Research studies

Les start-ups : une dynamique pour réduire les barrières et démocratiser l’accès à l’entrepreneuriat pour les jeunes Tunisiens

 

Prepared by the researcher :  Manel Ellouze – Faculté des lettres et des sciences humaines de Sfax- Tunisie

Democratic Arab Center

International Journal of Economic Studies : Eighteenth Issue – August 2021

A Periodical International Journal published by the “Democratic Arab Center” Germany – Berlin.

Nationales ISSN-Zentrum für Deutschland
ISSN  2569-7366
International Journal of Economic Studies

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Résumé 

La création des startups constitue un vrai trampoline pour les pays en voie de développement comme la Tunisie. En effet, l’investissement dans la science, la technologie et l’innovation est essentiel pour le développement économique et le progrès social, et un enjeu crucial pour la croissance et pour l’emploi. Cet article s’intéresse aux facteurs qui ont une influence sur le développement de l’intention d’entreprendre chez les jeunes et aux obstacles ou les freins inhérents à la création des entreprises innovantes. En outre, nous vérifions l’impact de certains processus dédiés à soutenir l’initiative privée et à améliorer l’écosystème de l’entrepreneuriat local.

Abstract

The creation of start-ups is a real trampoline for developing countries like Tunisia. Indeed, investment in science, technology and innovation is essential for economic development and social progress, and an crucial issue for growth and employment.

This article focuses the factors that influence the development of entrepreneurial intention among young people and the barriers or disincentives inherent in the creation of innovating firms. In addition, we check the impact of some specific process dedicated to promoting private initiative and improving the ecosystem of local entrepreneurship.

Introduction 

L’entrepreneuriat est encore représenté comme une solution pour sortir des crises qui bouleversent le paysage économique et peut également conduire à des changements sociaux et environnementaux positifs. Ainsi, elle est considérée comme le phénomène d’émergence et d’exploitation de nouvelles opportunités créatrices de valeur économique ou sociale.

Elle joue alors un rôle actif dans la réduction de problème du chômage régional et de l’amélioration du climat social ce qui ouvre la voie vers un développement économique. Dès lors, plusieurs chercheurs et preneurs de décisions ont focalisé leur attention sur le phénomène de l’entrepreneuriat notamment en ce qui concerne la compréhension, le soutien et la promotion de ce processus pour soutenir le développement économique (Audretsch et coll., 2007; Minitti, 2008; OCDE, 2006).

À l’échelle nationale, avec l’évolution technologique et la mondialisation de l’économie l’engouement pour l’entrepreneuriat, l’innovation et les startups se croient depuis certaines périodes. Cependant, peu importe le milieu d’activité dans lequel un entrepreneur fait ses débuts, il est confronté à de nombreux défis qui peuvent l’inciter à abandonner son projet et rester à la phase d’idée. De ce fait, la Tunisie s’est engagée dans plusieurs politiques d’accompagnement et de soutien à l’entrepreneuriat. Ainsi, des secteurs d’activités innovantes et technologiques se développent et le nombre des start-ups labellisées atteint 269 en 2019 répartis en 238 au niveau national et 30 Au niveau international[1], dont 3/4 des start-ups labellisées sont concentrées dans le Grand Tunis. Vient par la suite, le Centre-Est avec 10.5%,  5.2% sont dans le Nord, 3.7% dans le Sud-Est, 2% dans le Nord-Ouest, 2% dans le Centre-Ouest et enfin le Sud-Ouest avec 1.2%.

Hernandez (2001) a également insisté sur les facteurs institutionnels également socio-économiques et culturels qui appariassent comme des facteurs susceptibles d’influencer l’intention d’une personne à se lancer dans une création d’entreprise. Ainsi nous cherchons à savoir comment les facteurs socio-économiques et culturels, influencent-ils l’intention de créer une entreprise ? Et quel est le rôle des principaux processus de financement et d’accompagnement  dans ce processus.

L’idée centrale de notre article est de présenter à travers la revue de la littérature les facteurs qui influencent l’intention d’entreprendre chez les jeunes et les principaux dispositifs d’appui qui contribuent à la réussite des entrepreneurs. Ainsi, le sujet sera traité en trois points : Nous présentons dans un premier point les facteurs qui influencent l’intention d’entreprendre  puis les obstacles rencontrés par les jeunes entrepreneurs au cours de leur lancement dans la création des start-ups.

