage selon l’approche par compétences, dont :

  • L’éthique de la recherche scientifique en santé
  • La recherche bibliographique et documentaire
  • La gestion des références bibliographiques
  • La méthodologie de recherche clinique et communautaire
  • Le management de la recherche en santé
  • L’analyse statistique des données
  • La rédaction scientifique en sciences de la santé
  • La Lecture Critique d’Article
  • L’Evidence Based Practice
  • L’approche par compétences[41]

En ce qui concerne l’Algérie et particulièrement à l’Université Constantine 3 le réseau a assuré la formation de l’Ecole des Ponts : Université Constantine 3 il est aussi spécialisé dans la délivrance du C2S (Certificat de Sur Spécialisation) en Méthodologie de Recherche. Notre lecture du terrain Salah Boubnider nous a permis de lever le voile sur un constat important le pôle universitaire a un potentiel conséquent, en matière de recherche scientifique et de développement, ce qui manque réellement est une bonne gouvernance entre les équipes de recherches, les collectivités et les partenaires, ainsi qu’un manque considérable d’actions à entreprendre pour construire et aménager l’université de demain. Il faudra bien que l’université joue son rôle légitime en tant qu’acteur territorial à part entière, afin de développer une culture commune, qui vise à partager une ambition importante, celle de faire rayonner l’université et lui redonner sa place au sein de son territoire, et œuvrer pour qu’elle soit plus compétitive et plus attractive que ce soit à l’échelle nationale ou internationale.

Conclusion

Comment faire des villes étudiantes, un model urbain attractif ? Qu’on le veuille ou non l’Université fait actuellement partie intégrante de la ville, c’est le cas d’ailleurs de Constantine, avec ses différentes universités écoles et instituts, ville du ILM et d’OULAMAS, son histoire avec l’université est bien ancienne plus de 50 ans d’existence déjà. Même si l’université en général symbolise le Savoir, le savoir-faire, le savoir être, ainsi que la connaissance, par cet amalgame d’une élite estudiantine bien particulière et distinguée, elle arrive souvent à  dynamiser la ville par la culture, l’art et l’innovation, en créant une atmosphère urbaine exclusive aux villes dotées d’universités attractives, nous ne pouvons négliger le fait que c’est cette population estudiantine qui est à l’origine de ce dynamisme urbain. Pour le cas de Constantine, l’étudiant n’est pas mis au cœur de l’urbain, son implication est faible, voire même timide, notamment dans le domaine de la culture, il ne génère pas aussi de dynamisme artistique, même si normalement il représente le maillon fort pour façonner la ville, son ancrage ne lui permet pas de faire de cette ville, une ville accueillante, vivante et attractive. Dans le domaine de la consommation par contre, il a un rôle phare à jouer, il nourrit les espaces de la ville tel que les fastfoods, restaurants, cafétérias, pizzerias etc…  grouillent par la présence des étudiants, qui malgré leur situation financière modeste,  participent énergiquement à renforcer le capital économique de la ville. Nous avons constaté d’ailleurs qu’à Constantine les étudiants font de la ville juste un espace de « transit », une fois les études terminés ils l’a quittent pour d’autres destinations, et un avenir surtout incertain pour la majorité d’entre eux. Une minorité par contre arrive à s’enraciner et se résigne à y rester. Nous conclurons ce travail par cette question : Faudra-t-il alors arriver à faire partie des universités les plus prestigieuses comme celle d’Oxford et Harvard … pour devenir un établissement attractif? Nous laisserons une piste de recherche pour d’autres chercheurs, qui portent un intérêt particulier à ce sujet d’actualité. (L.O.CH, 2018)

 Références bibliographiques

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[1] ESR : Enseignement Supérieur et Recherche

[2]http://aidecinternational.org/index.php/en/accueil

[3]http://www.inau.ac.ma/siteinauFr/index.asp?page=/siteinauFr/administration/acceuil.asp

[4] http://www.usmba.ac.ma/~usmba2/

[5]http://www.unistra.fr/index.php?id=accueil&utm_source=unistra_fr&utm_medium=unistra_fr_homepage

[6]https://www.tu-dortmund.de/en/?L=0

[7]http://www.ub.ro/fr/

[8]https://www.usj.edu.lb/

[9] https://www.univ-amu.fr/

[10] https://www.cmaisonneuve.qc.ca/

[11]https://www.ucv.ro/en/

[12] https://www.univ-brest.fr/

[13] http://www.univ-rouen.fr/

[14]http://www.upm.es/

[15] https://unibuc.ro/

[16] http://www.epau-alger.edu.dz/

[17] https://www.univ-mosta.dz/universite-abdelhamid-ibn-badis-mostaganem/

[18] http://univ-biskra.dz/index.php/fr/

[19] http://www.univ-oeb.dz/fr/

[20] https://www.univ-usto.dz/

[21] https://ft.univ-tlemcen.dz/

[22]http://lagh-univ.dz/

[23] http://www.univ-batna2.dz/

[24]http://www.univ-constantine2.dz/

[25]http://www.ensc.dz/index.php/en/

[26]http://www.univ-annaba.dz/

[27]http://www.univ-emir.dz/

[28]https://www.univ-msila.dz/en/

[29] http://www.univ-blida.dz/index.php/en/

[30]http://www.ensa.dz/

[31] https://tethys.univ-amu.fr/fr/presentation

[32] http://relex.univ-guelma.dz/fr/r%C3%A9seaux

[33] Idem

[34] https://www.battuta.eu/institutions

[35] https://www.agroligne.com/rubrique-formation/117-les-autres-formations/21848-projet-averroes-echange-cooperation-avec-les-pays-du-maghreb.html

[36] https://sites.google.com/site/campusmaghrebin/principes-de-l-emp

[37] Idem

[38]https://sites.google.com/site/campusmaghrebin/principes-de-l-emp

[39]Idem

[40]Idem

[41] https://sites.google.com/site/campusmaghrebin/principes-de-l-emp

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