Dans un deuxième point, nous présentons les principaux systèmes d’appui privés qui contribuent à la réussite des entrepreneurs et au renforcement de l’écosystème entrepreneurial tunisiens.

  1. Concepts de base
  • Les start-ups

Le terme start-up a commencé à être utilisé à la fin de la 1re guerre mondiale. Cette période a été économiquement marquée par l’apparition de premières sociétés de capital-risque à Wall Street. Le terme start-up d’origine américaine vise à désigner le concept de start-up « Company » qui vise à faire référence à ces entreprises dont la destinée anticipée était d’avoir un décollage hors norme. À partir de l’année 2000 ce terme devient de plus en plus utilisé, ainsi, la start-up désigne ces initiatives qui possèdent un formidable potentiel de développement économique. Puisque ce concept est de nature particulière et appliqués dans champs multiples aucune définition précise de ce dernier n’existe dans la littérature. À titre d’illustration, une start-up est une entreprise d’innovation qui a un très grand potentiel de croissance et qui évolue dans un environnement changeant et incertain. Néanmoins, Damodaran (2009) souligne l’importance des start-ups dans l’économie pour nombreuses raisons « emploi, innovation, croissance économique » [2].

Ainsi, une start-up dite High-Tech peut être classée en trois catégories; la PME entrepreneuriale, la PME prospectrice et la PME à forte croissance. Elle se distingue selon les six critères suivants : la clarté du marché, la capitalisation, l’équipe fondatrice, le business modèle, le rythme et le potentiel de croissance et la zone de marché.

Pour conclure, à partir de ces quelques définitions des start-ups, il ne s’agit pas d’une PME classique mais d’une entreprise qui peut attirer de gros investissements aptes de garantir son développement progressif à partir de son accession au marché.

  • Entrepreneuriat et processus entrepreneurial

Plusieurs disciplines ont essayé de donner des définitions ou des conceptualisations de l’entrepreneuriat. Par ailleurs, Alain Fayolle et Louis Jacques Filion (2006) précisent que l’entrepreneuriat est un phénomène multidimensionnel qui peut être étudié sous différents angles, mobilisant ainsi de nombreuses disciplines et diverses approches méthodologiques.

Suite aux travaux de Fayolle (2002), Omrane et al (2009) complètent l’analyse de l’entrepreneuriat par les approches. Ils révèlent que durant les deux derniers siècles et surtout dans le domaine économique l’entrepreneuriat renvoie à une approche fonctionnelle. Depuis le début des années 1950 l’entrepreneuriat renvoie à une approche individuelle utilisée essentiellement dans le champ psychologique, sociologique ou de psychologie cognitive, ainsi pour  R. Ronstad (1984, p. 28) l’entrepreneuriat est un processus dynamique qui augmente la créativité humaine.

Depuis le début des années 1990, l’entrepreneuriat reflète une approche basée sur les processus, particulièrement utilisée dans différentes spécialités telles que les sciences de gestion, de l’action ou dans les théories des organisations. En l’occurrence, Bruyat (1993) a déclaré que l’entrepreneuriat est un dialogique individu /création de valeur nouvelle, dans une dynamique de changement créatrice.

Tandis que toute définition saisisse un aspect spécifique de l’entrepreneuriat aucune n’en retranscrivait la totalité (Danjou, 2002). Nous avons également choisi d’énoncer la notion de l’entrepreneuriat selon Fayolle (2003b), puisque c’est une conception générale dans laquelle peut s’inscrire tout travail de recherche. Pour Fayolle (2003b), la notion d’entrepreneuriat est liée à trois registres distincts et touche deux dimensions. Ces trois registres sont l’état d’esprit, les comportements, les situations. Et les deux dimensions de l’action sont organisées donc la dimension individuelle et la dimension collective. De ce fait, l’entrepreneuriat peut concerner des individus, des équipes et des entreprises.

  1. L’intention d’entreprendre : quelle influence des facteurs liés à l’environnement
  • Influence des facteurs sociaux et culturelle

Le pacte social qui a dominé durant une longue période été celui du salariat, de l’emploi à vie, de la grande entreprise. Ainsi,  le salariat était l’avenir du travail, la forme la plus civilisée, la plus aboutie, la plus conforme à une certaine idée du progrès social. Comme l’enregistrait le sociologue Robert Castel dans son livre « Les métamorphoses de la question sociale, chronique du salariat », jusqu’au début du XXe siècle, ce statut était l’apanage d’une minorité. Être salarié, au milieu du XIXe siècle, c’était faire partie de la lie de la société. Néanmoins, de nos jours ce modèle s’essouffle, et le modèle de l’entrepreneur envahit de plus en plus le champ social. Au préalable au niveau sociétal, l’individu hier postmoderne et aujourd’hui hypermoderne doit de donner un sens à sa vie, non plus au travers d’un emploi salarié mais au travers de la construction d’un projet. Ensuite, la personne aborde sa carrière professionnelle de manière unique, le nomadisme est demandé, les frontières entre salariat et travail indépendant sont de plus en plus floues.

En effet, mieux cerner le processus entrepreneurial nécessite assurément d’apprécier la mentalité d’entreprendre. Ainsi pour Tounès : « L’entrepreneur, produit de son milieu économique et culturel, accomplit une série d’actions en commençant par la détection d’une opportunité d’affaire qui débouche en une innovation et qui se matérialise en une organisation dont le but est de créer de la valeur ». Donc on peut dire que l’entrepreneuriat est phénomène socioculturel.

La théorie du comportement planifié d’Ajzen (1991) suppose que l’intention d’une personne est déterminée par trois facteurs : son attitude, la norme subjective et son contrôle comportement perçu. Toutefois, l’attitude est formée, par les croyances qui correspondent à l’engagement dans un comportement et par l’évaluation des conséquences d’un tel engagement. En revanche, la norme subjective ou sociale est liée aux croyances de l’individu, relative à l’opinion de ces personnes de référence par rapport au fait qu’il accomplit ce comportement en question. Elle reflète la perception de l’individu relativement aux pressions sociales remarquables ressenties quant à l’exécution d’un comportement.  Pour le contrôle comportemental perçu, il fait référence à la facilité ou la difficulté perçue à l’égard de la réalisation du comportement. Il est basé sur l’expérience antérieure et les informations que l’individu reçoit à travers des sources externes.

D’autre part, l’identité d’un individu s’établit selon deux versants, à savoir la relation à soi- même et la relation avec les autres, ceci est analysé par la théorie psychologique de l’identité structurale en termes de rôles.[3]

Par ailleurs, l’entourage a une valeur principale dans ce processus de construction social. Ainsi, la famille dans son sens large représente la pierre angulaire du processus de socialisation initiale. L’individu se bénéficier de cette dernière par la transmission d’un capital matériel, d’un réseau social et d’affaire et la transmission d’un savoir-faire. Aussi, le statut professionnel des parents peut influencer l’intention d’entreprendre des enfants. Comme le souligne Cornuau (2008) les enfants d’entrepreneurs entreprennent plus que la moyenne.

De la sorte, le milieu social et culturel influent sur les caractéristiques de la personne, notamment sur  ses orientations, ses attitudes personnelles et sur ses tendances individuelles de création. À ce titre Fayolle (2003) précise que le taux de production sociale est souvent supérieur à 50% dans les milieux entrepreneuriaux.

  • Influence de l’éducation

Dans ce même registre, les travaux pionniers de Durkheim ont largement contribué à faire voir dans l’éducation le moyen de socialisation la plus apte à préparer l’enfant à son futur. D’ailleurs, plusieurs chercheurs ont vérifié l’impact des variables liées à l’éducation et à l’enseignement sur le développement des perceptions portant sur la désirabilité et la faisabilité du comportement entrepreneurial (Shapero et Sokol, 1982). Ainsi, l’éducation à l’entrepreneuriat est un important contributeur à l’élaboration d’une culture entrepreneuriale, celle-ci vise à agir plus profondément sur l’intention et le comportement des jeunes.

C’est dans ce contexte que le programme d’éducation est lancé à l’initiative et vise à donner aux étudiants un sens concret et pratique. Par ailleurs, pour mieux orienter les jeunes Tunisiens vers l’entrepreneuriat, il nous semble important de reconfigurer ces programmes pour qu’ils agissent mieux sur les valeurs de la culture entrepreneuriale des étudiants.

En outre, intégrer la notion du risque dans ces programmes en repensant l’échec et en le positivant et l’admettre en tant que partit du cycle d’apprentissage. Il est judicieux d’organiser des programmes de formation qui permettent de renforcer la formation en entrepreneuriat à travers une assistance professionnelle, des pépinières d’entreprises et un encouragement à la participation à des partenariats avec des institutions du secteur privé.

À cet égard, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche met en œuvre une politique ambitieuse pour encourager l’initiative privée et développer l’esprit entrepreneurial chez les étudiants par le lancement de pôles d’entrepreneuriat. Cette politique articule formation à l’entrepreneuriat. Au-delà,  ses étudiants seront assistés par des experts, des spécialistes et des professeurs universitaires qui dispenseront la formation technique adéquate et l’encadrement requis quant aux opportunités et mécanismes de financement, en étroite collaboration avec les structures financières. À cet effet, on peut souligner que l’entrepreneuriat peut être une stratégie éducative et sociale.

En particulier, si ces programmes s’efforcent d’aider des jeunes issus de milieux sociaux défavorisés à échapper à un destin tout tracé, il y a des jeunes qui ne désireront pas aller à l’université ou opteront délibérément pour une carrière entrepreneuriale. Ainsi, ces jeunes méritent autant que les autres qu’on leur offre la possibilité d’accéder à l’emploi indépendant ou de monter leur entreprise.

Malgré que la Tunisie a une population jeune, bien éduquée pleine d’enthousiasme et d’aspirations, aussi une culture de débrouillardise bien répandue et rime avec intelligence et ingéniosité qu’on gagnerait à transformer en un esprit entrepreneurial aiguisé. En revanche, l’activité entrepreneuriale reste le fait d’une population restreinte d’entrepreneurs dont les initiatives suffisent à renouveler un tissu d’entreprises assez peu densifié. Selon les statistiques de global entrepreneurship monitor en 2012, l’entrepreneuriat en Tunisie est moins répandu. Ainsi, les résultats montrent que la part de la population âgée entre (18-64) exerçant une activité entrepreneuriale early-stage par opportunité en comparaison aux efficiency driven economies présente seulement 2% en Tunisie par apport à l’Estonie qui présente 7% et le Chili qui présente 15,6%.

  1. Les barrières de passage à l’acte de création des start-ups 

Les startups sont des structures aux caractéristiques très particulières. Elles sont actrices du nouveau modèle économique. Ces entreprises savent combiner le goût de l’intérêt général de la sphère publique, l’efficacité de la sphère économique et l’innovation des citoyens. Si les pouvoirs publics cherchent de plus en plus à miser sur le développement de ces formes d’entreprises apportant des solutions à plusieurs défis qui se posent à la société. Par ailleurs, elles sont créatrices d’emplois, socialement utiles, partageant équitablement les richesses  de qu’elles créent manière égale, refaisant du profit un moyen et non une fin.

Toutefois, les startups évoluent dans un environnement caractérisé par une incertitude extrême, ce qui explique la difficulté que peut représenter une levée de fonds pour ce type de structure. De ce fait, les entrepreneurs se heurtent à plusieurs obstacles tels que la protection de l’innovation, la lourdeur des démarches administratives lors de l’établissement comme au cours du cycle de vie de l’entreprise et l’insuffisance des ressources ou d’équipements et d’infrastructures.

Face à ces obstacles, la défaillance des programmes d’aide accentue la situation des créateurs. Ainsi, plusieurs recherches ont démontré que les programmes d’appui interviennent sur plusieurs plans. Dans ce sens, les études de Fayolle, Morin et al prouvent qu’il s’agit de trois sortes de soutiens complémentaires aux entrepreneurs pendant les processus de création d’entreprises. En premier lieu, il s’agit de soutien financier par les subventions et aides. En second lieu, il s’agit de soutien logistique présenté par les structures physiques d’accueil des entrepreneurs comme les incubateurs. Finalement, le soutien technique qui se présente sous forme d’apport de connaissances, d’expertises, de conseils et de formations.

La phase d’amorçage et même de pré amorçage d’une start-up présente l’étape la plus critique de son cycle de développement et la plus difficile à financer, elle concerne la conception, le prototypage, la recherche du marché. C’est une phase durant laquelle les banques sont généralement absentes et les investisseurs encore frileux. Le financement de ces jeunes entreprises innovantes est donc une question intéressante et même un enjeu majeur pour les politiques publiques.

En revanche, accompagner des jeunes dans leurs efforts de raccrochage, c’est les aider à développer une activité indépendante, à s’engager dans sa réalisation, à se réapproprier un pouvoir d’action et à travailler son estime de soi. Ainsi, faciliter la création d’entreprise, quel que soit le secteur d’activité, est le moyen le plus rapide et le moins coûteux de résorber le chômage des jeunes.

En effet, les structures d’appui à l’entrepreneuriat sont inégalement réparties sur le territoire et fournissent généralement à coût réduit leurs services aux entrepreneurs. Elles sont largement centralisées au niveau du Grand Tunis, les régions de l’intérieur du territoire tunisien restent encore relativement mal desservies en termes d’appui à l’entrepreneuriat, et plus spécifiquement de soutien et de mise en place d’un environnement favorable au développement des start-ups[4].

  1. Un aperçu sur le soutien privée des start-up en Tunisie

Le type d’aide varie en fonction des besoins de l’entrepreneur et du projet. À cet égard,  Siegel (2006) précise qu’il existe une multiplicité d’aides potentielles qui se manifeste en trois types d’accompagnement : l’appui financier, le soutien logistique et le développement de réseaux de conseil et de formation. Nous nous penchons sur des organismes privés et son rôle dans l’accompagnement des entreprises innovantes.

  • Coworking : Un secteur aux retombés positifs pour les start-ups

Les espaces de coworking ou espaces de travail collaboratif ce sont des espaces dédiés aux créateurs de start-ups, afin de faciliter leur accès au marché. Ainsi, les entrepreneurs, porteurs de projets et d’idées partagent, communiquent, échangent et créent des liens. En effet, l’espace de coworking offre des bureaux, des salles de réunion, une connexion à Internet et des événements divers qui visent à rapprocher les différents membres de l’espace de coworking. Pour certains auteurs le coworking est considéré davantage comme une forme de pratique sociale contemporaine pour des travailleurs indépendants, cherchant une place dans l’espace urbain néolibéralisme (Merkel, 2015), tout en répondant à des problèmes d’isolement (Boboc et al, 2014). L’initiative de la création de ces tiers lieux fondés sur l’entraide, sur le partage financier et professionnel est individuelle et soutenue par des fonds privés ou majoritairement privés. En 2017, la Tunisie a ainsi enregistré la création de plusieurs nouveaux espaces de coworking et de nouvelles initiatives dédiées à la création et au renforcement des startups (incubateurs, accélérateurs et hubs entrepreneuriaux)[5]. Selon les chiffres présentés dans le site Entrepeneurs of Tunisia , en 2019, 60 espaces de coworking sont détectées sur le territoire tunisien. Certains sont généralistes et d’autres sont plutôt spécialisés en art ou en technologie. Ainsi, 12 gouvernorats ont de telles structures, dont plus de la moitié (31 centres) sont localisés dans le Grand Tunis. Parmi les régions de l’intérieur, seule le Kef, Kasserine, Kairouan et Sidi Bouzid disposent d’espaces coworking.

En effet, un entrepreneur qui lance son nouveau projet, peut difficilement accéder à des contacts avec une réelle valeur ajoutée pour son business et surtout gratuitement. Le coworking permet à l’entrepreneur d’être indépendant sans être isolé socialement, le partage d’un espace de travail permet au coworkers de trouver la motivation et l’autodiscipline. De ce fait, les acteurs du coworking développent une véritable expertise sociale. Ces espaces de travail collectifs servent à créer des liens sociaux qui peuvent être transformés en relations marchandes ou non marchandes. Ils peuvent même devenir un intermédiaire dans les échanges entre les coworkers. Aussi, ils permettent une circulation accrue des informations partagées, des échanges à caractère professionnel et des recommandations dans des nouveaux réseaux.

  • Les mécanismes de financement et d’accompagnement

Dans le cadre de la politique de promouvoir le processus entrepreneurial, plusieurs mécanismes et institutions de financement sont mis à la disposition des entrepreneurs.

  • Les Business Angels

Le financement est une question cruciale pour la survie et le développement des petites et moyennes entreprises. Les business angels jouent un rôle clé dans le financement des entreprises, notamment innovantes et à fort potentiel de croissance. Selon Aernoudt (1999, 2001) et Van Osnabrugge & Robinson (2000) : « un Business Angel est une personne physique qui investit une partie de son patrimoine personnel directement dans une entreprise souvent en phase d’amorçage. Elle met fréquemment à la disposition de l’entrepreneur ses compétences, son expérience et son réseau relationnel. Elle n’a pas de liens familiaux avec le(s) créateur(s)-dirigeant(s) de cette entreprise ». L’élément le plus important de ce processus d’accompagnement c’est qu’il apporte de l’argent mais également des connaissances, des savoir-faire, l’expertise, les compétences et un apport de capital social grâce à leurs réseaux sous forme de contacts professionnels aux entreprises dans lesquelles il investit. La contribution apportée par ces investisseurs à l’étape de pré-investissement va permettre à l’entrepreneur d’améliorer son projet et augmenter ses chances de trouver  un financement. Toutefois, Start’Act Business Accelerator se présente comme une structure d’investissement,  c’est le premier Tunisian Start-up Accelerator lancé en juin 2015 par Carthage Business Angels et parrainé par l’agence française de développement (AFD). Ce programme abordera ainsi une nouvelle approche d’accompagnement  individuel des start-ups dans leur structuration organisationnelle, financière, managériale et commerciale. Ainsi, il assiste et encourage les entrepreneurs tout au long des premières étapes critiques de la commercialisation et du développement. Ce programme est conçu pour introduire des concepts commerciaux à fort impact dans un programme intensif dirigé par des entrepreneurs mentors et des experts. Ces experts accompagnent l’équipe de démarrage tout au long du programme pour les garder concentrés sur les éléments critiques nécessaires au développement de leur entreprise. À ce programme d’accélération s’ajoute  une structure d’investissement dédié « Capital’Act Seed Fund » qui s’adresse aux jeunes entreprises innovantes et investira dans les technologies de l’éducation, de l’énergie, des transports, des services financiers, de l’information et de la communication, les solutions industrielles et les énergies renouvelables.

  • Le capital-investissement

Le capital-investissement est une activité financière qui s’introduit dans une logique de financement des projets en quête de ressources en fonds propres ou en quasi-fonds propres. Elle vise l’investissement dans des sociétés non cotées en bourse, connu sous le nom de capital non coté. Elle joue donc un rôle primordial dans l’économie en soutenant ces entreprises tout au long de son existence, grâce à l’apport des capitaux nécessaires à son développement et un accompagnement stratégique. Mueller (1972) présente ce mode d’investissement comme: « les organisations spécialisées dans l’aide à l’innovation comprennent les sociétés de capital-risque, les fonds de capital-risque et les organisations de développement soutenues par le gouvernement, conçues pour aider les efforts de recherche et de développement des petites entreprises »[6]. [Traduction libre]

Ainsi, c’est une structure d’accompagnement à la création d’entreprises, qui part de l’idée à la maturation, au développement du projet de création, et même à leur éventuelle introduction à la bourse locale et pourquoi pas aux bourses internationales, ainsi que, leur acquisition par des entreprises multinationales. Cet accompagnement passe par un apport d’expertise avec un rôle de conseil, que ce soit en amorçage ou ultérieurement.

Le capital-investissement s’articule alors sur quatre parties parallèles au cycle de vie de l’entreprise. Ainsi, la création de la jeune entreprise innovante est soutenue par le venture capital, ou capital-risque. Puis le capital-développement intervient pour accompagner son expansion. Une fois l’entreprise mature, elle est la cible du buyout, ou capital-transmission.[7]

En Tunisie, le capital investissement apparu depuis 1988 à travers la naissance de la règlementation relative aux sociétés d’investissement à capital fixe (SICAFs) et ultérieurement avec celle des sociétés d’investissement à capital risque (SICARs) et de certains types de fonds d’investissement. Il vient donc appuyer l’action bancaire notamment d’investissement, de favoriser la promotion des entrepreneurs, d’encourager la création de PME. Or, la révolution technologique et informatique incombe à cet investisseur  un nouveau rôle. Il est appelé à financer l’innovation et les jeunes firmes à fort potentiel de croissance.

L’expérience tunisienne en matière de capital-investissement notamment en capital-risque est assez nouvelle pour tracer son évaluation. L’entreprise tunisienne se trouve donc dépourvue d’appui d’une telle modalité considérée comme innovation porteuse d’assouplissement de conditions de financement. Une pluralité d’éléments tient lieu de principes explicatifs au développement limité du capital-risque tunisien.

Ces différentes structures d’appui à la création d’entreprise apportent une solution non négligeable au problème du chômage du pays. En effet, environ 3000 emplois ont été créés par les startups qui ont obtenu le label entre mars 2019 et mars 2020. En outre, le chiffre d’affaire cumulé en 2019 par ces startups est de l’ordre de 65.9 millions de dinars (72.4% ont été générés en Tunisie, 27.6% à l’étranger). [8]

Les structures d’appui permettent également de créer une nouvelle génération d’entrepreneurs innovateurs tout en offrant une opportunité de financement, de formation, un réseau de professionnels, de connaissances, des savoir-faire, l’expertise et des compétences. Ces derniers contribuent à bâtir un environnement économique favorable au phénomène entrepreneurial.  En outre, il est important que les pratiques  d’accompagnement ne se centrent pas uniquement sur le projet mais qu’elles prennent en considération les entrepreneurs accompagnés, leurs besoins psychologiques et leurs compétences sociales et cognitives. Ainsi, l’accompagnement permet à l’entrepreneur de mieux valoriser son expérience et son parcours professionnel.

5.    Le développement économique par le biais des startups

Le savoir et la technologie jouent aujourd’hui des rôles primordiaux dans l’économie.

Par ailleurs, l’entrepreneuriat est un domaine très prometteur pour l’économie du savoir  puisqu’il sert de mécanisme clé à travers lequel la connaissance crée dans une organisation est commercialisée par une entreprise innovante. Ce faisant, il participe à la croissance économique, à l’accroissement de l’employabilité notamment des diplômés sur le marché du travail et à la vitalité de l’économie dans son ensemble.

En effet, environ 3000 emplois ont été créés par les startups qui ont obtenu le label entre mars 2019 et mars 2020. En outre, le chiffre d’affaire cumulé en 2019 par ces startups est de l’ordre de 65.9 millions de dinars (72.4% ont été générés en Tunisie, 27.6% à l’étranger). [9]

L’exubérance et le changement structurelle de diverses activités économiques (industrie, finance, service) forment les sources de création des start-up. La libéralisation des marchés, associée au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication tendent à déconstruire les chaînes de valeur traditionnelles et à multiplier les opportunités d’entrée.[10]

En revanche, ce type d’activités entrepreneurial conduit à la valeur ajoutée et à la création de richesses, elle  joue un rôle dans la réduction du volume de chômage régional et d’améliorer le climat social ce qui ouvre la voie vers un développement économique.

Certains auteurs ont établi un lien entre le degré d’activité entrepreneuriale et la croissance économique mesurée en termes d’emplois, au niveau des pays (Reynolds et al, 2000). Ils ont également illustré que les pays présentant une augmentation supérieure des taux d’entrepreneuriat sur une période donnée tendent également à montrer une réduction plus importante des taux de chômage (Audretsch, Caree et Thurik, 2001).

En revanche, les activités innovants et à forte intensité de savoir, tels que les TIC, les industries électriques, électroniques, mécaniques et chimiques stimulent le développement économique. Ainsi, la part du secteur des TIC dans le PIB du pays a progressé d’un niveau inférieur à 3 % en 1997 à un niveau de 10 % en 2011[11]. Il est évident d’après les analyses statistiques présentées par l’OCDE que l’économie a connue une orientation avec une montée en puissance des activités à haute valeur ajoutée. Cet accroissement des activités innovantes illustre la transformation de la structure du PIB qui est en train d’évoluer dans le sens d’une régression du poids des secteurs traditionnels et d’une progression du poids des secteurs à haute valeur ajoutée.

Conclusion

La création d’une entreprise innovante  apparaît comme un processus tourbillonnaire basé sur la mobilisation progressive et évolutive de plusieurs acteurs. Par ailleurs, comme le témoigne un nombre important d’auteurs, l’intention entrepreneuriale est influencée par des facteurs socio-économiques et culturels.  D’ailleurs, nombreuses difficultés ralentissent ou empêchent la création des startups en Tunisie. Ces obstacles se manifestent par une faible culture entrepreneuriale et un manque d’esprit d’entreprise chez les jeunes. A cela rajoute la démarche administrative lourde et lente de création d’entreprise innovante, aussi, les initiatives d’accompagnement et de financement des startups sont insuffisamment intégrées sur la chaîne de valeur entrepreneuriale pour accompagner les porteurs de projets.

De ce fait, il serait judicieux de sensibiliser les jeunes aux valeurs entrepreneuriales afin qu’ils n’aient pas peur de se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise. Ainsi, il faut essayer de maintenir des  programmes et des formations qui permettent les entrepreneurs de travailler sur le développement de leurs compétences sociales, puisque c’est intéressant d’avoir les qualités et compétences demandées pour identifier et saisir les opportunités, reconnaître à temps les obstacles et réagir aux échecs. Aussi, c’est important de présenter les entrepreneurs modèles, en leur offrant des prix, en diffusant des informations sur le rôle positif de l’entrepreneur dans la société. Pour booster les startups, il sera évident d’adapter du nouveau code de change, d’élaborer une loi sur la faillite, d’améliorer des moyens de paiement et impliquer les industriels pour le financement de ces entreprises, de créer et développer de nouveaux acteurs financiers et de mettre en place une jurisprudence spécifique au métier des capital-risqueurs.

L’enjeu majeur de gouvernement est également le développement économique et social par le biais des jeunes entreprises innovantes. Pour parvenir à cet objectif elle doit établir une vision claire sur le rôle de l’entrepreneuriat, est-ce qu’il doit s’occuper du chômage, générer de la croissance, développer l’employabilité et le savoir-être ou tous les trois à la fois.

Bibliographie

  • Abdennadher. S. S. (2014), Rôle du parcours scolaire dans l’acte entrepreneurial : cas du contexte tunisien , recherche et éducation, Paris.

·         Aernoudt. R. (2005), Executive Forum: Seven Ways to Stimulate Business Angels’ Investments ,  venture capital, 7(4).p. 359-371.

·         Asli. A. El Manzani. N. (2015), Le rôle de l’éducation à l’entrepreneuriat dans le développement de la culture entrepreneuriale chez les étudiants universitaires , revue de l’entrepreneuriat et de l’innovation, p. 4-10.

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[1] Tunisian Labelized Startups, en ligne : www.eot.tn

[2] Damodaran Aswath, « Valuing Young, Start-up and Growth Companies: Estimation Issues and Valuation Challenges », Stern School of Business, (2009), New York University.

[3] Kokou Dokou, G-A., 2016, « Identité du créateur de start-up et accompagnement de l’entrepreneur technologique », Recherche Interdisciplinaire en Management et Economie, Lab (RIME-Lab), EA 7396. Université du Littoral Côte d’Opale, p4.

[4] Il faut noter cependant que certaines initiatives d’ampleur sont en cours de préparation: ainsi, la Fondation Tunisie pour le Développement a lancé un programme “Elife”, cf. Note 13.

[5] Entrepreneurs of Tunisia, (www.eot.tn)

[6] La citation originale « Organizations specializing in aid to innovation include venture capital firms, venture capital funds, and government-supported development organizations designed to help research and development efforts in small companies »

[7] Laure-Anne Parpaleix, « Le capital-investissement peut-il soutenir durablement la croissance des entreprises ? Etude, modèle et conditions d’un capital-régénération », thèse en sciences de gestion, Université Paris Psl, 2019.

[8] www.startupact.tn

[9] www.startupact.tn

[10] Jean-Marie Chevalier, « La Start up a-t-elle le monopole de l’innovation ? », Cercle des économistes, 2015, p1.

[11] Source : Perspectives de l’économie Internet de l’OCDE 2012, www.oecd.org.

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